Archives pour la catégorie Éducation Préscolaire et enseignement primaire

Être un modèle de lectrice

connaissance des livres

Au cours de mon baccalauréat en éducation préscolaire et en enseignement primaire, certaines stratégies proposées par mes professeurs ont grandement influencé ma gestion de classe. Dans le cadre de mon cours Exploitation de la littérature jeunesse, je me souviens notamment avoir reçu le conseil suivant : Lors de la période de lecture, profitez-en pour lire également. Vous serez dès lors un modèle de lecteurs pour les jeunes.

En plus d’être très agréable, je découvre, avec les années, que cette stratégie est fort efficace pour la gestion d’une classe. En effet, lorsque je remplace, je m’assure de lire, tout comme les élèves, durant la période de lecture matinale obligatoire. Je prends donc toujours soin d’apporter un livre de la maison ou je demande à un élève de m’en prêter un (à ce moment, j’ai au minimum 10 élèves qui lèvent leur main pour me proposer leur coup de cœur).

Souvent, lorsque je lis, les jeunes me demandent:

-« Mais qu’est-ce que tu fais Mme Suzie? »

-« Je lis… tout comme vous » s’avère être la réponse idéale pour les faire sourire.

Je suis très heureuse de découvrir que cette attitude a, la majorité du temps, l’effet désiré. En effet, en me voyant lire, les enfants se préparent plus rapidement à faire de même. Lorsque certains viennent me voir pour me montrer leurs devoirs ou pour me parler de leur soirée, je leur demande poliment de revenir une fois la période de lecture terminée. Il s’agit dès lors d’un premier moment de calme dans la classe durant lequel je peux déjà estimer quelle sera l’ambiance de ma journée. Si certains jeunes parlent, je leur explique qu’ils me dérangent pendant ma lecture. À coup sûr (ou presque), je peux par la suite continuer paisiblement à lire.

Cette intervention me rappelle l’influence de l’enseignant sur les jeunes. Agissant comme un modèle, ce dernier se doit, selon moi, de valoriser cette période de lecture obligatoire pour réaliser le même exercice que celui demandé aux élèves : lire pour le plaisir. C’est ainsi que les jeunes comprennent davantage les bienfaits et le bonheur associés à la lecture quotidienne.

Une première communication orale scientifique

Par Suzie Tardif, étudiante à la Maîtrise en éducation

Le 12 mars dernier, j’ai réalisé, dans le cadre du Colloque éducatif présent de l’Université de Montréal, ma première communication orale scientifique.

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L’objectif de ma présentation était de dresser un portrait de mon projet de maîtrise à travers les trois premiers chapitres de mon mémoire (la problématique, le cadre théorique et la méthodologie envisagée). Cet exercice m’a permis de synthétiser les informations issues de ma recherche et de recueillir des suggestions quant à son amélioration. Des étudiants qui connaissaient bien la clientèle ciblée dans mon projet m’ont donné, par exemple, quelques idées pour faciliter la participation des jeunes dysphasiques dans ma collecte de données.

Ma communication orale devait durer 20 minutes (chronométrées). Il était donc important que je me pratique à quelques reprises pour m’assurer de respecter le temps alloué. Il est préférable, selon moi, de préparer une présentation plus courte que le temps permis. Pourquoi? Simplement parce que la nervosité peut nous jouer des tours et déranger la fluidité de notre discours. En effet, lorsqu’il restait 5 minutes à ma communication orale, un étudiant dans la salle m’a fait un signe. À ce moment, j’étais soulagée de constater que j’allais avoir suffisamment de temps pour terminer ma présentation, même si mon introduction avait été dérangée par ma nervosité.

Je vous conseille également, pour un événement semblable, de réaliser une présentatique épurée. Je sais que vous aurez plusieurs informations à transmettre, mais elles n’ont pas à se retrouver intégralement dans vos diapositives! Usez de créativité pour transmettre efficacement l’idée principale de chacune de vos diapositives. Utiliser des citations clés, des figures, des tableaux ou des objets SmartArt sont quelques techniques permettant de varier vos manières de présenter les informations les plus importantes.

