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La douceur de l’artiste à  l’UQAC

atelier interdisciplinarePar Anaïs Plasse, étudiante au Baccalauréat interdisciplinaire en arts

Parlons un peu de moi, et de ce pourquoi je me retrouve à  l’UQAC en ce moment même…

Voilà  un peu près six mois que j’ai appris à  déambuler entre le Pavillon des Arts, où il est toujours plaisant de boire un café auprès des enseignants, et des chargés de cours…

La salle de répétition de théâtre o๠l’on peut toujours entendre un petit air de piano si l’on tend bien l’oreille…

Six mois que je prends plaisir à  observer ces petits êtres en blouses blanches tachetées, sortant d’un atelier de modelage, peinture, ou sculpture…

Six mois que je partage le local de l’association des étudiants en arts, o๠il est agréable de passer un moment à  discuter sur un divan lorsqu’une pause dans des journées bien chargées se profile…

Je ne vous parle pas du laboratoire de photos, où de nombreux clichés sèchent paisiblement sous la lueur des lampes inactiniques…

Ni du local d’emprunt d’audio-visuel, o๠il est possible d’échanger sa carte étudiante contre une caméra professionnelle accompagnée de tout son attirail de kit d’éclairage et de prise de son…

Comme vous l’avez peut-être deviné, le programme en arts de l’Université s’investit dans tous les domaines.

Spécialisée en théâtre pour ma part, j’ai appris à  ouvrir mon horizon artistique aussi bien concernant la peinture que le cinéma, en passant par l’interdisciplinarité et l’art performance !

Pas de répit pour l’inspiration, il faut être de tous les domaines. Voyez sur la photographie comme nous nous amusons en arts. Dans un des cours suivis, nous devions en fait tracer sur le sol de la salle de répétition de théâtre, un plan de quartier tel que nous l’envisagions… Paré d’un rouleau de ruban adhésif, chacun de nous devions tracer au sol le plan de notre appartement. Après l’écoute de la consigne et une heure plus tard il a été très formateur de s’apercevoir comment chacun avait sa notion propre d’échelle de son habitat… grosse maison à  l’américaine avec jardin inclus contre certain marginaux qui préfèrèrent tracer le plan d’un igloo…

Du rêve à  la réalité…il existe tout un monde que l’art permet d’espérer !

Petite information au passage, qui ne saurait être négligée :

Ces temps-ci et ce jusqu’au 26 février, les étudiants finissants en arts présentent leur projet artistique :

pièces de théâtre, projection vidéo, ou vernissage, il y en a pour tous les goût !

(voici le lien de la programmation:

http://www.facebook.com/home.php#!/event.php?eid=190234564338717

ou

http://lagaleriedeluqac.blogspot.com/2011/02/plaisir-public.html )

à  bientôt !

Janvier m’achèvera ou comment en finir avec janvier

hiverPar Anaïs Plasse, étudiante au Baccalauréat interdisciplinaire en arts

Janvier est un sacré énergumène !

J’ai toujours entendu dire :

« Au Québec, il ne fait pas froid,
il y a seulement des gens mal habillés ! »

Je dois en conclure que je n’ai pas encore totalement trouvé les vêtements adaptés !
Il est évident qu’après deux années consécutives passées dans le Sud de la France, près de Marseille, ma garde-robe allait de pair avec les douces soirées en terrasse… soirées passées à  flâner près des fontaines de la ville…

J’accorde donc aujourd’hui à  Janvier le diplôme du mois le plus froid jusqu’à  présent connu au Québec.
Il faut dire que je m’en reviens d’une fin de semaine passée au bord du Lac Saint-Jean. J’aurais pu trouver la place belle, si seulement j’avais pu voir au travers de mes nombreuses couches (entre tuque et grosses écharpes, il reste très peu d’espace pour ouvrir les yeux!).

On m’a également dit qu’il suffisait de couvrir les extrémités du corps pour avoir chaud !
Je peux confirmer cela en vous avouant que les chaussures en cuir sont à  proscrire ici ! Le cuir gèle vite et une fois froid, impossible de demander à  ses orteils de se réchauffer !
Je progresse dans l’habillage, puisque j’ai compris aussi que les mains étaient des outils vitaux à  l’être humain : après avoir eu plusieurs fois au cours de janvier des gerçures au bout des doigts, j’ai troqué mes gants soigneusement tricotés par une dame du Saguenay pour des moufles un peu moins élégantes mais tout autant efficaces !

Janvier m’achèvera donc !
Vivement de voir arriver Février !

