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Je suis né le 21 août 1989 à  Leverkusen, en Allemagne, une petite ville industrielle sur le Rhin entre Cologne et Dusseldorf en Rhénanie-du-Nord-Westphalie. L’entreprise Bayer qui produit entre autres de l’Aspirin ainsi que l’équipe de soccer Bayer 04 Leverkusen viennent de ma ville natale. Depuis ma jeunesse, je m’intéresse énormément aux langues et cultures étrangères. J’ai appris le français, l’anglais, le latin, le russe, l’innu-aimun, le japonais et le mandarin à part de ma langue maternelle qui est l’allemand et j’ai pu visiter beaucoup de pays lors d’échanges scolaires. Depuis l’automne 2009, je poursuis un Baccalauréat en enseignement secondaire avec le profil univers social qui m’offre une panoplie de cours différents de plusieurs domaines comme l’enseignement, la pédagogie, la philosophie, l’histoire, la géographie, l’économie et les sciences politiques. En dehors de mes études, je travaille comme portier et bossboy pour le MAGE-UQAC au BarUQAC et comme professeur d’anglais pour le Centre de Langues Sagamie avec des employés de CGI. J’écris également régulièrement pour le Griffonnier, le journal des étudiants de l’UQAC et j’ai ma propre émission de radio à  la CEUC Radio qui s’appelle « à” Canada ». Pour d’autres informations, venez faire un tour sur mon blogue: http://kluseba.eklablog.com

La fin de mes études et le début de ma véritable carrière professionnelle

Par Sebastian Kluth, étudiant au Baccalauréat en enseignement au secondaire — profil univers social

Les derniers mois étaient plutôt importants et riches en événements pour moi car ils marquaient la fin de mon baccalauréat en enseignement secondaire avec le profil univers social.

Après une session d’automne chargée de six cours bien diversifiés, la session d’hiver était surtout consacrée au quatrième et dernier stage qui allait durer treize semaines. Après mon premier stage à l’école Charles-Gravel à Chicoutimi-Nord, mon deuxième stage à la Polyvalente Kénogami à Jonquière et mon troisième stage à l’école Jean-du-Nord à Sept-àŽles, mon dernier stage se déroulait tout près de l’université à l’école secondaire de l’Odyssée Lafontaine. J’y donnais des cours d’histoire et éducation à la citoyenneté à plusieurs groupes de premier et de deuxième secondaire qui étaient dans le programme sport-études. C’était un stage enrichissant car je n’avais jamais touché à cette plus jeune clientèle qui était bien différente de ce que j’avais connu en troisième et en cinquième secondaire auparavant. Ce stage me demandait de songer à de nouvelles stratégies pédagogiques et à devenir encore plus patient. De plus, j’avais plus de préparations de cours à faire car j’enseignais auprès de deux niveaux différents pour la toute première fois. Ensuite, j’avais également un projet pédagogique à réaliser. Il s’agissait d’un projet qui demandait de planifier et de mettre en marche quelques séances de cours qui rejoignaient non seulement mon domaine des sciences humaines, mais aussi un autre champ pédagogique. J’ai rapidement eu l’idée de parler à un autre stagiaire qui enseignait l’anglais au deuxième secondaire afin de monter avec lui une série de cours sur le sujet de la Révolution américaine. Les élèves avaient finalement plusieurs courts textes en anglais à lire et à saisir par écrit. Ensuite, ils devaient préparer en différentes équipes des présentations orales et visuelles sur le sujet. Enfin, le projet et le sujet allait être clôturé avec un examen en français qui était basé sur plusieurs questions que les élèves pouvaient eux-mêmes suggérer tout au long du projet. Malgré un début difficile au niveau de la communication avec les différents intervenants, le projet était enfin un véritable succès et semble avoir plu à la majorité des élèves et même aux différents intervenants.

En général, mon nouvel enseignant associé avait une vision très différente de la vocation de l’enseignement que mon dernier enseignant associé et après un certain temps d’adaptation, son aide, son expertise et sa philosophie m’ont vraiment permis de toucher à des facettes d’enseignement que je n’avais pas connues auparavant. Ces expériences m’ont permis de voir plus loin et de devenir un enseignant encore plus polyvalent. Il faut aussi souligner l’excellente collaboration que j’ai eue avec ma superviseure de stage avec laquelle j’avais des échanges très enrichissants au niveau professionnel et aussi personnel et qui était toujours disponible pour toutes sortes de problèmes et de questions. Je me sentais à l’aise d’exposer mes forces et de parler de mes faiblesses auprès de mon enseignant associé et de ma superviseure de stage et grâce à leur implication, j’ai vraiment pu me développer et grandir au niveau personnel et professionnel tout au long du stage.

