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L’implication dans le milieu…

Par Christian Bélanger, étudiant au Doctorat en développement régional

«  La véritable grandeur d’un homme ne se mesure pas à  des moments o๠il est à  son aise, mais lorsqu’il traverse une période de controverses et de défis. » (Martin Luther King Jr, La Force d’aimer (Strength to Love), 1963)

Bonjour. Kuei.

L’été vient de nous quitter il y a quelques jours. Déjà  l’automne. Au niveau du doctorat en développement régional, les nouveaux étudiants et nouvelles étudiantes se voient déjà  ensevelis de lectures et de travaux. Ce qui n’empêche pas qu’une des activités sociales les plus importantes pour ces derniers arrivent rapidement, soit l’assemblée générale annuelle de l’association des étudiants et étudiantes du doctorat en développement régional (AEDDR).

Plusieurs des membres de l’exécutif profitent de l’occasion que procurent les rencontres et assemblées de l’association afin d’être en contact avec les autres collègues du doctorat. On prend des nouvelles les uns des autres. On échangé. On rit. On discute. On s’entraide. Bref, sans doute nous le ferions autrement s’il n’y avait pas de réunions, mais le prétexte s’y prête, alors nous en profitons. C’est une implication au sein du milieu universitaire qui nous rapporte.

Parlant de l’implication au sein du milieu universitaire, avez-vous pris un instant afin de contacter votre association étudiante au sein de votre programme d’étude ou de vérifier un peu dans l’enceinte de l’UQAC les possibilités d’implications qui s’offrent à  vous ? Un petit conseil à  ce propos : n’hésitez surtout pas à  trouver une implication qui rejoint vos goûts, voire vos valeurs et vos champs d’intérêts. Non seulement l’implication rapporte au niveau de l’expérience à  mettre dans un curriculum vitae (ce qui aide parfois à  le garnir), mais elle rapporte aussi sur d’autres plans. à€ ce propos, le simple fait de sortir le nez des livres ou de nous extraire de la symbiose établie entre soi et son ordinateur rapporte. Cela brise un peu l’isolement relatif au sein duquel nous pouvons nous trouver ! Essayez-le, l’implication permet de connaître des gens qui ont des points de vues différents des nôtres, ce qui nous force à  ouvrir nos horizons. Cela permet de développer notre pensée et de bénéficier d’un contexte d’apprentissage riche d’informations et de relations.

En passant, si jamais vous ne savez pas qui rejoindre pour l’implication au sein de votre association étudiante, passez par les bureaux du MAGE-UQAC (P0-5300-2) afin de parler avec un membre de l’exécutif. Celui-ci ou celle-ci pourra assurément vous orienter vers les bonnes personnes. Si cela n’est pas au niveau de votre association étudiante que vous désirez vous impliquer, demandez-leur toujours conseil afin d’avoir une idée des possibilités que le milieu universitaire vous offre pour s’impliquer.

Et je m’en voudrais de négliger l’ensemble des activités qui se voient offertes par le biais du Service aux étudiants. Plusieurs possibilités de cours, de même que de l’obtention de l’aide dans le cadre des projets que vous désirez mettre sur pied. à€ ce propos, Patrice Séguin, animateur à  la vie étudiante, est la personne à  contacter pour vous aider (P1-1040).

Bonne implication!

p.s : j’en profite pour laisser une note à  Alexis, mon collègue de la blogosphère uqacienne. Non, je ne t’ai pas oublié pour ce qui est des thèmes de thèse de mes collègues. Je n’ai pas encore pu leur demander à  tous et à  toutes. Je m’engage à  leur parler et à  en faire le thème central de mon prochain « billet » sur ce blogue.

Une route à  faire

Par Christian Bélanger, étudiant au Doctorat en développement régional

« Ce que l’on conçoit bien s’énonce clairement, et les mots pour le dire arrivent aisément »

(Nicolas Boileau, extrait de l’Art poétique, 1674)

Bonjour. Kuei.

