Archives pour la catégorie Maîtrise en informatique

Sur les Monts Valin avec le club Plein Air UQAC

Par Benjamin Durand, étudiant à la Maîtrise en informatique

Le 8 décembre, même si la neige n’avait pas encore recouvert le chemin de l’Université, il y avait déjà  un bon enneigement sur les Monts Valin. Et c’est cette destination qu’avait choisie le club plein air pour marquer son retour. Nous voilà  donc partis pour une petite randonnée de 15 km à  travers les sentiers! Même si la neige se fait timide sur le départ, on la voit rapidement s’épaissir.

La bonne ambiance s’installe et malgré le dénivelé, tout le monde parle et admire le paysage qui s’est couvert de blanc. Le ciel est avec nous pour le moment et la vue sur la région est très dégagée. Après un petit moment, le chemin devient extrêmement poudreux et je chausse la paire de raquettes afin d’ouvrir le chemin vers le pic du grand corbeau. Mais même si le terrain devient moins praticable, les filles continuent de papoter; au risque même de s’enfoncer dans la neige jusqu’aux genoux. Arrivé au sommet du pic, pause photo pour Hans et moi. Chacun sort alors son repas et ses accessoires de camping : boîte à  lunch isolée maison pour les gens du bac en plein air, gourde rose pour celles qui souhaitent se distinguer, chocolat pour les suisses et le jambon-beurre-emmental parisien. Ah oui effectivement c’était également une sortie multiculturelle: l’équipe comptait des Québécois, des Suisses et des Français.

Sans s’en apercevoir, le temps s’est couvert et la neige commence à  tomber, il est l’heure de repartir vers le centre de découverte et de rentrer. Sur la descente, c’est d’abord Cyprien qui ouvre avec les raquettes puis Victoria qui prend le relais sur une partie plus difficile et qui s’en sort très bien pour une première en raquettes. La neige est si épaisse à  certains endroits que personne ne résiste à  la tentation de se jeter dedans. Mais à  force de faire des photos, de papoter et de faire des pauses goûter, le groupe prend un peu de retard et il commence à  faire sombre. Chacun sort alors sa frontale et on repart. Mais quand on arrive aux voitures, le groupe n’a pas envie de se quitter comme ça alors direction un petit restaurant à  Chicoutimi pour manger une bonne poutine et des burgers.

Vous vous demandez peut-être quel est le rôle du club plein air ? Je vais essayer de résumer, mais ce sera toujours moins accrocheur qu’un speech fait par Hans sur une rampe de parapente avec la neige qui tombe lors de la première sortie du club. Le but est de proposer à  tous des activités en lien avec la nature et les sports de plein air. Le club fournit le cadre de sécurité pour les activités. En effet, il compte parmi ses membres des gens du baccalauréat en intervention plein air (BIPA) et c’est une réelle chance, car c’est la seule formation de plein air au Québec. On peut donc s’appuyer sur des gens expérimentés. Il est parfois difficile de trouver des partenaires ou d’assurer la logistique pour une activité, donc le club a pour but de favoriser la création d’activités et d’aider à  leur réalisation. Les activités se catégorisent en plusieurs niveaux d’engagement, offrant ainsi des initiations aux personnes sans expérience souhaitant aborder des activités comme le ski de fond ou la raquette. Le club propose aussi des activités plus engagées avec des connaissances nécessaires afin de pouvoir suivre le groupe. Pour toutes vos interrogations, vous aurez la possibilité de retrouver les membres du club sur le forum des associations qui aura lieu en début de session.

 

Si vous souhaitez visiter le Canada

Par Benjamin Durand, étudiant à la Maîtrise en informatique

Si vous souhaitez découvrir le Canada, il n’est pas facile de choisir où aller, surtout lorsqu’il s’agit de visiter les grandes villes. Je vais donc vous partager ce que j’ai pu découvrir durant les weekends et les vacances pour que vous puissiez planifier vos visites.

Il me parait indispensable de s’arrêter à  Toronto pour son mode de vie à  l’américaine et les fameuses Niagara Falls, et à  Ottawa pour admirer le parlement canadien et voir la capitale canadienne qu’on a souvent tendance à  oublier au profit de Montréal, la capitale économique et culturelle… Enfin, notre capitale provinciale Québec et aussi un incontournable.

Je ne vous parlerai pas de Toronto ni d’Ottawa où je n’ai pas encore eu l’occasion de me rendre, mais qui sont prévues pour le mois de décembre.

Il est parfois difficile de se décider entre Montréal et Québec, car ces deux villes sont vraiment très riches. Cependant, l’ambiance y est très différente. J’ai eu l’occasion de passer une dizaine de jours à  Montréal en août, puis je me suis rendu à  Québec pour une semaine durant le même mois et j’y suis retourné 2 jours pendant la relâche.