À€ la fin de mon stage suivaient deux jours de conférences, d’échanges et d’exposés avec plusieurs professeurs d’université, des jeunes enseignants autant que des enseignants expérimentés, les autres finissants et plusieurs acteurs au sein d’une école secondaire comme par exemple les représentants syndicaux. Le tout se déroulait malgré l’horaire chargé dans une atmosphère détendue au sein de l’université. J’avais moi-même un exposé sur mon projet pédagogique à réaliser et un rapport de fin de stage à rédiger qui pesait environ trente pages.

Mon rapport final n’était pas encore fini quand j’avais mes premières rencontres et entrevues en vue d’un emploi dans le domaine de l’enseignement. J’avais envoyé une panoplie de lettres de présentation et de curriculum vitae au mois de mars et d’avril et j’avais déjà eu l’occasion de rencontrer une personne-ressource de la commission scolaire de l’Estuaire à Baie-Comeau. Vers la fin de ma session d’hiver, j’ai également rencontré le directeur de l’Institut d’Enseignement de Sept-Ύles. Une semaine plus tard, j’ai passé en entrevue à la Commission scolaire du Pays-des-Bleuets à Dolbeau-Mistassini. Encore une semaine plus tard, j’ai d’abord rencontré le directeur de l’école internationale allemande Alexander von Humboldt Schule à Baie-d’Urfé et j’ai ensuite passé une autre entrevue au sein de la Commission scolaire des Portages-de-l’Outaouais à Gatineau dans le secteur Hull. De plus, je suis entré en contact avec le directeur de la Commission scolaire de la Baie-James par la voie électronique et téléphonique à quelques reprises. Ces temps-ci, les perspectives pour un emploi stable dans le domaine de l’enseignement sont malheureusement plutàŽt négatives dans la région du Saguenay-Lac-Saint-Jean et c’était pour cela que j’ai fait preuve de flexibilité en regardant plus loin pour chercher un emploi à l’extérieur de la région et ceci aussi dans d’autres domaines que celui de l’univers social qui est trop peu en demande.

Après, j’avais plein d’autres trucs à régler pour obtenir mon permis de travail post-diplôme et plus tard aussi ma résidence permanente au Canada. Mon but principal reste de m’installer et de travailler de façon permanente au Québec et d’œuvrer à long terme au sein de mon nouveau milieu de travail auprès de mon nouvel employeur. Je n’ai vraiment pas arrêté à faire toutes sortes de démarches pour m’approcher encore davantage de la réalisation du rêve de ma vie que je suis en train de réaliser.

Un autre événement marquant entre mes dernières semaines comme étudiant et mes entrevues importantes un peu partout dans la province était certainement la collation des grades qui s’est déroulée dans le pavillon sportif de l’UQAC vers la fin du mois d’avril. Durant cet événement très protocolaire, j’ai pu rencontrer plein de personnes qui m’ont accompagné tout au long de mon baccalauréat et c’était un grand moment pour moi de monter sur scène, de recevoir une sorte de diplôme symbolique et de serrer la main du directeur de mon université devant une foule autour de mille personnes. Après cet après-midi inoubliable, j’ai rencontré un ami avec lequel je suis allé à une autre soirée de finissants bien chaleureuse qui s’est déroulée dans le sous-sol d’une église avec une bonne partie de la communauté africaine de l’université.

Deux semaines plus tard s’est déroulé le bal des finissants organisé par plusieurs finissants du baccalauréat en enseignement secondaire. Le tout se passait à l’hôtel le Montagnais de Chicoutimi. En dehors d’un très bon souper dans une salle privée, je pouvais aussi mettre la main sur un petit prix en forme d’un trophée qui m’était décerné après un sondage auprès de tous les finissants. Je pouvais aussi enfin prendre en possession mon exemplaire de l’album des finissants qui restera certainement un souvenir inoubliable tout au long de ma vie. Ce qui suivait était une soirée dansante chaleureuse avec un DJ et un bar privé durant laquelle j’ai pour une dernière fois rencontré tous les étudiantes et étudiants qui m’avaient accompagné tout au long de mes quatre ans d’études. C’étaient des moments de joie nostalgique et je n’oublierai certainement pas cette soirée très réussie.

