Archives pour la catégorie Kinésiologie

Étudier en santé

Projet A+Par Marc-Antoine Roussel, étudiant au Baccalauréat en kinésiologie

La rentrée scolaire est maintenant chose du passé. La course aux nouveaux locaux, la frénésie de rencontrer de nouvelles personnes et d’anciens comparses de classe.  Les premières rencontre avec vos professeurs et bien sur vos activités d’intégration.Tout cela est maintenant terminé et vous êtes maintenant bien en selle dans cette nouvelle année à l’UQAC.

Pendant la première journée, plusieurs associations avaient leur kiosque au centre social afin de promouvoir les diverses activités auxquelles elles prendront part pendant la session. Des kiosques décorés et remplis par la bonne humeur des personnes représentantes de chaque association. Il se pourrait par contre qu’un kiosque soit passé un peu plus inaperçu.

Celui de Mme Patricia Blackburn, professeure au département de kinésiologie. Mme Blackburn est enseignante  à l’UQAC depuis 2005, suite à des études en kinésiologie au baccalauréat. Par la suite, elle a complété sa maîtrise en nutrition ainsi que son doctorat dans le même domaine. Elle est aussi directrice du programme en Médecine Expérimentale aux études supérieures ici à l’UQAC. Si je vous parle de tout cela, c’est parce que Mme Blackburn ainsi que treize autres professeurs de plusieurs départements mènent actuellement une recherche en partenariat avec deux autres pays, soit le Liban et la France, sur les habitudes de vie des étudiants en première année d’université.

Le Projet A+ est à la recherche de 300 étudiants de première année âgés entre 18 et 22 ans  afin de participer à cette recherche multidisciplinaire d’envergure. Ce projet vise à évaluer les habitudes de vie des participants grâce à un questionnaire complet et qui pourra être vu par les étudiants ainsi que leur médecin de famille. Des tests physiques seront aussi faits, soit des tests musculaires et cardiovasculaires, ainsi que des prélèvements sanguins. Les étudiants seront évalués par des étudiants de troisième année en kinésiologie sous la supervision de Mme Blackburn. Pour ceux qui se demandent combien de temps devra être investi dans ce projet, c’est un total de trois heures par session et cela pour une durée de trois ans. Pour avoir participer aux pratiques des évaluations et des tests physiques, je peux vous dire que tout est fait dans le respect et dans le but de vous faire sentir bien. Il est rare que les médecins ont le temps de faire passer ces tests écrits sur habitudes de vie ainsi que tous ces tests physiques. Je vous encourage donc à y participer et à faire avancer la rechercher sur les habitudes de vies et de la santé des nouveaux étudiants à l’université.

Ceux qui désirent participer peuvent s’inscrire au http://www.uqac.ca/projetaplus/vous-inscrire/ et ainsi participer à une séance d’information.  Parmi tous les participants, un tirage de 1000$ sera effectué. J’espère que vous serez intéressé et  que vous serez tentés de faire cette expérience unique au monde!

Merci pour votre temps et d’ici le prochain texte, bougez, c’est important pour le corps et pour l’esprit!

Kiné quoi?

EspadrillesPar Marc-Antoine Roussel, étudiant au Baccalauréat en kinésiologie

De plus en plus de gens s’adonnent à l’activité physique, la course et l’entrainement. Si ces activités son rendues à la mode, il faut tout de même qu’elles soient pratiquées de la bonne façon et parfois même sous supervision. Qui peut nous aider, nous guider et nous renseigner si nous avons des questions précises avec l’activité physique ? Un kinésiologue peut, et le fera de plus en plus.

Il n’est pas rare d’entendre des gens nous demander qu’est-ce que la kinésiologie? Que faites-vous ?  Est-ce que c’est des massages ? Hélas, la kinésiologie n’est pas une science connue de tous et mérite qu’on s’arrête quelques  instants pour expliquer ce qu’est la kinésiologie.

Tout d’abord, un kinésiologue par définition est un spécialiste du mouvement humain.  Le travail d’un kinésiologue est d’accompagner un individu à la bonne pratique de l’activité physique. Pour ce faire, on les retrouve dans des salles de conditionnement physiques, dans des CLSC et dans des cliniques privées.  Le kinésiologue peut faire des évaluations de la condition physique, faire la prescription d’activité physique et de la consultation en changement d’habitudes de vie. Un important volet de prévention est aussi touché dans le cadre professionnel d’un kinésiologue. Comme le dit le proverbe, « vaut mieux prévenir que guérir ».

