Archives pour la catégorie Science politique

Tourisme politique

Par Ariane Néron Lapointe, étudiante au Baccalauréat en science politique

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En janvier dernier, j’ai reçu une proposition pour le moins inusité de la part du Réseau Québec-Monde, http://reseauquebecmonde.org/fr/, organisme sans but lucratif qui se spécialise dans le tourisme politique : assister au référendum écossais à titre d’observatrice. L’occasion inouïe de prendre le pouls d’un évènement politique de plus en plus rare en démocratie : la volonté de se donner un pays, un État. Je me suis donc envolée vers le vieux continent, début septembre, dans une sorte d’« auberge espagnole », avec quarante-huit passionnés de politique, afin de vivre la période référendaire. Entre le Better Together et le Yes, les conférences avec les députés et les acteurs sociaux, les rassemblements partisans et la visite du parlement écossais, je me suis sentie écossaise durant ces trois semaines. D’Edinburgh à Kyle of Lochalsh, en passant par Stirling, Dornie et Sky, j’ai traversé ce magnifique pays sauvage et rencontré des gens exceptionnels – Écossais, Anglais, Français, Catalans, Gallois et Québécois –. Loin d’être militante, j’ai observé, discuté et compris. Compris la puissance d’un mouvement social où l’enjeu n’est pas de défendre un parti, mais bien un projet de société tendu vers le bien commun par les hommes et pour les hommes. Si ce sont les gens que l’on rencontre qui forgent ce que nous sommes, ces gens m’ont redonné foi en mes idéaux par leur dévouement envers leur projet de société.
Après l’effervescence d’un tel moment, le retour à la quotidienneté est lourd. L’instant référendaire, en mettant en place une solidarité entre les hommes, une solidarité que je parviens difficilement à trouver au Québec, m’a charmé. Il m’a montré le chemin vers une société qui choisit la lutte à la facilité, au statu quo. J’ai donc quitté cette Europe que j’aime à la fois triste et heureuse avec la force de terminer mon baccalauréat.
Puisque ce sont les grands évènements politiques qui forgent l’histoire des hommes, ma belle Écosse je te dis à la prochaine fois.

Ariane

Conjuguer les études et le travail

Info-logementPar Ariane Néron Lapointe, étudiante au Baccalauréat en science politique

Alors que les vacances tirent à leur fin cédant la place à un horaire bien chargé – et moi qui traîne encore mes deux cours d’été… – je devais vous faire part d’une de mes principales angoisses de ma vie d’étudiante. Dans les aléas de la vie, nous tentons de combiner divers éléments, les plus courants étant de conjuguer les études et le travail. Si certains aiment la stabilité avec un travail à temps partiel durant l’année scolaire, d’autres optent pour un travail à temps plein durant l’été. Pour ma part, lorsque mes finances me le permettent, je suis une fille épisodique.
Lors de ma première année de Baccalauréat, je travaillais une dizaine d’heures par semaine dans mon cinéma de quartier. Hélas! Devant certaines conjonctures, j’ai dû abdiquer et, ainsi, passer ma deuxième année universitaire à racler mes fonds de tiroir. Cependant, c’est en commençant ma troisième année de baccalauréat que j’ai reçu un courriel qui devait changer ma vie d’étudiante. Cette année-là, j’ai commencé à travailler pour mon université. Si je savais que notre association étudiante, MAGE-UQAC, offrait de nombreux emplois étudiants au sein même des murs de l’Université, j’ignorais que l’Université elle-même pouvait offrir des expériences de travail. À cet effet, en l’espace de quelques mois, je me suis lancée dans divers contrats que l’Université m’offrait et qui pouvaient entrer dans ma case horaire. J’ai commencé comme représentante de programme avec comme principale exigence de faire la promotion de mon domaine d’étude dans les salons étudiant ou sur les pages de ce Blogue. Par la suite, je suis devenue guide afin de faire découvrir notre milieu universitaire à divers groupes scolaires. Par ailleurs, au début de chaque session, je me voue corps et âme dans le service info-logement qui consiste à orienter les étudiants internationaux dans la quête d’un logement. Pour couronner le tout, de mars à mai dernier, j’ai aussi eu la chance d’être assistante de recherche pour un de mes anciens professeurs. Une expérience que je ne suis pas près d’oublier!
Travailler pour son institution scolaire c’est l’avantage d’avoir des horaires flexibles et variables qui sont adaptés à la réalité étudiante, mais surtout c’est une manière de participer à la vie étudiante en rencontrant des gens attachants provenant de tous les horizons. Depuis un an déjà, j’ai pu expérimenter divers emplois qui ont été grandement enrichissants au niveau scolaire et social. Même si je suis loin d’avoir un travail stable, de nouvelles opportunités ne cessent de se présenter!

Bonne rentrée scolaire!

Ariane Néron Lapointe

Stage en science politique

photo ordiPar Ariane Néron Lapointe, étudiante au Baccalauréat en science politique

Lorsque Nicolas de Machiavel écrivait « tout n’est pas politique, mais la politique s’intéresse à tout », je crois qu’il faisait indirectement allusion aux méandres de mes étés, de mes automnes, de mes hivers et de mes printemps. En effet, chaque session, je retourne à mes vieux « patterns » et cet été n’en fait pas exception. Depuis trois mois, j’ai accepté le fait que la science politique s’immiscerait dans ma vie, et ce, sous les plus beaux jours de l’année.
Lorsque je me suis inscrite au Stage en science politique pour la première fois, j’étais en première année de Baccalauréat. Cette année-là, le Stage avait lieu en Russie et je devais le compléter par un court travail d’une trentaine de pages traitant d’un sujet touchant ce pays. Un jeu d’enfant lorsque j’y repense! En mai, ayant oublié les nuits blanches et les excès de cafés de la dernière session, je me suis inscrite au Stage en science politique pour la seconde fois. Ce faisant, j’ai été bien naïve. Loin de l’ambiance idyllique de Moscou et de Saint-Pétersbourg, je suis confinée, avec mes coéquipiers, dans un travail sur la politique québécoise. Si le Stage s’avère fort intéressant puisqu’il nous montre les dessous de la recherche scientifique et nous en apprend beaucoup sur notre réalité provinciale, il n’est pas des plus motivant lorsque le soleil pointe le bout de son nez. Entre les statistiques, les analyses et le rapport écrit que nous devons remettre début août, je dois garder en tête que je suis en vacances. Il n’est pas facile de combiner les plaisirs de l’été – soleil, plage, etc. – avec les responsabilités scolaires. Pourtant, nous sommes nombreux à en faire l’expérience chaque année et nous y survivons. En espérant que j’y survive, encore une fois, pour pouvoir finir mon baccalauréat cet automne et recommencer l’expérience l’été prochain (misère!). Pour l’instant, je vous laisse sur une photo de mon paysage estival.

Ariane Néron Lapointe