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Ça déménage!

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Par Mélanie Allard Pilote, étudiante au Baccalauréat en psychologie

Que ce soit par choix ou non, certains d’entre vous demeureront au même endroit, alors que d’autres quitteront pour s’installer dans leur nouveau chez soi. Différentes raisons, quelles soient positives ou négatives, peuvent pousser quelqu’un à déménager. Néanmoins, Mme Isabelle Taubes, rédactrice à la revue Psychologies, illustre que le déménagement génère un mini-séisme psychologique chez l’individu. Je tenais à reprendre ses dires pour en dégager l’importance de cet événement, avec tout ce qu’il comporte comme changements et, ainsi, l’importance de bien s’outiller avant de s’y aventurer.

De mon côté, j’en serai à ma 5e expérience alors que j’ai fréquenté divers établissements d’enseignement collégial. Bien que je n’en sois pas à mon premier déménagement, lors des dernières semaines, déjà je ressentais un stress par-delà les tensions que mon corps révélait. N’est-ce pas désagréable de sentir s’enclencher ce système d’alarme? Question de me faire plus sereine, j’ai pris la peine de rédiger une liste de ce que je pouvais faire au cours des prochains jours. Ah le plaisir de rayer au stylo un élément de cette liste, c’est tellement enivrant! Un de mes professeurs, une source fiable, avait avisé ses étudiants que notre tête n’est pas comparable à un bon vieil agenda. À l’occasion, il m’arrive tout de même d’essayer de contredire cette affirmation. Bien sûr, cela ne fait que me rappeler le risque et l’effroyable perte de temps à tenter de me remémorer ce que j’avais prévu à mon horaire plutôt que de l’avoir pris en note.

Toutefois, j’ai pu me libérer de plusieurs tâches en recevant la grande aide de mes proches. Je me compte d’ailleurs bien chanceuse, car j’aurais sûrement laissé quelques boîtes encore scellées. En fait, je recommande à tous d’être accompagnés, ne serait-ce que d’une seule personne, afin de se garder motivés et se laisser un peu d’énergie pour terminer la semaine. Je me suis aussi réservé du temps, avant et après mon déménagement, afin de me détendre,  respirer au grand air et voir mes amis(es). Comme cela, j’arriverai sans doute à prendre des forces et à me remplir d’énergies positives.

En parlant de bonnes énergies, je profite de mon déménagement pour me débarrasser de ce qui ne me sert plus : factures, vêtements, meubles. Au revoir articles superflus, brisés, expirés! Quant aux objets qui sont encore en bon état, mais qui deviendraient encombrants ou tout simplement inutiles à l’endroit où je vivrai, je pourrai dire bonjour friperie, bonjour commerce de meubles usagés!

Sur ce, je souhaite une bonne aventure à vous qui déménagez!

 

Site où figure l’article de mme Isabelle Thaubes : http://www.psychologies.com/Moi/Se-connaitre/Comportement/Articles-et-Dossiers/Demenager-un-stress-salutaire

OSMOSE : la sensibilisation des maux psychiques auprès des jeunes

osmose_logoPar Alexandra Desbiens, étudiante au Baccalauréat en psychologie

Mon inscription à l’université en psychologie a vraiment été un tournant dans ma vie. J’ai eu l’occasion de participer à plusieurs formations et organisations en lien avec mon domaine d’étude. Il faut dire qu’il est pratiquement impossible d’assister à toutes les activités organisées en lien avec le Baccalauréat en psychologie, car c’est un domaine en pleine croissance où tout est à explorer et à découvrir. On y retrouve, par exemple, la neuropsychologie, la psychothérapie dans le domaine sportif ou culturel, en individuel ou en interaction avec le milieu de vie et je ne parle même pas des différentes approches (psychanalytique, humaniste, béhaviorale-cognitive, systémique-communautaire, etc.) que l’on peut expérimenter dans ces différents domaines.

Évidemment, j’ai choisi les activités qui me rejoignaient le plus dans celles qui m’étaient proposées sur le campus. La proximité avec les humains a toujours été ce qui m’intéressait davantage. Je me suis donc inscrite à un organisme regroupant le département de médecine et de psychologie qui se nomme OSMOSE et qui a pour but de sensibiliser les jeunes du secondaire à la santé mentale. Nous avons eu une formation géniale sur quelques sujets cibles qui touchent plus particulièrement les jeunes comme les troubles d’anxiété, les troubles de l’humeur, les troubles alimentaires et la schizophrénie. J’ai vraiment apprécié la formatrice (qui est d’ailleurs professeur en médecine à l’UQAC) qui nous a bien expliqué ces problématiques d’une perspective un peu plus médicale que ce que j’y suis habituée. Étant médecin, elle nous les décrivait différemment et ça complétait bien ma formation « psychostyle ».