Une première semaine de la session d’automne est maintenant écoulée. Si cela est une évidence pour toute  personne ayant des cours au premier cycle à  l’UQAC, une session reste tout de même un concept des plus théoriques à  vivre lorsque l’on est étudiant ou étudiante au troisième cycle, de même qu’au deuxième cycle.

Si je rembobine ma cassette ou, pour les plus jeunes, je remets n’importe lequel truc électronique à  zéro, je me rappelle du point de départ de mon cheminement au doctorat en développement régional. Tout d’abord, il faut savoir que le doctorat en développement régional est un programme conjoint offert par l’Université du Québec à  Chicoutimi et l’Université du Québec à  Rimouski. Celui-ci est structuré autour de trois axes :

–>Les dynamiques socio-historiques de structuration et de déstructuration des espaces régionaux;

–>Les mouvements sociaux et les régionalismes;

–>Les processus de mise en valeur des ressources et de l’environnement.

Les deux premières sessions d’une personne admise au doctorat en développement régional se voient constituées d’un total de quatre cours, à  raison de deux cours par session. Les deux cours « à‰volution des doctrines et des théories scientifiques en développement régional » et « Séminaire thématique » sont ceux de la session d’automne, alors que « Problèmes actuels de développement régional » et « Les méthodes de recherche en développement régional ». Ces quatre cours permettent au doctorant (détenteur d’un doctorat en devenir) de posséder une première série d’outils nécessaire avant de s’aventurer plus loin au sein de son cheminement.

Par la suite, un « Séminaire de spécialisation » est entrepris avec le support d’un directeur ou d’une directrice de thèse (je reviendrai sur le sujet du directeur ou de la directrice de thèse dans un prochain billet). Un programme de lecture est établi afin d’approfondir les connaissances qui se verront nécessitées pour les besoins de la réalisation de la thèse.

C’est à  ce moment que je peux aisément entendre qu’il n’y a rien de bien spécial dans ce cheminement. Déjà , la quantité de travail à  abattre pour effectuer ce parcours est assez phénoménal. Sans compter qu’en temps normal, une personne qui est au troisième cycle a une petite famille dont il ou elle doit tenir compte. Jusqu’à  maintenant, nous avons traversé trois sessions universitaires. Le plus beau s’en vient !

Après ces trois sessions universitaires, le doctorant va devoir procéder à  la réalisation d’un « Examen de synthèse ». Trois questions, à  raison d’une par axe de structuration du doctorat, lui seront données afin qu’il ou qu’elle puisse procéder à  la rédaction de trois essais, et ce, dans un temps limité de trois mois. Théoriquement, les questions se voient élaborées par le doctorant et son directeur de thèse. Mais, en pratique, ces questions doivent être approuvées par un comité de professeurs du doctorat et elles peuvent revenir légèrement transformées.Une période de trois mois est allouée afin de permettre la production de ces trois essais (excluant la période d’attente avant de recevoir les questions approuvées). Par la suite, une fois que les essais sont produits, il y a la période d’attente avant la soutenance orale de ces dernières. Eh oui, un jury de trois professeurs devant qui une présentation orale des trois essais réalisés doit être faite. Encore une fois, une période d’attente avant de pouvoir faire cette soutenance prend place !

Une fois que la soutenance de l’Examen de synthèse est effectuée, et réussie, le doctorant entreprend la rédaction de son projet de thèse. Grosso modo, il s’agit ici de poser les bases de la problématique de recherche qui est choisie afin de réaliser une thèse, en plus de procéder au développement du cadre conceptuel nécessité ainsi que de la méthodologie qui se verra employée. Une fois le tout rédigé, la soutenance de celui-ci est nécessitée devant un jury de trois professeurs qui jugent de la pertinence ou non du projet de thèse. Une longue étape, très longue même. Toutefois, elle s’avère nécessaire puisqu’elle posera les bases de ce qui deviendra la vie du doctorant pour les prochaines années à  venir, soit la réalisation de sa thèse.

à€ cette étape, il est clair que les intérêts de recherche des personnes au doctorat vont transparaître. Autant je me vois passionné par la recherche touchant le concept de l’apprentissage collectif et de sa mesure, autant d’autres collègues vont s’intéresser au concept de développement durable, de l’action collective ou du développement économique par le biais des entreprises.

