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La vie d’un étudiant en plein air

Par Adrien Guibert-Barthez, étudiant au Baccalauréat en intervention plein air

Vie hiver

Des regards songeurs me dévisagent immanquablement lorsque je dis que je fais un Baccalauréat en intervention plein air. « C’est pas sérieux ! », « Ça existe ? Pourquoi ?? » ou encore « C’est pas réellement un vrai Bacc hein ? » Et pourtant oui !

J’ai toujours été fasciné par la vie dans la nature. Faire une cabane dans un arbre, jouer à des jeux de stratégies de nuit et dormir dehors m’a toujours intéressé. Je me disais que c’était un excellent passetemps à faire avec des amis et jamais j’aurais cru étudier là-dedans.

Aujourd’hui, j’en suis à ma deuxième année au Baccalauréat en intervention plein air, et j’adore ça ! Connu anciennement sous le nom de Baccalauréat en plein air et tourisme d’aventure, le diplôme de premier cycle permet aux étudiants de se former dans divers domaines tels que l’intervention d’urgence en région isolée (tant au niveau des premiers soins avancés que de la logistique de recherche et sauvetage), la vie et survie en conditions estivales et hivernales, l’intervention éducative par la nature et l’aventure, plusieurs sports de plein air divers (ski hors piste, canot, kayak, escalade) et plusieurs autres disciplines connexes (kinésiologie, psychologie et nutrition pour ne nommer que ceux-là)­.

Outre les formations précises dans ces domaines, le baccalauréat me permet d’en apprendre d’avantage sur moi-même et sur les relations avec les autres. Chaque tâche effectuée dans la vie de tous les jours où il peut y avoir des tensions est multipliée par 10 en plein air. Par exemple, il n’est pas toujours facile, lorsqu’il fait -30 degré Celsius, que tu dors dans une tente non chauffée avec autour de toi des gens qui ont aussi froid que toi, de faire la vaisselle! Le baccalauréat permet de beaucoup travailler sur soi : la patience, l’entraide, le leadership, la débrouillardise, la persévérance, l’autonomie et le contrôle de soi font parti des compétences transmises via le plein air.

Pour ceux qui voudraient en apprendre d’avantage, je vous invite à suivre le lien suivant : http://programmes.uqac.ca/7309 vous y trouverez toute l’information sur les cours offerts. Sinon, je vous invite aussi  à aller voir la vidéo promotionnelle, filmée et montée par Paul henry Cahens, diplômé du bacc. Bon visionnement! http://www.youtube.com/watch?v=40t72EYYWqw

La coopération

coopérationPar Jean-Philippe Huard, étudiant au Baccalauréat en intervention plein air

Dans le cadre de mes études au Baccalauréat en Intervention Plein air, je développe beaucoup le travail d’équipe. Les objectifs communs sont centrés davantage sur des projets en sous-groupe. Il n’est pas rare d’effectuer des rencontres après les heures de cours afin de réaliser des démarches permettant la réalisation des travaux. Le temps investi s’accumule et lorsque la fin de session arrive,  il se transforme en connaissances.

Les enseignants outillent les étudiants à l’aide de leur vision et de leur expérience. Une fois la matière acquise, nous parlons tous le même langage, celui de l’intervenant plein air. Notre lien avec la nature nous unit dans nos activités. Il n’est pas toujours simple de le transmettre et de le faire respecter lors d’interactions avec des clientèles  externes. Selon moi, la dénaturalisation des gens est un problème sociétaire notoire. Pourtant, mes coéquipiers et moi partageons tous ce respect envers la nature. La pratique d’activités en plein air développe la créativité, la conscience de soi, le partage et un sentiment d’appartenance au moment présent. Le partage des connaissances reliées aux travaux faits en équipe représente la principale richesse acquise depuis le commencement de mes études.

Chaque individu est unique et a des buts différents. Pour faire avancer les projets, nous devons fixer des objectifs communs et s’engager à les respecter. La  principale difficulté du leader est d’instaurer une ambiance positive et favorable au travail d’équipe. Dans le cadre du cours de Leadership Organisationnel, j’ai appris la principale différence entre le leader et le gestionnaire de projet: la fonction du leader est d’influencer les membres du groupe afin de réaliser un objectif commun et le gestionnaire lui, dirige davantage afin de respecter des contraintes. Une fois cette théorie comprise, les tâches des différents travaux peuvent se distribuer selon les intérêts de chacun.

