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« Seule l’histoire n’a pas de fin. » – Charles Baudelaire

Par Annie Lapointe, étudiante au Baccalauréat en histoire

Je vous annonce que cet article sera mon dernier sur le blogue de l‘UQAC. Après quatorze parutions, je dois dire que les sujets me manquent. Je laisse donc ma place à  une autre personne dynamique du programme d’histoire. De toute façon, mon expérience dans l’enceinte de l’UQAC tire à  sa fin. Après deux ans dans la belle ville de Chicoutimi, je déménage vers la capitale nationale pour poursuivre mes études. Ne pensez pas que j’abandonne ma région natale avec joie. Si le programme que je lorgne se donnait ici, je serais restée.

Mon dernier article portera donc sur mon implication, où j’en suis rendue, où je souhaite aller. Je suis de ces gens qui sont convaincus qu’aussitôt qu’on donne de son temps bénévolement, il n’y a pas de fin, que des débuts.

Depuis le dernier conseil central du MAGE-UQAC, je suis en charge d’organiser les élections au conseil exécutif et au conseil d’Administration de mars prochain. Je m’occupe de cette tâche avec nul autre qu’Hugo, mon collègue-blogueur. Nous vous prévoyons des élections dynamiques avec un fort taux de participation! Je n’aurais pu espérer avoir un meilleur collègue pour préparer cet évènement d’envergure, nous formons réellement une équipe du tonnerre!

Pour ce qui est de mes autres implications, je siège toujours sur le conseil d’administration, en tant que représentante tout étudiant. Mon ràôe se terminera lors de la fin de cette session. Je dois dire que cette expérience est des plus enrichissantes. Il est rare que la chance nous est donnée dans le début vingtaine de pouvoir prendre part à  des discussions sur les finances aussi ouvertement qu’au MAGE-UQAC et ce, même pour les personnes n’étudiant pas en administration.

Je suis toujours aussi sur les comités de Projet de milieu et du Fonds monétaire spécial qui décide d’où va votre argent pour les projets étudiants. Ces comités sont une façon facile pour vous de financer vos projets, aussi ambitieux soient-ils. Il suffit de remplir un petit formulaire qui est disponible au bureau du MAGE-UQAC et aux Services aux étudiants.

Dans l’avenir, j’aimerais mettre l’emphase sur l’implication communautaire. L’implication étudiante ce n’est pas la même chose dans une université de 28 000 étudiants (seulement au premier cycle) comme Laval qu’à  l’UQAC. Ici, on a l’impression d’être réellement écouté, d’avoir une place. C’est pourquoi je vous conseille fortement de vous impliquer lors de votre passage en ces murs. On acquiert une maturité et on a des responsabilités qui nous forment réellement, qui nous préparent au marché du travail. Ce genre d’expérience est difficile à  aller chercher lorsque notre emploi d’étudiant est dans le service à  la clientèle au salaire minimum. Sur ce, je vous souhaite un merveilleux séjour pendant les 3-5 ou 12 ans que durera vos études à  Chicoutimi. J‘ai été privilégiée d’avoir pu vous faire part de ce qu’a été mon expérience d’étudiante en histoire à  l’UQAC.

Annie

Suggestion lecture : L‘Oe“uvre d’ɉmile Zola. On ne peut rester indifférent face à  cet auteur, on aime ou on déteste (ou alors, on adore comme dans mon cas). Tiré de la série des Rougon-Macquart qui nous présente un roman pour chaque personne de cette famille, l’Oeuvre est l’histoire de Claude Lantier, aspirant artiste. Comme toutes les oeuvres de Zola, la vie de Claude Lantier est marquée par le réalisme écrasant du 19e siècle. On voit réellement ce que c’était être un artiste (raté ou alors seulement reconnu après la mort) affamé, épuisé qui tente de créer son chef-d’oe“uvre qui fera reconnaître son talent dans ces années de famine. Une lecture difficile, déprimante mais qui vaut le détour pour tous les fans d’histoire de l’art car on peut comprendre les individus derrières les toiles.

Anatomie d’un musée

Par Annie Lapointe, étudiante au Baccalauréat en histoire

Lorsque l’on visite un musée, on se contente de visiter les salles d’expositions. On pense que les quelques centaines d’oeuvres d’art, d’archives constituent toute la collection. Or, la majorité de la collection se trouve dans la réserve, loin des yeux des curieux. Il s’agit quelquefois d’un bâtiment situé à  l’extérieur du musée (voir plusieurs bâtiments!) ou alors de salles aménagées dans le même édifice. Ne pensez pas qu’il est facile de garder des objets historiques. Plusieurs facteurs entrent en compte; la température de la pièce, l’humidité, l’acidité des supports (boites, papier) en plus des risques de feu et d’infestation de vermines (des rats jusqu’aux microscopiques bactéries). Des collections entières se voient ruinées si on ne prend pas soin d’avoir des conditions idéales de conservation. Pour ce faire, on engage des techniciens en muséologie. Leur formation leur apprend tous les rudiments pour protéger efficacement les tableaux comme les documents papier.


