Archives pour la catégorie Histoire

L’art dans ma ville

Par Annie Lapointe, étudiante au Baccalauréat en histoire

Cette semaine, je me permets de changer de branche. Je laisse de côté les sciences humaines pour parler d’art. Par contre, je trouve que ces deux domaines sont inter-reliés, surtout en histoire. Pour les personnes se dirigeant en histoire publique ou en muséologie, l’art fait partie du quotidien. J’irais même dire que les jeunes désirant devenir muséologue devraient faire leurs études collégiales en arts et lettres ou même en arts plastiques, pour ensuite faire leur baccalauréat en histoire. Savoir comment un artiste travaille, son parcours est essentiel pour permettre de mettre en valeur son oeuvre.

Le Saguenay-Lac-Saint-Jean regorge de petits trésors de culture et souvent, beaucoup l’ignorent. On dit que la culture coûte cher, que les spectacles sont hors de prix. Or, si l’on compare une personne qui va à  Montréal voir des spectacles et une personne qui reste dans la région, celle demeurant au Saguenay-Lac-Saint-Jean peut facilement voir de 10 à  15 spectacles pour le même prix de deux à  trois fois spectacles dans la métropole. De même, une foule d’événements gratuits ou à  moins de 5 $ sont accessibles. Les ciné-clubs d’Alma, de Jonquière et de Chicoutimi nous offrent une variété exceptionnelle de films étrangers ou de répertoire. Pour les amateurs de musique, le Conservatoire de musique de Chicoutimi offre des spectacles gratuits de leurs étudiants plusieurs fois par année. Les galeries d’art comme l’Espace Virtuel, la galerie Séquence, le Lobe et bien plus nous invitent à  des vernissages ou des présentations assez fréquemment. Les bibliothèques ont aussi toujours des expositions, et ce, même dans les plus petits villages.

Le Centre National d’Exposition (CNE) est également l’un de nos bijoux. La différence d’un centre d’exposition avec un musée d’art est que le centre ne possède pas de collection d’oeuvres. Toutes ses expositions sont des prêts temporaires. Présentement, le Musée National des Beaux-Arts du Québec a prêté l’exposition Pellan au CNE. On peut voir l’évolution de cet artiste québécois de sa toute première peinture à  l’huile jusqu’à  ses bestiaires et ses sérigraphies, et ce, gratuitement.

C’est pourquoi il est primordial d’offrir des programmes d’arts dans notre belle université. Former la relève est un cadeau pour l’avenir. Vivre l’art en région c’est très possible et très accessible. C’est donc à  votre tour de faire votre part pour encourager nos artistes!

Les liens de la semaine

Le calendrier de presque tout ce qui se passe dans la région
Le site de réservatech
Un autre calendrier très utile

Les galeries d’art de Chicoutimi

Galerie Séquence

Galerie Le Lobe

L’espace virtuel

Centre national d’exposition

La Galerie de l’UQAC

Galerie Langage plus


Les Ciné-clubs

Ciné-club de Jonquière

Ciné-club de Chicoutimi

Ciné-club d’Alma

Je vous laisse sur une citation de Fedor Dostoieski, l’un de me auteurs préférés:
L’art changera le monde

Bonne semaine à  tous!
Annie

Suggestion lecture de la semaine : pour aller avec la thématique, l’art du maquillage de Sergio Kokis. Un bijou de style qui nous amène dans la vie d’un copiste. Pour les fans d’histoire de l’art, on trouve des images visuelles magnifiques autour de ce récit prenant.

Un musée-a-thon sous la feuille d’érable

National Art Gallery, Ottawa

Par Annie Lapointe, étudiante au Baccalauréat en histoire

Du 28 février au 4 mars s’est déroulée une folle aventure pour deux futurs historiens. Mon ami et moi avons décidé de prendre quelques vacances très méritées, loin de nos cours et de l’association étudiante pendant la mi-session. Nous sommes partis dans la Capitale Fédérale afin de faire un musée-a-thon. Comme la muséologie nous intéresse tous les deux, nous avons pensé qu’il serait non seulement formateur, mais aussi très agréable de visiter le plus de musées possible en 3 jours.