Somme toute, le cheminement au doctorat en développement régional est une longue route à  parcourir pour quiconque décide de s’y aventurer. Mais une route ô combien passionnante !

Prise de parole

Par Christian Bélanger, étudiant au Doctorat en développement régional

« Certains pensent que parler c’est rien faire »

«  Moi je vous dit que la parole est mon acte »

(Raoul Duguay, Kébèk à la porte, 1995)

Bonjour. Kuei.

Débuter ma première intervention dans l’univers de la blogosphère uqacienne par le biais d’une citation de l’un des poètes les plus éclatés que le Québec ait pu connaître est sans doute un risque pris sur un coup de tête. Certains ou certaines qui me connaissent très bien vous diront que cela est tout à  fait normal de ma part. Qui plus est, il sera possible que vous les entendiez vous dire qu’il n’y a même pas de risque et que cela est pleinement calculé de ma part.

Cela s’avère entièrement vrai.

Mon cheminement de vie m’a amené à  poursuivre des études qui, au premier abord, peuvent paraître répondre à  une logique totalement anarchique. Ayant réussi à  obtenir une technique en travail social du Cégep de Jonquière en 1998, j’ai poursuivi mes études universitaires au niveau du programme de baccalauréat en communication sociale à  Trois-Rivières entre 1998 et 2001. Après une année de travail à  temps plein en tant qu’intervenant communautaire dans le domaine du logement social à  Trois-Rivières, j’ai amorcé et complété une maîtrise en études et interventions régionales ici même à  l’UQAC entre 2002 et 2004. Puis, la bougeotte me reprenant, j’ai travaillé un an en tant qu’animateur communautaire dans le quartier Villeray à  Montréal.

On a beau sortir une personne de la région, mais il est impossible de sortir la région de la personne !

En 2005, j’ai finalement décidé de venir entamer un cheminement doctoral au niveau du programme de doctorat en développement régional offert par l’UQAC. à€ travers mes études collégiales et universitaires, à  travers les périodes o๠j’ai travaillé à  temps plein, il m’a été possible de m’engager socialement au sein de différents groupes, que ce soit les associations étudiantes, le milieu de la radio communautaire ou bien des comités de développement social. Si tout cela vous apparaît comme étant un peu du grand n’importe quoi, c’est que vous faites abstraction de ce qui est mentionné dans mon profil de blogueur, soit mon désir profond de changer les choses. L’ensemble du cheminement que j’ai parcouru dans ma vie m’a amené à  m’outiller en conséquence. Et nul désir d’attendre la lutte finale ou le Grand Soir afin de me mettre à  l’œuvre. Pourquoi ne pas agir si nous en avons les moyens ?

C’est justement pour cela que j’ai choisi de débuter mon premier écrit par les paroles d’un poète que j’adore. La parole au sein de ce blogue sera mon acte. Parler de la réalité des étudiants et étudiantes de troisième cycle m’apparaît des plus importants. Trop souvent ce niveau d’étude se voit mystifié de par la méconnaissance que les gens ont de ce qui le compose. Trop souvent, il est possible d’avoir en tête le chercheur ou la chercheuse comme étant une personne s’isolant dans sa bulle et parlant un langage que seuls des initiés peuvent avoir compris. Et trop souvent, malheureusement, il y a des réalités que les gens vivent isolément et qui ne sont pas des plus joyeuses.

Si mon écriture aurait pour impact d’aider à  une meilleure compréhension du troisième cycle par ne serait-ce qu’une seule personne ou d’apporter un élément de solution à  un seul problème vécu, j’aurai atteint mon objectif de changer les choses car cela aura amélioré la situation de départ d’avant mes textes.

Notez qu’accessoirement, j’aurais pu aussi vous mentionner que je suis âgé de trente-trois ans et que je suis natif de Chicoutimi (malgré que tout les gens pensent que je suis natif de Trois-Rivières). J’ai oublié, j’en fais mon mea culpa!