Toutefois, n’allez pas penser que chaque musée garde jalousement sa collection et ne laisse personne en profiter. Il arrive fréquemment que dans le cadre d’une exposition, un musée emprunte des objets de plusieurs autres institutions. à‰videmment, des liens se créent entre des musées ayant des missions semblables même s’ils ne sont pas sur le même continent. Par exemple, le musée du Fjord de La Baie est en partenariat avec The Rooms de Terre-Neuve, le Musée maritime de la Colombie-Britannique et Océanopolis en France.


Donc, une exposition ne témoigne pas nécessairement du contenu du musée qui la présente. Un musée c’est aussi un réseau de liens entre les acteurs d’un milieu!


Sur ce, passez une bonne semaine!!

Annie


 Suggestion lecture de la semaine : Le procès de Franz Kafka. Il y a de ces livres qui marquent votre vie à  tous jamais, cette oe“uvre de cet écrivain allemand en est un! Lecture obligatoire lors de mes études en littérature au cégep, je n’avais jamais vraiment saisi à  quel point l’incompréhension peut être magique dans nos lectures. Le nombre d’heures que j’ai passées à  tenter d’analyser le message caché derrière ce roman ne se compte plus. Kafka a ouvert mon esprit de la même façon que Zola, Baudelaire, Dostoïevski, Wolfe et Suskind ont pu faire. Et si jamais vous n’avez pas une trentaine d’heures à  consacrer à  sa lecture, sachez qu’Orson Welles en a fait un film en 1962!

« Tu me dis, j’oublie. Tu m’enseignes, je me souviens. Tu m’impliques, j’apprends. » – €“Benjamin Franklin

Par Annie Lapointe, étudiante au Baccalauréat en histoire

Contrairement à  ce que les gens peuvent penser, mon implication étudiante n’a pas toujours fait partie de ma vie. Le seul «bénévolat » que j’avais fait avant l’année 2007 était d’avoir été dans mon comité d’album des finissants à  l’école secondaire Kénogami. Par contre, à  mon entrée à  l’Université Laval en 2007, mon envie de redonner à  la société a pris le dessus de ma gêne. Comme je faisais partie d’un baccalauréat où le nombre d’étudiants était inférieur à  20, il fut facile d’entrer dans l’association étudiante. De fil en aiguille, j’ai intégré de plus en plus de comités; Mira-Laval, Collègue Frontière, le journal l’Anachronique et finalement la CADEUL (le MAGE-UQAC de l’Université Laval). Il était certain qu’en faisant mon entrée à  l’UQAC, je souhaitais intégrer le milieu de l’implication. Après être devenue présidente de mon association, j’ai recommencé à  intégrer de plus en plus de comités. Cette année, je mets l’emphase sur le côté administratif de l’implication; comité de projet de milieu, comité du Fond monétaire spécial (eh oui, c’est moi qui aide à  décider si vos projets ont des subventions!), le conseil d’administration et le comité aviseur du budget du MAGE-UQAC. J’ai cependant du réduire mon implication cette année du au fait que je travaille maintenant pendant mes études. Cependant, je voulais vous offrir quelques conseils pour les personnes qui souhaitent s’impliquer et hésitent à  le faire :

– Premièrement, définissez le nombre d’heures dont vous disposez par semaine. Et cela ne veut pas dire dans une bonne semaine, mais plutôt dans la pire semaine. On ne peut décider de tout abandonner en fin de session, car on a mal évalué nos tâches.

– Ensuite, choisissez votre type d’implication; communautaire, culturelle, administrative, politique, etc.

– Décidez si vous voulez vous impliquer à  l’intérieur ou à  l’extérieur de l’université

– Par la suite, si vous choisissez le milieu universitaire, aller rendre une visite aux gens du MAGE-UQAC. Ce sont des gens sympathiques et disponibles qui vont pouvoir répondre à  vos interrogations. Ils vont aussi pouvoir vous informer des ouvertures prochaines dans les comités de l’UQAC ou vous recommander aux personnes responsables de votre association étudiante.

– La dernière étape; se préparer à  devoir se vendre surtout si on se présente pour un poste électif. Peu importe si on n’a aucune expérience, l’important c’est d’avoir confiance en soi!

 

Bonne implication!

Et n’oubliez pas qu’il reste deux postes à  combler au conseil d’administration du MAGE-UQAC!

Annie

Suggestion lecture de la semaine : La lune dans un HLM de Marie-Sissi Labreche. Pour ceux ayant lu Boderline et La Brèche, La lune dans un HLM est une suite logique; il s’agit d’une auto-fiction en deux parties. Dans la moitié des chapitres, l’auteure nous raconte ses vraies expériences avec sa mère schizophrène après la mort de sa grand-mère. Dans l’autre moitié, c’est un personnage imaginé qui nous montre ce que serait devenu Labrèche si elle avait habité avec sa mère après la mort de sa tutrice naturelle, sa chute vers la folie ce qui l’aurait empêché de devenir une auteure talentueuse.