Pour moi, Montréal représente la diversité. En se baladant dans les rues, on a autant de chance de croiser des étrangers que des Canadiens, ce qui donne un côté très cosmopolite à  la ville. Et cette diversité se perçoit aussi dans l’architecture, les petites maisons de 2 ou 3 étages côtoient les immenses buildings et les petits parcs bordent les grandes avenues. En se baladant, on se rend vite compte que le béton cède rapidement sa place à  la nature. La ville est suffisamment grande pour y prévoir des séjours d’une semaine sans s’ennuyer et le réseau de transport plutôt bien développé permet d’être très mobile.

Montréal nous surprend par la diversité de ses activités. Je vais partager avec vous les principaux points d’intérêts de la ville. Je tiens d’abord à  vous dire que je ne suis pas un grand fan des musées et que je n’y vais que lorsque le sujet m’intéresse.

Il est presque indispensable de monter au belvédère du Mont-Royal pour avoir une vue dégagée sur la ville, ses buildings et les alentours. Je pense que lorsque le temps est dégagé, il est aussi intéressant d’y aller vers 22 heures ou minuit pour voir la ville de nuit.

Pour l’ambiance, il y a 3 rues qui sont à  voir: Sainte-Catherine presque impossible à  rater, la rue Saint-Denis en particulier le soir pour ses brasseries et petits restaurants, et la rue Cressent où l’on retrouve les étudiants (pour les fans de George Clooney vous y trouverez également la boutique Nespresso). Pour le côté historique et la vieille architecture, il suffit de descendre au vieux port depuis Sainte-Catherine (vous avez aussi la possibilité de passer par le quartier chinois). En hiver comme en été, vous pourrez profiter des nombreux centres commerciaux souterrains que compte Montréal, la plus grande ville souterraine au monde. On citera également le stade olympique et sa tour inclinée à  45°, la banquise pour sa poutine réputée et l’amer à  boire, micro-brasserie, vous proposant également de la viande de bison.

Pour la ville de Québec, on sent immédiatement le côté historique de la ville et en particulier dans le Vieux Québec. La vieille ville est entourée de remparts et en faire le tour permet d’admirer les environs. En suivant les remparts, vous tomberez forcement sur la citadelle de Québec. L’architecture est inspirée des citadelles de Vauban, comme celle de Lille, Gravelines, Belle-àŽle
 La citadelle est dans un état exceptionnel, car elle n’a jamais servie de défense. Mais elle abrite aujourd’hui le célèbre royal 22e régiment dont la mascotte est un bouc offert au régiment par Elisabeth 2. La citadelle se visite et offre un beau point de vue sur la ville. De plus, vous aurez la possibilité d’assister à  la traditionnelle relève de la garde.

Les petites rues chargées de boutiques rendent l’atmosphère très conviviale et vous rappelle de temps à  autre l’histoire, car on peut y apercevoir le buste de Louis XIV ou la statue de Samuel de Champlain. Le château Frontenac domine le Vieux Québec et ses abords sont souvent très animés par des spectacles de rue et les touristes. On y croise également des calèches qui proposent un tour de la ville pour environ 2 heures.

Mais comment visiter Québec sans visiter son parlement! Le bâtiment domine la ville depuis la colline parlementaire. Sa façade rappelle encore une fois l’histoire avec ses nombreuses statues représentant les grands personnages historiques du Québec. Les visites permettent de voir les chambres ou se réunissent les parlementaires.

Pour vos sorties, la ville dispose de nombreux atouts: la Grande Allée mêle restaurants, pubs et discothèques. Vous trouverez aussi à  l’intérieur des remparts de nombreux petits restaurants, comme une crêperie ou un pub irlandais.

En espérant que ce petit article donne envie au lecteur de visiter ces 2 villes chargées d’histoire et de culture.

Et si on allait faire un tour du côté de Tadoussac ?

 

Tadoussac
Rorqual à bosse en alimentation
(photo: Benjamin Durand)

Par Benjamin Durand, étudiant à la Maîtrise en informatique

On est samedi matin et aujourd’hui (le 22 septembre), hors de question de traîner au lit; il est 6 h et mon réveil sonne. Je vérifie une dernière fois que mon sac est complet et je pars vers l’UQAC, rendez-vous 7 h 15 porte Ouest. J’arrive devant la porte et il y a déjà  pas mal de monde, un groupe de chinois et beaucoup de têtes aperçues durant l’après-midi d’intégration des étudiants internationaux. Je jette un rapide coup d’oeil pour voir si tout le monde s’est bien levé; Marine, Damien, Lucie, Matthieu, Edouard, Chloé, Yann… tout le monde semble être là . Ce serait dommage de manquer cette journée en même temps. On va pouvoir embarquer dans les bus, et quelle surprise de voir 3 bus complets alors qu’il n’y en avait qu’un seul lors de mon inscription. Elles ont du succès les activités proposées par l’UQAC ! Certains se réjouissent d’emprunter des « School Bus » pour faire le voyage.