Au moment où vous lisez ces lignes, j’ai réussi à décrocher un contrat d’engagement pour une année scolaire à l’école secondaire Mont-Bleu au sein de la Commission scolaire des Portages-de-l’Outaouais où j’enseignerai l’anglais à trois groupes de premier secondaire, quatre groupes de deuxième secondaire et un groupe d’anglais intensif en troisième secondaire. J’ai énormément hâte de relever ces nouveaux défis et de travailler au sein de ma nouvelle équipe-école dynamique et sympathique que j’ai déjà pue rencontrer sur place il y a quelques semaines. J’ai également terminé ma recherche de logement et je me suis trouvé un petit deux et demi en proximité de mon nouveau lieu de travail. L’étape du déménagement de Chicoutimi vers Gatineau devrait se dérouler entre le début du mois d’août et la mi-août. Je suis très content de découvrir à fond mon nouveau chez-moi, mais une partie de moi restera évidemment toujours attachée au Saguenay.

Maintenant, de nouveaux défis sont déjà à l’horizon et ma carrière professionnelle m’attend. Mes attentes sont élevées et mon attitude est très positive, mais je sais que je vivrai des hauts et des bas et que j’ai plein de défis à relever. Ce que personne ne peut me prendre est mon diplôme d’enseignant secondaire, la réussite de mon baccalauréat en enseignement secondaire, mon énorme développement personnel et professionnel tout au long des quatre dernières années et enfin plein de rencontres et de souvenirs inoubliables que j’ai accumulés durant les quatre dernières années.

Il est certain que je resterai fidèle à l’UQAC et que je continuerai à m’informer sur ce qui se passe dans la vie universitaire tout en essayant de continuer d’y participer de façon intellectuelle en forme de quelques articles par exemple quand l’occasion se présentera.

Pour en conclure, je voudrais bien vous remercier, chères lectrices et chers lecteurs, de m’avoir accompagné durant les trois dernières années en lisant régulièrement mes articles. J’espère que vous avez appris de nouvelles choses et que vous garderez des souvenirs amusants et enrichissants de mes articles. Si vous voulez bien suivre mon futur parcours, je vous conseille de suivre mon blogue personnel: http://kluseba.eklablog.com/

Au plaisir d’avoir vos commentaires, je vous souhaite une belle fin d’été et un beau trimestre d’automne 2013.

 

Le hockey sur glace ou le sport national des Québécois

Par Sebastian Kluth, étudiant au Baccalauréat en enseignement au secondaire — profil univers social

Le hockey est ce qu’on peut appeler sans hésitation le sport national des Québécois. Ce n’est pas pour rien que c’est l’équipe des Canadiens de Montréal, la seule équipe québécoise qui demeure dans la fameuse ligue nationale de hockey, qui a remporté de loin le plus grand nombre de Coupes Stanley, même si la dernière des vingt-quatre conquêtes date déjà  de 1992-1993. On peut voir de nombreux articles de cette équipe comme des chandails, des figurines, des jeux de société, des poubelles, des rondelles, des sous-verres, des tapis et encore plus dans beaucoup de magasins. La folie pour cette équipe ne s’arrête pas au Centre Bell, qui est pratiquement toujours plein à  craquer. On trouve des amateurs de cette équipe dans les quartiers anglophones de Montréal, parmi les francophones un peu partout dans la province et même parmi les Premières Nations dans le Grand Nord du Québec. On peut même croiser des amateurs de cette équipe dans les autres provinces canadiennes, aux à‰tats-Unis ou encore en Europe. Il n’est certainement pas exagéré de dire qu’il s’agit d’une des équipes sportives les plus fascinantes, mythiques et populaires au monde. Passer un séjour au Québec sans rentrer en contact avec les Canadiens de Montréal est presque impossible et on manquerait certainement quelque chose d’unique à  la culture de la province.

L’amour des Québécois pour ce sport national va même au-delà  des Canadiens de Montréal et se démontre aussi dans la fameuse Ligue de hockey junior majeur du Québec ou la LHJMQ dans laquelle évoluent notamment les Saguenéens de Chicoutimi. La vie étudiante de l’UQAC a d’ailleurs offert des visites aux matchs de cette équipe à  plusieurs reprises. Tout cela est sans parler de toutes les autres ligues de hockey professionnelles, semi-professionnelles ou amateurs et de plusieurs programmes de sport-études dans les institutions primaires, secondaires, collégiales et même universitaires au Québec. Il n’est même pas rare de voir des petits tournois de hockey entre de différents clans familiaux dans le temps des fêtes ou de nombreux jeunes qui pratiquent ce sport sur la patinoire de leur quartier ou simplement dans la cour de leur maison.