Si par chance en revanche, vous avez l’occasion de vous rendre au Lac Saint-Jean, n’hésitez pas à  faire un détour par Saint-Félicien !
Un zoo vous y attend, peuplés de ses nombreuses espèces hivernales ! N’attendez pas de croiser un orignal au bord d’une route ou n’essayez pas de vous aventurer dans les forêts pour apercevoir un grizzli,
il est bien plus simple de prendre un ticket au zoo pour admirer les animaux du Grand Nord.
Pas de panique pour tous les adeptes de protection des animaux : l’environnement naturel dans lequel évolue chaque animal est immense…
Aucune cage ne les retient… c’est vous qui êtes enfermés pour les admirer !

Article premier… présentation loufoque d’expériences rigolottes!

Par Anaïs Plasse, étudiante au Baccalauréat interdisciplinaire en arts

Bonjour à  tous
chères lectrices
et chers lecteurs,

Nous sommes le 20 janvier 2011, et cela fait bientôt 5 mois que j’ai posé le premier pied sur le continent américain, plus particulièrement au Québec.

Si vous voulez encore en savoir un peu plus sur ma situation géographique,
il vous suffit de prendre une carte du Québec et de regarder où se situe un des points les plus au nord de la Belle Province… pour trouver…Chicoutimi !

Je ne sais pas vraiment par quoi commencer pour vous faire part de mon expérience ici(te), tous les jours un peu plus enrichissante que glaciale !
Venant de France, je pourrais vous parler de la première chose qui m’a marquée en arrivant…

Du plus loin que remontent mes souvenirs, je crois bien que c’est l’extraordinaire quantité de bleuets (communément nommés myrtilles en France) qui a retenu mon attention.
Oui oui je ne blague pas !!!
Avec mon regard tout neuf, ingénue que j’étais, j’ai voué une réelle fascination pour le nombre de possibilités de commercialisation du bleuet et de ses nombreux produits dérivés :
cuisinés dans les muffins, ou pour enrichir les pane-cakes au petit déjeuner, garnissant les tartes, ou aromatisant les confitures… Il est également possible de se parer de bleuets-pendentifs, de bleuets-bagues, de bleuets-boucles d’oreilles…
Alors, croyez-moi, à  tous les passionné(e)s de bleuets, il est possible de faire carrière au Saguenay !

Bref, tout cela pour dire, que je m’attendais plutôt à  rencontrer des caribous (orignaux) sur la route menant de Montréal jusqu’à  Chicoutimi…
Mais pas pantoute!
Une des premiers stéréotypes que j’avais en arrivant venait de s’ effondrer : grand bien m’en fasse, le voyage est fait pour cela !

Même si je n’ai abordé que le sujet des baies jusqu’à  présent (hihi, non non je ne suis pas une spécialiste… ou du moins pas encore!), et que vous en avez déjà  assez de lire ma « présentation loufoque », laissez-moi vous dire encore quelques petites choses…

Si vous avez un jour l’occasion de vivre l’expérience d’un séjour au Québec, en tant qu’étudiant(e)s internationaux(ales), faites vos valises tout de suite !
Prenez le strict minimum surtout, puisque rien ne vaudra les richesses que vous rencontrez !

Vous ne regretterez pas de pouvoir jongler plus tard entre expressions françaises et expressions québécoises…
Vous aimerez vous faire charrier (niaiser) pour votre usage d’anglicismes…(attention, il est interdit de faire du shopping ici, il faut « magasiner« , ou bien à  la rigueur « faire son épicerie »!)
Vous aimerez bien sûr parler de l’hiver, qui est « si rude » au Québec, mais vous verrez qu’après quelques bonnes habitudes vestimentaires, cela ne sera pas si difficile à  vivre (et vous passerez pour un héros auprès de votre famille restée en « climat tempéré »)
Vous vous étonnerez également d’admirer les flocons de neiges recouvrir délicatement les toitures de vos voisins,
et trouverez vite qu’il est est très agréable de profiter des sports hivernaux !
Enfin,
vous trouverez votre université géniale (en partie parce qu’elle est bien chauffée)
et vous rencontrerez des personnes inoubliables (qui vous accueilleront toujours chaleureusement, avec une poutine, une bière, ou bien un super poêle à  bois)…

Je vous laisse sur ce, à  cette première lecture, en espérant vous transmettre à  travers les mots, le goût du voyage, de la rencontre et bien sûr… le plus de sourires possibles !!!

à€ très vite !

Anaïs.