Au programme : Musée des civilisations, Musée de la nature, Musée de la guerre et Musée des Beaux-arts. De plus, nous avons visité la basilique Notre-Dame et la colline Parlementaire. L’intérêt était simple : voir les différentes sortes d’aménagements et les méthodes de présentation des objets afin de parfaire notre savoir. Nous avons alterné musées de sciences humaines, de sciences pures et d’arts. De même que nous avons choisi des musées destinés à  des publics très différents. Bref, un trois jours très rempli dans une nouvelle ville. Seule déception : nous n’avons pu visiter le parlement, car il y avait dépàŽt du budget pendant notre séjour. Aussi, comme nous étions à  pied, plusieurs musées restèrent inaccessibles comme le Musée de l’aviation et le Musée des sciences et de la technologie. Bref, un autre séjour s’impose cet été, probablement au cours du mois de mai. Ce sera le moment de visiter la résidence de la Gouverneure générale ainsi que les magnifiques parcs de la capitale.

Nos constats : le Musée des civilisations est tout à  fait sublime, mais les expositions qui y étaient présentées (sauf les trésors de l’Afghanistan) étaient toutes sur le Canada et les Premières Nations donc nous avons fait une surdose de pointes de flèches.

Le Musée de la nature devrait mettre son bâtiment plus en valeur, mais sinon c’est une sortie éducative intéressante pour les jeunes enfants.

Le Musée de la guerre est exceptionnel, bien aménagé, bien documenté, conçu pour divers publics. Ils ont réussi à  créer un hommage à  nos vétérans tout à  fait respectueux tout en créant une atmosphère enjouée pour intéresser les enfants.

Le Musée des Beaux-arts est immense et il n’est pas conseillé de vouloir voir toutes les salles dans la même journée. Nos jambes ankylosées en sont la preuve! Mais mon tête-à -tête avec Gustav Klimt fut un événement dont je vais me rappeler toute ma vie.

Bonne relâche à  tous!

Annie Live from Ottawa

Suggestion lecture de la semaine : un livre que je lis et relis avec toujours le même enthousiasme : « La jeune fille à  la perle » de Tracy Chevalier. Une incursion fictive dans le quotidien du peintre Vermeer racontée du point de vue d’une servante à  qui on donne les traits de cette fameuse peinture.

Histoire d’os

Par Annie Lapointe, étudiante au Baccalauréat en histoire

Re-bonjour à  tous,

Lorsque j’étais petite, je ne rêvais que d’une chose : être archéologue comme mon héros Indiana Jones. Je voulais explorer le monde, apprendre des dizaines de langues et de dialectes, découvrir des momies oubliées avec comme seuls compagnons mon fouet et mon chapeau en cuir. L’envie m’est passée avec le temps, mais en m’inscrivant au bac en histoire un brin de nostalgie a resurgi : il existe non seulement un département d’archéologie à  l’UQAC, mais aussi plusieurs cours sont accessibles sur cette pratique. Mais non, on ne découvre pas de vieux tombeaux à  l’UQAC, ni des trésors enfouis, mais des traces de l’occupation des premières nations et des périodes plus récentes. En mai dernier, je me suis réservé un mois de plein air, les ongles noirs de terres, les genoux endoloris à  faire de la fouille à  la rivière Ste-Marguerite. Quel dépaysement pour la pantouflarde que je suis! Pour faire de l’archéologie au Québec, ouste le fouet (le chapeau est utile par contre), vive la truelle, le porte-poussière et le galon à  mesurer. On n’est pas non plus dans les chaleurs du désert du Sahara, la météo du Québec ne laisse qu’une petite saison de fouille. En mai, vivement les couches de vêtements, les gants sans doigts et le thermos de tisane. Qu’est-ce qu’on trouve? Selon les sites : des pointes de flèches en diverses matières, des os cuits ou crus d’animaux, des couteaux, des haches, des structures comme des foyers. Toute qu’une initiation! Les étudiants qui s’inscrivent à  ce cours ne sont même pas obligés d’être en histoire, ni même en sciences humaines. C’est l’occasion pour tous les curieux d’essayer un domaine peu connu. Une chose est certaine, on ne voit plus les objets dans les musées de la même façon par après!

Bonne semaine!

Annie « Lara Croft» Lapointe

Suggestion lecture: Histoire de la laideur d’Umberto Eco! Un magnifique ouvrage sur les représentation dans l’art de ce que pouvait être la laideur à  toutes les époques.