Autrefois, il y avait aussi une autre équipe très populaire dans la ligue nationale de hockey, celle des Nordiques de Québec. Même si cette équipe n’avait évolué que pendant seize saisons entre 1979 et 1995 dans la ligue nationale de hockey sans remporter une seule Coupe Stanley, avant d’être relocalisée à  Denver pour devenir l’Avalanche du Colorado, on peut encore croiser très fréquemment des gens animés par une sorte de patriotisme nostalgique, qui achètent et portent massivement des articles de cette équipe. Cela fait des fois drôle de voir de jeunes enfants porter les gilets de cette équipe car elle n’existait déjà  plus lors de leur naissance et ce n’est que grâce à  leurs parents qu’ils en ont entendu parler. De plus, à  presque chaque année, la question d’un possible retour de cette équipe mythique est vivement discutée dans les médias. Des plans très coûteux pour la construction d’un nouvel amphithéâtre se sont concrétisés durant les dernières années et ont même été soutenus par les deux paliers du gouvernement. Beaucoup de gens espèrent qu’une de plusieurs équipes installées au sud des ɉtats-Unis qui n’attirent pas des foules exceptionnelles décide de déménager dans la capitale de notre province. Avec tout leur enthousiasme, les fidèles de cette équipe mythique et les habitants de la ville de Québec mériteraient certainement un retour de leur équipe et la renaissance d’une rivalité entre les villes de Québec et de Montréal, mais d’un autre côté, il serait peut-être moins blessant de tourner la page et de passer enfin à  d’autres choses près de dix-huit ans après la disparition de l’équipe, qui n’a pas vraiment la chance de reposer en paix.

Le hockey est bien plus qu’un sport au Québec: c’est devenu une culture répandue, un héritage national et provincial, un moteur économique, voir d’une certaine manière presque une religion.

Cette année n’était pourtant pas celle des équipes québécoises. Dans la LHJMQ, ce sont plutôt les Mooseheads de Halifax situés en Nouvelle-à‰cosse qui ont remporté la Coupe du Président. De plus, ce sont les Sea Dogs de Saint-Jean qui viennent du Nouveau-Brunswick qui ont gagné la prestigieuse coupe en 2012 et en 2011 et en 2010, c’étaient les Wildcats de Moncton, installés également au Nouveau-Brunswick.

Au niveau de LNH, la saison avait commencé avec beaucoup de retard en raison d’un lock-out résultant d’un désaccord entre la LNH et l’Association des joueurs de la Ligue nationale de hockey (AJLNH) en ce qui concerne notamment les salaires. Une entente n’a été trouvée que le 6 janvier 2013 et la saison a ainsi pu débuter le 19 janvier 2013 avec un calendrier écourté de quarante-huit rencontres par équipe au lieu de quatre-vingt-deux comme d’habitude. Malgré une saison précédente désastreuse, les Canadiens de Montréal ont connu un retour en force impressionnant sous le nouvel entraîneur-chef Michel Therrien et le nouveau directeur général Marc Bergevin. L’équipe a remporté la division Nord-est et a fini à  la deuxième place de l’association de l’Est. Ils ne se sont classifiés que derrière les puissants Penguins de Pittsburgh qui avaient gagné tous leurs matchs du mois de mars 2013 et qui ont remporté dix-sept matchs de suite. Dans l’association de l’Ouest, les Blackhawks de Chicago étaient pourtant encore plus forts. Ils n’ont perdu aucun de leurs vingt-quatre premiers matchs en temps régulier et ont ainsi décroché vingt-et-une victoires et trois défaites en prolongation ou en tirs de barrage.

Les deux équipes les plus favorisées pour les séries éliminatoires étaient donc d’abord les Blackhawks de Chicago autour des joueurs tels que Patrick Kane, Corey Crawford et Brandon Saad et ensuite les Penguins de Pittsburgh avec Kristopher Letang, Chris Kunitz et Sidney Crosby. D’autres équipes qui avaient convaincu en saison régulière dans l’Est étaient les Canadiens de Montréal, les Capitals de Washington après un début difficile, les très solides Bruins de Boston, les Rangers de New York qui avaient également connu quelques phases difficiles et les Sénateurs d’Ottawa qui étaient devenus de plus en plus forts. De plus, les Maple Leafs de Toronto et les Islanders de New York avaient surpris bien des experts et se sont également qualifiés pour compléter les huit équipes de l’Est. à€ part les très forts Blackhawks de Chicago, c’étaient les Ducks d’Anaheim, les Canucks de Vancouver et les Blues de Saint-Louis qui avaient connu une bonne saison dans l’Ouest. Après un décollage difficile, les champions en titre qui sont les Kings de Los Angeles se sont à  leur tour qualifiés dans une association très serrée. Les huit équipes étaient complétées par les Sharks de San José, les Red Wings de Détroit et le Wild du Minnesota qui avait également étonné les critiques de façon positive.