Notre projet de fin d’études prend place dans le cours de Leadership d’expédition et élaboration de mission. Nous sommes 19 étudiants et  avons tout de même réussi à choisir un seul voyage. Le processus a été difficile mais maintenant que le choix est fait, chaque étudiant se retrouve dans un comité avec des tâches bien définies. Notre objectif commun est de développer nos compétences de leader en milieux isolées et ce grâce à un voyage au Kirghizistan, en Asie.

L’apprentissage expérientiel est une technique favorable à notre champ d’expertise. On apprend de nos erreurs et des erreurs de nos partenaires. Le rôle de l’enseignant est d’accompagner et d’outiller les élèves afin qu’ils puissent répondre aux différentes situations auxquelles ils seront confrontées dans le domaine de l’intervention.

La session étant terminée, ce texte est mon dernier: je laisse la place à quelqu’un d’autre qui voudra bien partager son expérience en plein air à l’UQAC.

Cordialement,

Jean-Philippe Huard

Les initiatives universitaires

Par Jean-Philippe Huard, étudiant au Baccalauréat en intervention plein air

Durant la majorité des expériences scolaires alogobacBIPAntérieures que j’ai vécues, peu m’incitaient autant à prendre les commandes de mon éducation, que mon aventure universitaire. Les projets proposés incitent les élèves à communiquer entre eux afin d’échanger leurs perceptions et leurs connaissances sur des sujets d’actualités. Les horizons sont larges et la disponibilité des professionnels assurent un développement à plusieurs niveaux.

Dans le cadre de deux cours de leadership, les étudiants doivent effectuer des recherches, rencontrer des dirigeants d’entreprises, planifier des expéditions d’envergures à l’étranger, bref l’organisation et le travail d’équipe sont deux valeurs priorisés durant ces différents types de travaux. Quand vient le temps de travailler avec diverses personnes, étudiants, professionnels, etc, il est important de faire preuve d’empathie et d’adaptation. Lors de rencontres préparatoires, il est nécessaire de fixer des objectifs communs et de consulter les membres de l’équipe. En ajoutant une petite touche d’humour, le groupe travaille dans un climat propice à la création et au respect de chacun.

Ensuite, à l’intérieur du cours de logistique de camps fixes, mon coéquipier et moi sommes entré en contact avec l’Officier logisticien de la Croix-Rouge, afin d’obtenir des réponses précises au sujet de cet organisme. Ce travail consistait à créer un annuaire professionnel de 4 champs avec lesquels, un étudiant en Intervention Plein Air au Baccalauréat est susceptible de travailler. Il y avait les domaines suivants : l’humanitaire, le tourisme d’aventure, le culturel et les campements scientifiques et industriels. Durant ce cours, des rencontres avec un responsable de la CSST, un représentant d’une entreprise d’Énergies Renouvelables, un atelier sur l’électricité et un représentant d’une compagnie de propane, sont venues bonifier les connaissances en lien avec la logistique de camps fixes.

Finalement une fin de semaine dans un domaine de Zoothérapie a approfondie l’univers de l’intervention éducative et thérapeutique par le Plein Air. Le contact avec les animaux est un moyen pour les zoothérapeutes  de déceler les limites sociales chez les gens en général. Lors de cette fin de semaine, nous avons effectué de la relaxation en plein air, avons observé et joué avec des chiens, chevaux et même un cochon domestiqué a pris place dans le groupe d’animaux participants.

Pour conclure, les avenues et les opportunités en matières d’emplois pour le Bachelier en Intervention Plein Air, dépendent des intérêts, des motivations et surtout des initiatives professionnelles qui motivent la personne. Pour ma part, j’ai un faible pour le domaine de la logistique en tourisme d’aventure et l’intervention éducative et thérapeutique par le Plein Air. À vous de découvrir vos horizons!

Jean-Philippe Huard