Le voyage dans le bus se passe calmement, certains finissent leur nuit, d’autres discutent et les derniers admirent le paysage. La route traverse les forêts et on constate avec joie que les arbres commencent à  prendre des couleurs dorées, orangées ou rouges. On commence à  apercevoir une étendue d’eau bien plus vaste que le Saguenay, et on voit enfin le panneau  » Tadoussac, l’une des plus belles baies du monde ». L’excitation est grimpée d’un coup, on est arrivé sur le port. Le soleil semble nous accompagner pour le moment.

Chacun prend place à  bord du bateau. Aujourd’hui, les moins aventuriers sont rassurés, pas de zodiaques ni de jolis parkas rouges et de gilets jaunes, on a le droit au gros bateau. On s’éloigne doucement du port pour 3 heures de croisière et déjà  on entend partout la même question:  » tu crois qu’on verra des baleines ? « . J’étais rassuré parce que jeudi soir j’avais eu l’occasion de lire un article qui commentait la présence exceptionnelle de baleines au large de Tadoussac cette année. Au bout de 40 minutes, toujours pas de baleine en vue, les visages commencent à  se crisper et moi-même je commence à  douter. Le soleil qui nous accompagnait avait laissé place à  un brouillard et la température avait chuté. Le vent renforçait la sensation de froid et les ponts extérieurs commençaient à  se dégarnir au profit des salles intérieures chauffées. Décidé à  voir des baleines, je restais à  l’extérieur, mais je commençais à  sentir le froid malgré les gants.

Et puis ça s’est produit d’un coup, pschhhhhh je me suis retourné et là  je l’ai vu, un rorqual. Il était trop rapide pour que je puisse saisir mon appareil photo. Le commandant a annoncé rorqual à  2 h, et d’un coup tout l’intérieur s’est vidé, les gens se pressaient contre tribord si bien que le bateau penchait de façon flagrante. Mais il était trop tard, le spectacle était reparti et avait plongé vers le fond. Après quelques minutes, le commandant a décidé de repartir, car rien n’était revenu à  la surface. Plus loin était arrêté 2 zodiaques, et il y avait pas mal d’agitation. En arrivant sur place, il a fallu patienter quelques instants, mais ce que tout le monde voulait voir était là . Timide, un petit souffle en surface, puis un deuxième passage nous a permis de voir son corps, mais au moment o๠la nageoire dorsale allait s’enfoncer dans l’eau, une deuxième a fait son apparition et puis une troisième! Dès que le corps d’un mammifère sortait de l’eau on entendait un waouh. C’était extraordinaire la façon dont chacun s’étonnait de voir réapparaître un rorqual. J’étais plutôt satisfait d’avoir vu ces baleines, mais j’aurais aimé avoir une photo, une belle photo. J’avais réussi à  figer quelques passages, mais pas assez pour me satisfaire. Et puis la plupart des photos étaient gâchées par des bras qui tendaient des appareils photos. On était sur le bateau depuis 2 heures et le froid continuait de percer. Mais je suis resté à  l’extérieur parce que cette fois je voulais la place aux premières loges. L’appareil à  la main, je commençais à  perdre la sensibilité du bout des doigts, mais ce n’était que pour quelques instants parce qu’à  ce moment, une baleine à  bosses est venue nous saluer. Et à  ce moment j’ai réussi à  photographier sa queue sous quelques angles, mais comme ce n’était pas encore assez, elle est venue de nouveau et a sorti la tête de l’eau. Quelle beauté… je venais de saisir l’instant que je voulais, mais elle restait et donnait encore quelques moments de plaisir à  ses spectateurs.

Sur ces dernières notes très positives, le bateau a remis le cap vers Tadoussac. J’ai estimé que j’avais eu ce que je voulais et je suis alors parti me réchauffer avec un bon café. Nous avons débarqué et chacun a profité de Tadoussac comme il le souhaitait: boutiques, photos ou repas dans les petits restaurants face à  l’eau. Après un dernier arrêt à  Sainte-Rose du Nord afin d’admirer le paysage, tout le monde est rentré après cette journée chargée en émotions.

Merci aux organisateurs!