Pourtant, l’aventure des séries éliminatoires était de courte durée pour les ambitieux Canadiens de Montréal. Déjà  en première ronde, ils avaient perdu en seulement cinq parties contre les étonnants Sénateurs d’Ottawa qui jouaient de façon beaucoup plus physique et robuste que leur adversaire québécois, avant de s’incliner face aux Penguins de Pittsburgh qui se sont ainsi rendu jusqu’en finale de l’Association de l’Est contre les très solides Bruins de Boston. Ceux-ci devenaient de plus en plus forts et ont ainsi battu les Penguins de Pittsburgh en seulement quatre rencontres pour atteindre la grande finale contre le champion de l’Association de l’Ouest. Dans l’Ouest, c’était en effet l’équipe favorisée des Blackhawks de Chicago qui affrontait les champions en titre et donc les Kings de Los Angeles dans la finale de leur association et qui ont remporté cette série en cinq matchs.

C’était alors la grande finale de la Coupe Stanley entre les Bruins de Boston qui avaient gagné la Coupe Stanley pour la dernière fois en 2010-2011 et les Blackhawks de Chicago qui l’avaient remportée pour la dernière fois en 2009-2010. Les experts pensaient que les deux équipes étaient à  peu près sur la même hauteur en mettant l’accent sur le jeu très endurant et robuste des Bruins qui avaient aussi une défensive très forte autour du joueur slovaque Zdeno Chara et du joueur allemand Dennis Seidenberg ainsi qu’un gardien de but très solide avec le finlandais Tuukka Rask, tandis que les Blackhawks semblaient avoir un centre et une attaque plus efficace autour du Franco-Manitobain Jonathan Toews et des Canadiens Bryan Bickell et Patrick Sharp entre autres. Déjà  le premier match de cette série finale était des plus marquants. Après avoir égalisé un déficit de deux buts en troisième période, les Blackhawks ont enfin remporté le match vers la fin de la troisième période de prolongation dans un des meilleurs et plus longs matchs de tous les temps. Ils ont par la suite remporté un autre match clé qui était le quatrième de la série après deux victoires des Bruins. Après un nombre incroyable de dix buts en trois périodes, ce sont les champions de l’association de l’Ouest qui ont marqué le but décisif en première période de prolongation. Enfin, les Blackhawks ont aussi remporté la sixième et dernière rencontre d’une façon spectaculaire. Les Bruins ont d’abord largement dominé la partie et qu’ils ont menée 2 à  1. Ce n’est qu’à  1 minute et 16 secondes avant la fin que les Blackhawks ont égalisé la marque et ils en ont rajouté le but de la victoire seulement dix-sept secondes plus tard. Finalement, ce sont les Blackhawks de Chicago qui ont triomphé tout au long de la 95ème saison de la LNH et qui ont ainsi remporté la 106ème Coupe Stanley de l’histoire du hockey sur glace. Le titre du joueur par excellence des séries éliminatoires a été décerné à  Patrick Kane.

Malgré l’amertume des dernières années pour le hockey professionnel québécois, la province n’a pas perdu son énorme enthousiasme unique face à  ce sport. Ce sont en particulier les Canadiens de Montréal qui deviennent un peu plus mythiques à  chaque année. Il est certain que lorsque la prochaine saison de la LNH débutera en octobre 2013, les amateurs de cette équipe rêveront encore à  la Coupe Stanley et bien des Québécois s’accrocheront encore plus à  leur rêve d’un grand retour des Nordiques de Québec qui deviendra peut-être un jour enfin une réalité. J’espère que vous avez autant hâte que moi que cette prochaine saison commence et je vous conseille fortement de suivre de plus près ce sport national des Québécois au niveau international, national, provincial et même local car ce ne sont pas les possibilités qui manquent pour voir des matchs fascinants un peu partout au Saguenay et surtout à  Chicoutimi et à  Jonquière.

Le 175ème anniversaire du Saguenay–Lac-Saint-Jean

Par Sebastian Kluth, étudiant au Baccalauréat en enseignement au secondaire — profil univers social

Comme vous avez peut-être déjà  entendu parler, le Saguenay–Lac-Saint-Jean fête ses 175 ans cet été. Pour souligner cet événement, une riche programmation est offerte dont vous pouvez prendre connaissance sur le site officiel suivant: http://fete175slsj.ca

Cet article a pour but de jeter un court regard sur l’histoire intrigante de cette région qui avait d’abord été occupée par les Amérindiens avant de devenir un royaume pour les commerçants de fourrure et enfin une terre colonisée à  partir de 1838.

Nous savons définitivement que les premiers habitants de l’Amérique sont arrivés de l’Asie orientale par le pont terrestre de la Béringie il y a environ 12,000 ans. Ces habitants ont progressivement peuplé l’entier continent américain et sont devenus ce qu’on appelle de nos jours les Amérindiens ou encore les Premières Nations.

