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L’Art éphémère au Saguenay

Image 2 Gaétan_A15Par Gaetan Reine, étudiant au Baccalauréat interdisciplinaire en arts

C’est au centre social de l’Université, un vendredi matin que plusieurs artistes de la relève, étudiants en Arts se sont exprimés à travers l’Art Performance et ils y ont laissé leurs traces.

J’étais de ces explorateurs d’un Art qui attire l’attention, retient l’intérêt et qui surprend de par ses codes et ses frontières disciplinaires souvent occultées. Le corps, le temps et l’espace sont les matériaux de base de l’art performance.

L’Œuvre que j’ai présentée avec Isabelle, amie et collègue, se voulait très simple et épurée dans sa forme, car c’est le fond, personnel et profond que nous voulions partager, exempté de toutes fioritures. On a donc proposé « Mask in Tape » aux personnes présentes le vendredi 2 octobre dernier.

Cette œuvre que nous avons présentée consistait à nous retrouver dans un premier temps l’un en face de l’autre d’un bord et de l’autre du centre social. Nous avions tous deux un bloc d’argile dans les mains, porté contre notre corps face à nous.

Le mien était marron et celui d’Isabelle était blanc. Après un temps d’arrêt à se regarder nous avons commencé à marcher l’un vers l’autre. Jusqu’à se retrouver et s’agenouiller, toujours face à face. Nous déposâmes tranquillement nos blocs respectifs et commençâmes tous deux lentement l’exploration de nos visages, du bout des doigts.

Nos regards n’étaient pas dans l’instant, mais dans tous les souvenirs que l’ont pouvaient associer à ces premiers instants de découverte de l’autre.

Une fois nos têtes collées, nez à nez, nous avons commencé en même temps à prendre des bouts d’argiles de nos blocs pour les appliquer sur la face de l’autre. Avec la concentration d’un sculpteur, petit à petit nous avons accéléré le rythme. Dans des attitudes respectives, tantôt heurtées, tantôt bestiales, nous appliquâmes d’un rythme de plus en plus soutenu les morceaux d’argiles dans le but de recouvrir le maximum de surface. Jusqu’à la création d’un bloc d’Argile de couleur mixe, qui reliâmes le temps d’un long moment de répit nos deux têtes. Nous respirions peu.

Et enfin, nous laissâmes ce bloc se détacher au fur et à mesure que nous nous éloignons. Pour laisser à nos pieds, la trace de la découverte, de la rencontre, ainsi que de la séparation.  Avec cette œuvre, nous voulions entre autres, questionner toutes ces étapes de vie en symbolisant avec l’argile, la trace que nous laissons chez l’autre.

C’était à l’UQAC, lors du off festival Art Nomade 2015.

Merci à Frédéric pour cette photo et à Antonio pour nous avoir embarqués dans cette aventure performative très personnelle.

À bientôt.

Les Webseries et l’UQAC

 Photo 1Geatan_A15

Le premier cours de Production Web donné par Jean a pris fin au printemps dernier. J’ai eu l’honneur de faire partie des cobayes et, pour ma part, ce cours est une belle réussite. Étant en concentration Cinéma/Vidéo, mon implication et mon engouement étaient un peu prévisibles, c’est sûr !

Après avoir étudié cette plateforme nébuleuse qu’est le Web et découvert ce qui s’est déjà fait, nous devions nous lancer dans la production et la diffusion d’un épisode pilote. Évidemment, cela devait se faire sous la condition morale de se trouver l’idée et le projet qui nous intéresserait le plus et de l’adapter au Web. Les codes et contraintes sont multiples et on aime ça.

Chaque idée de projet doit comporter un regard et un intérêt poussés à la dimension transmédiatique de nos œuvres.

Concrètement, cela veut dire que dès la genèse de notre processus créatif, il était impératif de penser non pas à « ce que le spectateur voulait voir », mais plutôt à « comment l’internaute/spectateur se comporte ». Car oui, le format web doit être exploité dans toutes ses caractéristiques. Contrairement à un film ou à une série télé, une vidéo doit avoir son public cible très précis. Aussi, la vidéo doit être pensée pour être écoutée sur une tablette, un cellulaire et avoir une durée beaucoup plus courte.

Plusieurs étudiants se sont tellement impliqués dans ce cours qu’ils ont pu continuer leurs Webseries au-delà des classes. Chacun a trouvé l’audience souhaitée. Cela témoigne de la qualité des outils acquis dans ce cours de Production Web.

Je le recommande à tout étudiant créatif prêt à démystifier cette plateforme Web que nous utilisons chaque jour, dans le but de nous accompagner dans l’exploration de ce nouveau média.

L’UQAC, mon habitat

Ghabitat phot G marsPar Gaetan Reine, étudiant au Baccalauréat interdisciplinaire en arts

Je vous présente mon habitat !

Cela peut intriguer, mais c’est bien vrai. C’est le thème d’un de mes projets en cours d’atelier d’exploration interdisciplinaire. Je vous le partage en quelques mots, car ça vaut le détour. L’idée était de s’approprier un emplacement dans l’université, le temps d’une installation artistique pour une présentation de 15 minutes.

Nous étions pour cela, en groupe de 3. Ce trio ne s’est pas fait par pur hasard et j’explique pourquoi :

Quelques semaines plus tôt, le professeur (avec préméditation et plan de cours) a mis en place un atelier pour toute la classe, dans lequel nous devions concevoir une ville sur le sol de la salle du petit théâtre. Nous avions comme seul outil, du tape de couleur (ruban isolant électrique).

Place alors à notre organisation et à notre imagination pour construire nos maisons respectives ainsi que les parties communes de cette ville en moins de 3h. Expérience humaine intéressante, car des questionnements sur l’espace, la vie en collectivité et l’individualisme ont pu faire leurs chemins dans nos têtes. Les différentes personnalités étaient visibles dans nos œuvres respectives ainsi que nos médiums principaux (Dessin, Sculpture, Art numérique, Cinéma/Vidéo, etc.) Tout ceci était filmé et le visionnement en vitesse rapide de nos travaux a permis à chacun d’observer son attitude.

J’en reviens donc à ce trio pour ce projet sur le thème de l’habitat dans le sens « territoire » du terme (c’était notre choix).

Le professeur a demandé a ce que l’on se regroupe par voisinage direct, de notre projet précédent. Évidemment, ce voisinage était spontané, mais je salue cette brillante idée, car, naturellement, nous avons travaillé en parfaite harmonie tous les 3. Peut-être est-ce dû au hasard ou peut-être pas?

En tout cas, nous avons apporté un peu de chacun de nous dans cette oeuvre qui s’est concrétisée dans la construction de l’habitat d’une veuve noire, rebaptisé « Veuve blanche ».  Pour symboliser ceci, nous avons, dans un espace de grand passage de l’université, envahi la cage d’escalier pour cette installation éphémère. On y a joint de l’expérimentation sonore et de la performance afin d’exploiter ce bout d’espace public en oeuvre.

Les cours se vivent intensément ici et c’est enrichissant. Allez, je vous laisse, je dois me rendre à un autre cours, aussi atypique que celui que je viens de vous décrire !

À bientôt

Gaetan