Archives pour la catégorie Éducation Préscolaire et enseignement primaire

Un bon lecteur, moi ?

Livres pour enfants

Par Suzie Tardif, étudiante au Baccalauréat en éducation préscolaire et enseignement au primaire

Voici un article publié récemment sur mon blogue. 

Hier, lorsque je suis arrivée à  mon aide aux devoirs, l’un des deux garçons était à  l’ordinateur. En allant le trouver, je me suis écriée :«Tu joues encore à  ton jeu sur facebook!». à€ ma grande surprise, j’ai découvert qu’il lisait des articles de sports sur Internet. Dès lors, toutes les notions apprises dans le cadre du cours Exploitation pédagogique de la littérature jeunesse avaient encore plus de sens pour moi


En effet, j’y ai appris que notre conception erronée de ce qu’est un bon lecteur est davantage centrée sur la grosseur des romans qu’une personne lit. Je crois que cette perception doit changer. Dans le même ordre d’idées, les médias exclament haut et fort que les jeunes, surtout les garçons, ne lisent pas assez et que le tout a des répercussions sur leurs résultats. Or, leurs lectures diffèrent de celles des filles par leur genre littéraire. Un garçon choisira une lecture « par besoin d’agir, parfois parce qu’il peut se créer des images avec le livre présenté, parfois encore parce que c’est un sujet qui intéresse ses amis, etc.» (Lemery, 2007). Les garçons aiment les romans de science-fiction, les BD, les documentaires, etc. Quelquefois, nous ne prenons pas assez le temps de s’intéresser à  leurs lectures qui sont fort intéressantes. Les garçons ne ressentent pas le besoin de lire des romans pour lesquels les histoires d’amour ont été inventées de toutes pièces. Ils veulent du concret, ils veulent que leurs lectures leur apprennent des trucs. Souvent, ils vont faire des recherches sur celles-ci. Une copine à  moi a fait un parallèle de cette situation avec les téléromans. Combien de fois avez-vous tenté de faire écouter votre émission préférée à  votre petit copain en lui expliquant à  quel point la vie des personnages de Destinées ou de Yamaska est pertinente? Pour ma part, le tout arrive hebdomadairement. Si je trouve qu’une scène est fort émouvante et que quelques larmes se taillent une place sur mon visage, j’ai le droit au même discours :« Suzie, ce n’est pas réellement arrivé, c’est une à‰-M-I-S-S-I-O-N». Puis, il s’empresse de mettre l’une de ses émissions favorites Comment c’est fait? ou MythBusters. Eh bien, pour les livres, c’est la même chose. Il faut arrêter de croire qu’un bon lecteur, c’est une personne qui lit beaucoup de gros romans et il faut valoriser les lectures des jeunes garçons pour que leur perception personnelle de leurs aptitudes en lecture change. Il faut être ouvert à  toutes les lectures possibles pour que les enfants en découvrent le plaisir. Parce que, comme le dit si bien Dominique Demers dans son livre La bibliothèque des enfants. Des trésors pour les 0-9 ans, « De nombreux enfants n’ont pas découvert leur livre coup de coeur, celui qui aiguise l’appétit, menant ainsi à  d’autres lectures possibles» (1995).

Hier, quand j’ai découvert ce que mon élève faisait, une conversation a suivi:

-Est-ce que tu lis souvent des articles sur Internet?

-Oui, tous les jours. Je préfère ceux sur le sport ou sur les sciences.

-Est-ce que tu crois que ce que tu fais est de la lecture?

-Non, je fais juste ça pour m’informer.

-Est-ce que tu lis quand tu t’informes ?

-Oui, je n’ai pas le choix.

-Eh bien, c’est de la lecture et si tu me dis que tu lis tous les jours, je peux dire que tu es un bon lecteur.

-Ah oui ?

Et c’est ce même garçon qui doit lire un roman durant 20 minutes tous les soirs en guise de devoir et qui caractérise le tout comme étant démotivant


Sources :

  • Demers, D. (1995). La bibliothèque des enfant. Des trésors pour les 0-9 ans. Boucherville: Québec Amérique, pp.21-31.
  • Lemery, J.G. (2007). La lecture et les garçons. Montréal: Chenelière éducation, pp.30-60.
  • Thériault, P. (2012). Cours: Exploitation pédagogique de la littérature jeunesse.UQAC.
  • Autre ressource intéressante: http://www.edu.gov.on.ca/fre/document/brochure/meread/mereadf.pdf

Qui est Madame Suzie?

Moi dans une classe en Belgique

Par Suzie Tardif, étudiante au Baccalauréat en éducation préscolaire et enseignement au primaire

 

 

Étant nouvellement blogueuse sur le blog de l’UQAC, je tenais à  me présenter brièvement. Je m’appelle Suzie Tardif, mais je retire un grand plaisir à  me faire appeler Madame Suzie puisque je suis étudiante de troisième année au Baccalauréat en éducation préscolaire et enseignement au primaire. Madame Suzie, c’est celle qui fera comprendre une notion à  un enfant ou qui pourra l’épauler dans le cadre d’une situation difficile.

En plus d’être étudiante, je suis assistante de recherche pour le groupe ÉCOBES, animatrice scientifique pour le Club du Loisir Scientifique, enseignante à  domicile,  assistante de cours pour un professeur de l’université et guichetière pour Ville Saguenay

À€ travers mes articles, vous pourrez découvrir trois passions qui m’inspirent : l’éducation, les voyages et l’orthophonie. En ce qui a trait à  l’enseignement, je partagerai certaines trouvailles éducatives du Web et vous pourrez découvrir mes réactions et mes impressions quant à  certaines activités pédagogiques.

Cet été, je quitte le Québec pendant 5 semaines. Destination: la Colombie-Britannique. Certains articles présenteront mes aventures dans cette spectaculaire province canadienne.

Depuis quelques années, je m’intéresse beaucoup à  l’orthophonie et aux différentes techniques utiles pour épauler les élèves de notre classe qui ont un trouble du langage. Ces techniques seront le fruit du travail de différents orthophonistes qui sont actifs sur le Web. Sur mon site personnel, www.madamesuzie.wordpress.com se retrouvent également plusieurs sites Internet traitant de l’orthophonie que j’ai découverts à  travers le temps et que je considère comme étant fort intéressants.

Alors voilà , vous savez maintenant qui est Madame Suzie.

Au plaisir de partager avec vous.

Madame Suzie