Il est à  peu près certain aujourd’hui que la découverte de la Terre de Baffin («Helluland» ou «la terre des pierres plates»), du Labrador («Markland» ou «la terre des forêts») et le nord de Terre-Neuve («Vinland» ou «la terre des vignes») par les Vikings a eu lieu autour de l’an 1000. Des fouilles archéologiques à  l’Anse-aux-Meadows semblent prouver qu’un village scandinave s’est déjà  trouvé au nord de Terre-Neuve.

D’un autre côté, la thèse controversée que la flotte d’environ 70 navires et 30,000 hommes de l’empereur chinois Zheng He (1371-1433) aurait découverte les Antilles, la côte ouest de l’Amérique et les eaux froides de l’Antarctique ainsi que l’Australie manque encore de preuves et est souvent rejetée par la communauté historique.

La découverte la plus documentée et populaire de l’Amérique est sans aucun doute celle du navigateur italien Christophe Colomb. Celui-ci était parti pour la couronne espagnole afin de trouver un chemin maritime occidental vers les Indes orientales. Le 12 octobre 1492, les trois navires sous son commandement accostent sur une île en Amérique centrale qu’ils croient être une île faisant partie de l’archipel nippon. On baptise l’île «San Salvador» au nom du Christ et entre en contact avec les Premières Nations que Christophe Colomb confond avec les «Indiens». Durant les mois et années suivantes, Christophe Colomb commence à  découvrir Cuba et le Venezuela entre autres, mais son expédition demeure un échec car il trouve peu de ressources naturelles dont la couronne espagnole avait besoin. Jusqu’à  la fin de ses jours, il ne se rend pas compte qu’il avait en fait découvert un nouveau continent et est convaincu d’avoir fait quatre voyages en Asie. C’est aussi le cas pour plusieurs explorateurs portugais qui ont concurrencé l’expédition espagnole pour trouver à  leur tour un chemin vers les Indes orientales et qui ont plutôt découvert le Brésil. Au nom de la couronne anglaise, c’est le navigateur italien Jean Cabot qui atteint Terre-Neuve en 1497. Le premier navigateur à  penser que les nouvelles terres découvertes faisaient partie d’un nouveau continent et non de l’Asie est l’italien Amerigo Vespucci. Inspiré des récits de ce navigateur italien, le cartographe allemand Martin Waldseemüller est le premier à  attribuer le nom d’Amérique, inspiré par le prénom de Vespucci, au nouveau continent.

D’autres nations commencent à  envoyer des navigateurs vers les nouvelles terres et en 1534 c’est le navigateur français Jacques Cartier qui découvre le golfe Saint-Laurent et prend possessions des terres aux alentours au nom de la couronne française. Lors d’un deuxième voyage, Jacques Cartier découvre le village amérindien «Hochelaga» qu’il nomme «Mont Royal» et le village amérindien «Stadaconé» qui est aujourd’hui la ville de Québec. Lors d’un troisième voyage lors duquel il entend aussi parler d’un légendaire «Royaume du Saguenay» par plusieurs Amérindiens, il fait le tour du fleuve Saint-Laurent et pense avoir trouvé des diamants et de l’or, mais ce ne sont que de la pyrite et du quartz. Après l’échec de cette découverte, la couronne française colonise très peu les nouvelles terres et au fil des siècles à  venir, ce sont surtout les colons anglais et plus tard américains après la guerre d’indépendance des ɉtats-Unis en raison des mécontentements des colons anglais face à  la gestion d’exploitation de la couronne anglaise qui vont occuper en grandes parties l’Amérique du Nord tandis que les colons espagnols s’accaparent en grandes parties l’Amérique du Sud et l’Amérique centrale.

Proche du Saguenay-Lac-Saint-Jean, la couronne française autorise la mise en place d’un poste de traite à  Tadoussac qui est officiellement créé en 1600 par Pierre de Chauvin, Sieur de Tonnetuit et François Dupont-Gravé. Ce poste sert principalement à  échanger des fourrures avec les peuples amérindiens. Avec la fondation de la ville de Québec en 1608, de Trois-Rivières en 1634 et de Montréal en 1642, la couronne française installe des établissements permanents sur le territoire du Québec et entre fréquemment en conflits avec plusieurs peuples amérindiens, la couronne britannique et même les colons américains.