Lors de ce colloque, j’ai également assisté à deux ateliers sur la rédaction d’articles scientifiques et professionnels, des conférences et une table ronde. Ce fut pour moi une expérience à la fois enrichissante et stimulante. Je vous conseille fortement de participer à des événements semblable puisque ce type d’activité demeure, selon moi, un tremplin motivationnel quant à la poursuite rigoureuse de son mémoire.

Suzie

Pourquoi faire un stage à l’étranger?

Par Suzie Tardif, étudiante à la Maîtrise en éducation

Dernièrement, j’ai été de nouveau invitée à présenter quelques conseils à des étudiants qui débuteront prochainement un stage au primaire (pour voir certains d’entre eux, je vous invite à consulter cet article : http://blog.uqac.ca/2013/quoi-conseiller-a-de-futurs-stagiaires-en-enseignement/ ).

Après cette conférence, une étudiante est venue me voir. Elle m’a entendu parler de mon stage en Belgique et se demandait si « ça valait la peine de partir faire ce stage ». Voyons voir…pourquoi suis-je certaine qu’un stage à l’étranger peut être bénéfique dans la formation, mais aussi dans la vie d’une personne? En voici les trois principales raisons :

  1. Pour apprendre

Un stage en enseignement à l’étranger, c’est la possibilité de faire de nombreux apprentissages riches et stimulants. C’est pouvoir comparer les modalités d’enseignement du Québec avec celle d’un autre pays afin de mieux les comprendre. C’est pouvoir mettre en pratique les apprentissages acquis dans le cadre de ses cours dans de nouveaux contextes. C’est pouvoir mieux se connaître, développer son sens de la débrouillardise, son autonomie, son ouverture d’esprit, etc. Finalement, c’est pouvoir en apprendre davantage sur une autre culture ou sur d’autres pays. En effet, lors de mon stage en Belgique, j’ai eu la chance de visiter l’Espagne, la Suisse, l’Italie, la France et les Pays-Bas. J’ai donc acquis de nombreuses connaissances sur ces pays européens grâce à toutes ces escapades.

Bref, faire un stage à l’étranger, c’est une chance unique d’apprendre, et ce, dans plusieurs domaines.

  1. Pour sortir de sa zone de confort

Je me souviens encore du moment où j’ai démontré mon intérêt pour ce stage en inscrivant mon nom sur une feuille prévue à cet effet. À partir de ce moment, j’avais l’impression que je ne pouvais plus changer d’idée et j’étais… effrayée. J’avais beau avoir envie de partir, l’inconnu me faisait énormément peur. J’ai eu la chance d’avoir un copain, des amis et une famille aidants. Ils m’ont conseillée, épaulée et poussée à prendre l’avion qui me permit de vivre cette expérience se voulant être la première qui me sortait de cette fameuse zone de confort. J’ai tellement apprécié ce sentiment de liberté et de fierté étant associé à ce périple que je suis repartie l’été suivant pour Vancouver. Comme quoi ce peut être effrayant au départ de sortir de sa zone de confort, mais très formateur en bout de ligne.

  1. Pour faire de nouvelles rencontres

Voyager, c’est aussi faire de merveilleuses découvertes quant aux personnes qui se retrouvent sur notre route. Que ce soit l’artisan ou le boulanger du coin, les autres voyageurs rencontrés dans les auberges de jeunesse ou  les autres étudiants avec qui vous vivez cette aventure, toutes ces rencontres demeurent stimulantes.

Pour ma part, par exemple, j’ai eu la chance de partir avec trois autres étudiantes et l’une d’entre elles est encore aujourd’hui, malgré la distance, une amie chère à mes yeux avec qui je garde un contact privilégié. Je n’aurais probablement jamais eu la chance de la connaître sans ce stage, alors j’en suis très reconnaissante.

Alors, à cette étudiante qui se demande si ça vaut la peine de faire un stage à l’étranger, je réponds, et ce, sans hésiter : « oui, ça vaut la peine ».

J’imagine que vous comprenez maintenant pourquoi.

Suzie