Tous les articles par Paul Kawczak

Quand on me demande une biographie, je dis généralement que j’aime le saumon fumé et je m’arrête là. Mais cette fois-ci je vais essayer… Je suis né le 12 novembre 1986 – scorpion – à Besançon, au cœur du Vieux Continent. J’ai grandi, grandi, beaucoup rêvé, puis j’ai eu envie de faire des études. Elles m’ont conduit en Suède puis au Québec, à Chicoutimi où je vis toujours. J’y termine un doctorat en lettres, je travaille sur le roman d’aventures des années 1920-1930. Mes études s’achèvent et en y pensant bien, tout s’est bien passé. Pour l’anecdote, je suis rentré à l’université en m’inscrivant dans un programme de mathématiques-physique, j’en sors avec un doctorat en lettres ! C’est la vie et c’est pour le mieux ! En plus, je me suis mis à écrire…

L’UQAC, corps et âme

Phot Paul 1Par Paul Kawczak, étudiant au Doctorat en lettres

Bonjour à vous,

Je saisis l’occasion amenée par ce premier billet pour évoquer une idée qui me vient souvent aux abords de l’université et qui me réjouit : l’université est corps, l’université est un être dont nous sommes les petites cellules actives. Je regarde parfois l’UQAC et je me dis : « L’université mange ! Oui, plusieurs fois par jour : des camions se relaient aux entrepôts du niveau zéro, descendent précautionneusement à reculons la petite pente menant aux portes coulissantes, et y déposent courrier, livres, papiers, encre, matériel informatique, outillage scientifique, matériaux de construction, mobilier, nourriture, boissons, produits d’entretien et bien d’autres choses que je ne soupçonne pas… Comme la nourriture pour un corps, ces apports indispensables y sont traités, utilisés, puis rejetés sous la forme de déchets : cartons et emballages vides, papiers à recycler, épluchures de légumes… Ainsi l’université peut actionner ses muscles et son système nerveux ! »

Et ma rêverie continue – vous remarquerez cette tendance que j’ai à m’adresser à moi-même dans un style livresque… L’âme littéraire ! Et l’âne aussi, toujours un peu, pour mon plus grand bien…

« Parlons-en du système nerveux – me dis-je alors –, qui se nourrit principalement de papier et d’encre. Il y a les cellules dirigeantes, au rectorat, les cellules organisatrices de l’administration et les cellules créatives du corps enseignant et des chercheuses et chercheurs. Aucune ne peut fonctionner sans l’autre, chacune accomplit sa tâche. De même que le système nerveux ne peut se passer du système osseux, du système musculaire, du système immunitaire. Le rectorat, l’administration, l’enseignement et la recherche n’existent tout simplement pas sans la manutention, le service des immeubles et des équipements, sans les gardiens de sécurité, sans le personnel du SAGE et sans tous ceux que j’oublie de nommer encore ! L’université est un corps en santé, santé dont nous bénéficions chaque jour, et cette santé dépend de nous et de notre savoir vivre ensemble. La vitamine première de l’université est le respect. »

Mes pensées prennent une pause, puis reprennent :

« Et les étudiants ? Je ne les oublie pas ! Les étudiants, tout simplement, sont l’âme de l’université. Les étudiants sont son avenir et sa joie ; le principe vital qui la fait frémir ! Ils en sont le sel, son bien le plus précieux ! Le but ultime de l’université est le devenir de chacun de ses inscrit(e)s et futur(e)s inscrit(e)s, en chacune de ses filières. Joie ! Joie ! Joie !… »

À ce moment de ma pensée, la fibre lyrique dangereusement excitée s’emballe, j’entame des pas de danse sur un air de Trenet que je sifflote allègrement.

Dans un prochain billet, on passera aux choses sérieuses : je vous parlerai un peu plus de la vie des lettres. Notez que je réserverai un billet à la belle Christiane Perron, la secrétaire du Département des arts et lettres, la cellule multitâche de notre organe littéraire…