En 1641, une mission des Jésuites prévoit christianiser les Premières Nations du Saguenay–Lac-Saint-Jean. Le 16 juillet 1647, c’est le père Jean Dequen qui est le premier Blanc à  parvenir jusqu’au lac Piekouagami qu’il rebaptise lac Saint-Jean. L’arrivée plus massive des marchands, militaires et religieux français crée des conflits avec le peuple amérindien des Iroquois, qui brûlent le poste de traite de Tadoussac en 1661. Mais les colons français sont bien supérieurs aux Premières Nations au niveau technique et poursuivent leurs conquêtes et découvertes. Les navigateurs français décident de créer une chapelle à  un endroit qui est facile à  naviguer et qui marque le début des portages dans la région. Ils appellent ce lieu Chicoutimi dès 1661 et y installent ladite chapelle en 1676. Une autre chapelle est construite à  Métabetchouan qui est un autre poste de traite au Lac-Saint-Jean.

Les nombreuses guerres du dix-huitième siècle entre la couronne anglaise et française et l’émergence des à‰tats-Unis d’Amérique empêchent en quelque sorte une découverte et colonisation plus poussée du Saguenay–Lac-Saint-Jean. Un vaisseau de guerre anglais jette l’ancre devant le poste de traite de Chicoutimi et saisit l’ensemble des fourrures à  titre de butin de guerre en 1759. Afin de se défendre, les colons français construisent des poudrières au Lac-Saint-Jean en 1770, mais les conflits entre les couronnes britannique et française se déroulent plutôt dans les municipalités grandissantes au sud du Québec et notamment dans la ville de Québec où les Français perdent la guerre contre les Anglais.

Ce n’est qu’en 1826 que la Chambre d’Assemblée du Bas-Canada prévoit une exploration complète et définitive du Saguenay. Plusieurs habitants de la région de Charlevoix, plus précisément à  La Malbaie, demandent également l’ouverture du Saguenay à  la colonisation en 1829. En créant à  La Malbaie la Société des Pinières du Saguenay en 1837, mieux connue sous le nom de la société des Vingt-et-Un, les idées de colonisation et d’exploitation se concrétisent.

Le peuplement du Saguenay–Lac-Saint-Jean commence alors définitivement en 1838. Cette année est donc devenue la date de naissance du Saguenay–Lac-Saint-Jean, il y a maintenant 175 ans. Les travailleurs de la Société des Pinières du Saguenay débarquent à  l’Anse-Saint-Jean et à  Grande-Baie. Le peuplement de la région se fait de l’est vers l’ouest. Chicoutimi est officiellement fondé en 1842, Jonquière en 1847, Roberval en 1855, Saint-Félicien en 1865 et (Saint-Joseph d’) Alma en 1867. L’exploitation forestière est bientôt contràŽlée par l’homme d’affaires britannique William Price. Malgré l’exploitation des ressources et de la population locale (qui est très peu payée et rapidement dépendante de l’homme sans scrupules) et la mort nébuleuse de son associé Peter McLeod junior, on appelle William Price aujourd’hui le «Père du Saguenay». Après avoir créé un grand empire économique, il s’associe à  ses trois fils qui héritent ce qui va devenir la «Price Brothers and Company» en 1867. Consécutivement, on n’exploite plus seulement le bois de la région pour fabriquer de la pâte et du papier, mais on exploite également les ressources d’aluminium ainsi que les réservoirs d’eau pour créer de nombreux barrages et beaucoup de centrales hydroélectriques.

Durant ces années pionnières, plusieurs événements concrets mènent à  l’émergence du Saguenay–Lac-Saint-Jean. Le premier chemin de fer arrive dans la région en 1888. Le Parc des Laurentides est fondé en 1895 et la construction du fameux boulevard Talbot et de son extension qui relie la région à  la ville de Québec débute autour de 1945. La construction d’une première ligne téléphonique régionale a lieu en 1900. Une première automobile circule d’abord à  Roberval en 1906. Le premier vol aérien entre la région et l’extérieur se passe en 1919. En 1922, un tout premier service d’autobus est déjà  mis en place autour des villes de Chicoutimi, Jonquière et La Baie.

Malgré ces avancées économiques et techniques, la région vit aussi des moments difficiles. D’abord, une grave épidémie de typhoïde frappe le Saguenay–Lac-Saint-Jean en automne 1889. Un des bâtiments les plus connus de l’ensemble de la région qui est le légendaire hôtel de Roberval est détruit lors d’un incendie en 1900. Une autre épidémie frappe la région et l’ensemble du Québec en 1918. Il s’agit de la grippe espagnole qui cause plusieurs centaines de morts dans la région. En 1926 ainsi qu’en 1928 se déroule ce qu’on appelle aujourd’hui la tragédie du Lac-Saint-Jean. Après l’érection précipitée et peu planifiée d’un barrage au niveau de la Grande-Décharge de la rivière Saguenay près d’Alma pour des raisons économiques, de nombreuses inondations ont lieu un peu partout au Lac-Saint-Jean. Elles causent de graves pertes de terres agricoles et mènent même à  l’isolation temporaire de la ville de Saint-Félicien. En 1927 se déroule la célèbre fermeture de la pulperie et bientôt même de la ville de Val-Jalbert. C’est le déclin de l’industrie forestière et bien d’autres fermetures de pulperies comme celle de Chicoutimi suivront bientôt.

