Diffuser ses travaux

ImaginairePar Paul Kawczak, étudiant au Doctorat en lettres

La rédaction d’une thèse de doctorat est l’aboutissement de plusieurs années de travail régulier. Le titre de docteur implique un parcours humain et intellectuel d’une certaine exigence : en sus d’une recherche inédite sur un sujet particulier, le travail doctoral comprend la diffusion d’une partie de des travaux de recherche, l’organisation d’événements scientifiques ou encore des charges d’enseignement. J’aimerais, dans ce billet, plus particulièrement parler de la diffusion des travaux de recherches.

Tout travail scientifique s’effectue au sein d’une communauté, et aucune recherche n’a de sens si elle n’est n’est partagée avec cette communauté. Ceci s’applique pour la recherche doctorale, et les années de troisième cycle constituent un moment privilégié pour véritablement entrer, travaux en main, dans le monde de la recherche. Un-e jeune doctorant-e ou docteur-e est souvent évalué-e à l’aune de son implication scientifique dans la communauté universitaire.

Il existe, pour un-e doctorant-e, deux manières principales de faire connaître ses travaux : la communication et l’article.

La communication a lieu lors d’un colloque. Un colloque est un événement organisé autour d’une question particulière et/ou d’un thème particulier pour lequel un appel est lancé à la communauté scientifique sollicitant sa contribution. Le colloque réunit ainsi, pour un ou quelques jour, divers spécialistes autour d’un sujet bien précis. La nourriture y est généralement bonne. Chaque participant y présente – le plus souvent sous la forme d’une lecture – une communication d’une vingtaine de minutes exposant certains aspects de ses travaux. Ceux-ci sont ensuite discutés. Assez souvent un colloque est suivi d’actes, réunissant à l’écrit, les différentes communications présentées. C’est ainsi l’occasion pour l’étudiant-e de publier et d’enrichir son C.V.

Pour ce qui est des lettres, on trouvera un grand nombre d’appels à communication sur le site fabula.org.

L’article scientifique n’est pas nécessairement précédé d’une communication, toutefois une communication peu, une fois publiée, être considérée comme un article. L’étudiant-e qui veut publier un article peut répondre à un appel à contributions – d’une revue ou d’un recueil à venir par exemple – ou soumettre de façon spontanée, une proposition d’article à une revue. Tout article scientifique, issue ou non d’une communication, doit être évalué par des pairs, qui pourront proposer des modifications ou des ajouts. En ce sens, publier un article est plus exigeant que présenter une communication orale. Toutefois, et contrairement à la communication orale, l’article n’implique pas de nourriture offerte.

Je reviendrai, dans un prochain billet, sur mes expériences de colloque.

Une fin de session tout en beauté

Par Michèle Harlett Mel, étudiante à la Maîtrise en informatique

La période des Fêtes dsont une occasion de réjouissance pour les uns et de célébration pour les autres. C’est aussi l’occasion pour nous, les étudiants, de nous amuser et de nous détendre, surtout lorsqu’on vient de sortir d’une session intense. Pour ma part, c’est un moment de répit que j’utilise pour dissiper le stress accumulé par la présentation de différents projets et les examens de fin de session. Ce qui, soit dit en passant, nécessite beaucoup de concentration.

Lorsque je suis arrivée au Québec, je m’attendais certes à certaines différences au niveau du système éducatif, mais pas à une aussi grande différence. Cette différence réside dans le fait que, dans mon pays, lorsque les étudiants s’inscrivent à un programme, ils ne s’inscrivent qu’une seule fois et pour toute l’année. En revanche, au Québec, ils doivent s’inscrire à chaque début de trimestre.

Aussi, du fait que chaque trimestre dure quatre mois, les cours sont intensifs et donc l’étudiant n’a pas le temps d’accumuler du retard dans ses révisions, sans quoi il va se retrouver avec des notions qui n’ont pas été assimilées et avec plus de travail à l’approche des examens. Lorsque la session prend fin, juste avant les Fêtes de fin d’année, on est encore plus joyeux parce que ça donne une raison de célébrer.

Pour ceux qui sont spirituels comme moi, c’est une occasion de dire merci pour une année qui se termine bien et d’espérer que la nouvelle année sera encore meilleure.

Chaque fin de session est pour moi une occasion de célébrer l’effort fourni et les résultats qui l’accompagnent.

Un clin d’œil a tous les étudiants qui sont au terme de leur trimestre et s’apprêtent à célébrer la fin de l’année. Sur ce, je vous souhaite de joyeuses Fêtes et une très bonne année 2016.

Michèle Mel

L’UQAC s’illumine aux couleurs de la fête!

Phot Alain DécPar Alain Zingongo, étudiant au Baccalauréat en génie civil

L’UQAC s’illumine aux couleurs de la fête.

Les effets de l’austérité, les différents attentats ressentis à l’UQAC et la fin de session m’avaient presque fait oublier la période des fêtes.

Lentement mais sûrement, les couleurs de la fête apparaissent au sein de l’université. Commençant discrètement par les résidences universitaires, les couleurs de la fête gagnent progressivement les bureaux des employés, puis la guérite de la sécurité, l’entrée de la bibliothèque…

La suppression de certains services sociaux et de santé, l’abolition de plusieurs classes spéciales,  les mouvements de grève ou ses menaces marquent cette période d’austérité au Québec à laquelle l’UQAC n’échappe pas. Malgré les ressources financières de l’Université amoindries par l’austérité, les services de la bibliothèque n’ont pas cessé de s’adapter aux besoins des étudiants en leur offrant plus d’espaces de travail individuel ou en groupe, par exemple.

Les attentats de Paris, de Tunis ou de Bamako ont été des moments intenses au cours de cette session. L’administration de l’UQAC, par le biais des Services aux étudiants, s’est mobilisée pour soutenir ceux qui en avaient besoin. Avec la fatigue accumulée en cette fin de session ajoutée à ces événements tristes, voir ces couleurs de fête ragaillardit.  La vie continue malgré tout, et le fait de voir l’UQAC soucieuse de la réussite des étudiants fait chaud au coeur.

Cette session a été spéciale. Une manière de le souligner pourrait être de décorer l’entrée du Pavillon principal de l’UQAC ou celle du Pavillon Alphonse-Desjardins aux couleurs des Fêtes, une réponse à cette période particulière de morosité, de deuil et de fatigue. Une autre manière de dire aux étudiants en paraphrasant cette citation dans l’un des poèmes de l’époque victorienne : mille te tiennent debout quand ta seule envie est de te coucher.

À la communauté des étudiants internationaux ou des immigrants inscrits à l’UQAC et qui ne fêteront pas Noël en famille,

À tous ceux qui seront dans la même situation pour une raison quelconque,

À défaut d’être en famille, soyez entre amis.

Bonne fin de session à tous et joyeuses fêtes.