Ensuite vint le jour où je me suis enfin rendue dans une école secondaire pour partager mon savoir. J’étais vraiment emballée d’aller là où j’ai été assise il n’y a pas si longtemps. Nous y étions conviées pour donner notre atelier de sensibilisation d’une durée d’environ une heure en équipe de deux, soit un(e) étudiant(e) en médecine et un(e) étudiant(e) en psychologie. Dès notre arrivée, ma coéquipière et moi avons été accueillies par la travailleuse sociale de l’établissement. Une fois en classe, la magie opéra. Vous vous rappelez surement de l’excitation générale qui s’emparait de la classe autrefois lorsqu’une activité spéciale remplaçait un cours de math ou d’anglais ? Eh bien, être source de cette fébrilité collective est très stimulante pour des étudiants comme nous, qui n’ont, pour la plupart, jamais mis les pieds devant une classe. Comme l’atelier est très interactif, les jeunes participent beaucoup en posant des questions ou en relevant des mythes qu’ils avaient déjà entendu parler. C’est une très belle occasion pour eux de se familiariser avec des difficultés auxquelles plusieurs d’entre eux seront confrontés, de proche ou de loin, au cours de leur vie. Pourtant, de mon point de vue, nous bénéficions autant sinon plus qu’eux dans ces ateliers. Cette expérience m’a beaucoup rapprochée d’une clientèle où je ne me sentais pas du tout à l’aise. En bout de ligne, j’ai réalisé qu’ils sont seulement de jeunes adultes en quête de leur identité et de modèles sur lesquels se baser pour leurs propres choix.

C’est une des nombreuses expériences qui font que ma vie universitaire est très enrichissante tant sur le plan personnel que professionnel. Aller à ses cours et réussir, c’est une chose, mais l’implication et la participation aux activités connexes de l’université apportent un type d’apprentissage beaucoup plus concret et rapide que de simplement se présenter à ce qui est dit « obligatoire ».

Morale de ma charmante tranche de vie : impliquez-vous, ça demande du temps, mais vous serez récompensé à la ligne d’arrivée. C’est promis !

Un regard sur la psychologie

cerveauPar Alexandra Desbiens, étudiante au Baccalauréat en psychologie

Bonjour, je m’appelle Alexandra et je suis fière d’être une toute nouvelle blogueuse pour le blogue de l’UQAC. J’étudie présentement au Baccalauréat en psychologie en 2e année et je travaille au BarUqac. En effet, vous devinez que le clair de mon temps, je le passe à l’université, mais rassurez-vous, je n’ai rien à plaindre. Pour tout vous dire, j’adore mon université ! Comme c’est un petit établissement, il permet de créer des liens très rapidement et de ne pas s’y sentir trop dépaysé. Je parle ici de dépaysement puisque je viens d’une petite ville au Lac-Saint-Jean qu’on appelle Dolbeau-Mistassini (pour les gens des grandes villes : oui, on a l’électricité et internet et pour les gens de la région : oui, des gens des grandes villes m’ont déjà demandé ces questions avec beaucoup de sérieux).

On me décrit comme une fille dynamique et très joviale. Il va de soi que l’humain est ma plus grande passion, d’où mon domaine d’étude en psychologie. Je suis de cette catégorie de personne qui cherche toujours à mieux comprendre la dynamique de ceux qui m’entourent. Je trouve cela fascinant de faire partie d’un monde où nous en connaissons si peu sur nous-mêmes. Non seulement sur notre propre fonctionnement, mais aussi sur ce qui nous rassemble ou nous différencie de ceux qui nous entourent. Voilà plusieurs des raisons qui font que mon intérêt est toujours grandissant pour la psychologie. Quelle que soit la forme qu’elle prend.

Plusieurs personnes croient que nous n’étudions que les théories freudiennes. J’entends par là, la célèbre position du patient allongé sur un canapé et le psychanalyste qui élabore des théories profondes sur les rêves ou encore sur l’association libre que le patient présente aléatoirement au cours de la séance. Une grande majorité croit même que tous les étudiants en psychologie scrutent et analysent le moindre de leurs gestes. Je vous l’accorde, certains d’entre nous ont peut-être l’interprétation facile, mais je vous rassure, ne pas porter de jugement et accueillir tout le monde tels qu’ils sont fait partie intégrante de notre mandat. Nous avons, comme dans tout, plusieurs écoles qui nous présentent divers courants de pensée (courant que je présenterai éventuellement dans un article futur! Ne brisons pas magie d’un seul coup).

 Vous savez, pour moi, étudier en psychologie permet de mieux comprendre notre entourage, c’est certain. Toutefois, c’est vraiment dans ma compréhension de moi-même que j’en apprends le plus. Plusieurs choses dont je ne soupçonnais même pas l’existence m’ont surgi juste devant le nez. Bien sûr, l’expérience est différente pour chacun et je n’imagine pas décrire ce que tous les étudiants en retirent de l’apprentissage de la psychologie. Cependant, après plusieurs discussions avec d’autres étudiants, je crois que plusieurs d’entre nous ressentent ce sentiment d’une meilleure connaissance de soi. D’ailleurs, selon moi, cet atout que nous construisons à travers nos apprentissages devrait être appris plus jeune. À titre d’exemple, je crois qu’il serait vraiment intéressant de créer un cours obligatoire sur la connaissance de soi au secondaire ou au cégep. Bien entendu, je suis consciente qu’un tel cours n’intéresserait pas tous les étudiants, mais je crois que plusieurs trouveraient l’idée intéressante. À suivre…qui sait ? 😉

En conclusion, j’aimerais seulement vous dire que même si certains d’entre vous sont plutôt rebutés par la simple prononciation du mot « psychologie », sachez que je suis fière de vous en ce moment, car vous avez lu mon article en entier. Après tout, c’est un domaine qui concerne toute la population, au même titre que la médecine (nos infatigables collaborateurs) ! Enfin, j’espère que mes observations et ma mini-démystification sur le sujet vous ont plu et vous ont permis de voir la psycho d’un nouvel angle. À suivre, dans une perspective plus festive, je vous ferai la promotion de mon fabuleux travail d’étudiante au BarUqac !