Après des pluies abondantes et une fonte des neiges notable, un glissement de terrain a lieu en plein milieu de la nuit dans la petite ville de Saint-Jean-Vianney en 1971. Une bonne partie de la ville disparait dans un torrent de boue et cause la mort de 31 habitants sans parler des nombreuses maisons, des ponts et de voitures qui disparaissent à  jamais dans le néant désastreux. La ville est ensuite démantelée et  les 1308 survivants sont principalement relocalisés à  Arvida, Jonquière, Kénogami et Shipshaw. En 1988, une autre catastrophe naturelle frappe la région. Il s’agit d’un tremblement de terre d’une magnitude de 6,2 sur l’échelle Richter qui cause surtout des dégâts matériaux, en plus d’un décès. La troisième catastrophe naturelle important en région a lieu après une série de pluies abondantes et d’inondations durant l’été 1996. Ce qu’on appelle le déluge du Saguenay cause la mort de dix personnes et des dégâts estimés près de 1,5 milliards de dollars canadiens. Un événement curieux qui suit cette catastrophe naturelle est la déclaration de la première monarchie municipale d’Amérique dans la ville de l’Anse-Saint-Jean, qui est mécontente dela gestion politique régionale, provinciale et nationale des dégâts causés par le déluge. La création de cette micro-nation attire beaucoup d’attention et aussi beaucoup de rires. Le roi Denys Ier de l’Anse qui avait été élu par référendum met une fin à  ce projet en 2000.

En dehors de ces événements marquants, il faut aussi mettre l’accent sur l’émergence de la culture au Saguenay–Lac-Saint-Jean. Le drapeau du Royaume du Saguenay (vert-jaune-gris-rouge) est par exemple déjà  adopté en 1938 et donc dix ans avant l’adoption du drapeau de la province du Québec et vingt-sept ans avant celle du drapeau canadien. La boisson «Saguenay Dry» apparue en 1929 et la boisson «Red Champagne» inventée en 1937 font preuve de l’innovation créatrice régionale. Le premier Salon du livre du Saguenay–Lac-Saint-Jean ouvre déjà  ses portes en 1953 et beaucoup de régions suivront cet exemple. La première chaîne de télévision régionale sous le nom de CKRS-TV arrive relativement rapidement en 1955. La première Traversée du Lac-Saint-Jean qui est devenu un événement sportif d’envergure internationale à  nos jours se déroule également en 1955. L’inauguration du Jardin Zoologique de Saint-Félicien qui est aujourd’hui connu partout au Québec se passe en 1960. Le Cégep de Chicoutimi est en 1967 le premier de ces établissements au Québec à  obtenir ses lettres patentes. Deux ans plus tard, une des toutes premières universités du réseau des Universités du Québec ouvre ses portes à  Chicoutimi. L’année 1973 marque l’entrée des Saguenéens de Chicoutimi dans la Ligue de hockey junior majeur du Québec, o๠ils jouent encore de nos jours. La première édition de «Jonquière en neige» a lieu en 1984. La première du spectacle théâtral historique à  saveur locale «La Fabuleuse Histoire d’un Royaume» se déroule en 1988 et ses différentes éditions et réadaptations attirent encore aujourd’hui des foules considérables. La première édition du festival «Jonquière en Musique» a lieu en 1991, celle du «Festival forestier de Shipshaw» en 1995 et enfin celle du «Festival International des Rythmes du Monde» à  Chicoutimi en 2003.

Encore récemment, plusieurs événements historiques ont marqué la région comme l’inauguration officielle du pavillon d’accueil des croisières internationales de Saguenay à  La Baie en 2009, la nomination de la Ville de Saguenay comme capitale culturelle du Canada en 2010 ou encore l’accueil des Jeux du Québec à  l’hiver 2013. La région continue à  se faire un nom à  l’international. Deux bons exemple récents sont d’abord une publicité pour la Ville de Saguenay, d’après une initiative entreprenante du maire Jean Tremblay qui est diffusée sur le réseau Fox aux à‰tats-Unis et ensuite la publication de la publicité en forme de court métrage coloré «Saguenay: Le Film». Allez regarder ces deux publicités sur internet si vous ne les avez pas encore vues et soutenez la région!

En ses 175 ans, la région a donc vécu bien des bas et bien de hauts et continuera à  écrire sa jeune histoire. Célébrons ensemble cet anniversaire marquant en constatant de façon positive l’ouverture progressive de la région vers le monde entier.