Depuis mon entrée dans ce programme à l’UQAC, j’en ai appris beaucoup sur les  opportunités offertes aux étudiants. Avec des cours de performances sportives et de méthodes d’entraînement, des cours de psychologie sportive et de changements des habitudes de vie, des cours avec des populations en situation de handicap et des cours sur la promotion et la consultation, tout le monde peut y trouver son compte. Le programme offert ici est d’une grande qualité et offre une grande variété de cours.

Présentement, une demande de création d’un ordre professionnel a été déposée et nous saurons d’ici quelques années si les kinésiologues pourront travailler sous la protection de celle-ci.

D’ici là, bougez, faites de l’exercice, mais faites-le prudemment.

À la prochaine

La route peut être longue, mais elle en vaut la peine

La routePar Marc-Antoine Roussel, étudiant au Baccalauréat en kinésiologie

Le néant

À peine le secondaire 5 terminé, j’ai maintenant deux ans pour trouver un champ d’études qui me passionne et qui me fera vibrer pendant les  trente à quarante prochaines années de ma vie. Le néant total, qu’est-ce qu’un jeune garçon de dix-sept ans peut bien vouloir faire du reste de sa vie en ayant comme passion l’amour du sport ? Plusieurs choix se bousculent dans ma tête, plusieurs questions se posent. mais toutes sans vraies réponses.

Questionnements et démotivation

Comme beaucoup d’entre vous le savent, le cégep est un endroit de nouvelles rencontres, de nouveaux défis et d’autonomie complète. Si la majorité des gens réussissent sans problème, mon parcours fut bien différent.  En effet, trois longues années de questionnement, de cours de philosophie, sociologie et de méthodes quantitatives qui semblaient inutiles pour moi étant donné que je voulais faire du sport et travailler avec des sportifs . Trois ans de sciences humaines qui semblent mener vers le vide total. Les choix et intérêts venaient et allaient au gré des sessions. Éducation physique, kinésiologie et même enseignement primaire étaient des choix qui me hantaient constamment. Finalement avec un manque de motivation flagrant et des notes acceptables ont fait en sorte qu’un Certificat en psychologie à l’Université Laval serait mon choix pour la prochaine année .

Enfin l’université

Après avoir été accepté, trouvé un loyer et fait mes adieux, l’Université Laval m’attendait pour une année en psychologie. Autant j’avais hâte d’y être, autant une fois rendu j’avais hâte de partir. Les classes immenses, la vitesse à laquelle tout les gens passent et font leur besogne m’étourdissaient.  Après seulement quelques semaines, je voulais déjà quitter cette prestigieuse université qui faisait l’envie de plusieurs, mais définitivement  pas de moi. C’est le 13 novembre 2011 que tout a changé du jour au lendemain. En effet pendant une visite au Saguenay, la journée portes ouvertes de l’UQAC a attiré mon attention.  Kinésiologie et éducation physique étaient mes choix lors de cette journée. Suite à cette activité, ma première réaction fut: wow, la kinésiologie est exactement ce que je veux faire de ma vie. Malheureusement, mon fameux parcours de trois ans au cégep ainsi que ma Cote R sont venus miner mon moral car le programme était contingenté.

Une deuxième chance 

J’étais maintenant inscrit  au Certificat en kinésiologie, qui me permettait de faire deux sessions de cours afin d’avoir de bonnes notes pour pouvoir être accepté au baccalauréat spécialisé. Un beau matin de juin, en allant consulter mes courriels, pour aucune raison, peut-être le destin, je remarque que la secrétaire du programme m’a envoyé un message urgent. Avec une certaine crainte j’ouvre le courriel, le cœur battant à 100 miles à l’heure tout à coup. « Une place vient de se libérer, si vous êtes toujours intéressé, bien vouloir nous appeler afin d’obtenir votre place dans le Baccalauréat en kinésiologie ». Après m’être pincé à plusieurs reprises, j’ai tout de suite appelé pour confirmer ma place dans ce programme qui m’intéressait grandement et auquel j’avais pensé pendant près de six mois.

Après tout ce cheminement, après ces échecs, ces choix et tout le travail mis afin de retourner sur la bonne voie, j’avais une deuxième chance, celle de joindre une université à ma mesure, une université régionale qui me ressemble et qui est en constante évolution. Depuis maintenant deux ans je fil le parfait bonheur ici, dans un environnement stimulant et propice aux apprentissages. Comme quoi la route peut être longue mais en fin de compte elle en vaut la peine.