Tous les articles par Michele Harlette Mel

Je me nomme Michèle  Harlette. J’ai quitté la Côte d’Ivoire pour le Québec par curiosité et pour m’imprégner d’une nouvelle culture. Je termine ma maîtrise en informatique à l’UQAC. J’aime lire et discuter de mes découvertes que j’ai faites à travers mes lectures avec mon entourage.

L’étudiant étranger dans son nouvel environnement!

Par Michèle Harlett Mel, étudiante à la Maîtrise en informatique

Quitter mon pays pour mes études au Québec a été une des plus grandes décisions de ma vie. Cette décision a été prise avec beaucoup de réflexion  et de recul. Tout à mon excitation de ce voyage à effectuer, de la joie de connaître de nouveaux horizons, de nouvelles cultures, de me faire de nouveaux amis, de sortir de l’autorité parentale, j’ai été confrontée à diverses situations que j’ai nommées « le passage obligé de l’étudiant international » qui somme toute est le quotidien de tout étudiant étranger.

La première situation à laquelle j’ai été confrontée est la communication. En effet, le Québec étant une province francophone, cela a beaucoup influencé mon choix: pour moi, il n’y aurait pas de problème de communication. Je voulais me faciliter mon intégration. Grand fut mon étonnement de ne pouvoir comprendre totalement ce que me disaient les Québécois à mon arrivée. Il a fallu m’adapter rapidement, car je devais commencer les cours.

La seconde a été le froid. Originaire d’un pays chaud, j’ai beaucoup entendu parler de la climat du Québec. Bien sûr, se confronter à la réalité dépasse de loin les propos entendus. Ce fut un choc pour moi. Je m’étais préparée à cela, mais comme je suis arrivée en plein hiver, le vivre m’a fait mieux comprendre l’adage qui dit: « il vaut mieux le vivre que se faire raconter ».

Ensuite vînt la nourriture. Je sais on me dira que c’est une question de goût et de culture, mais j’ai eu de la misère à m’habituer à la nourriture québécoise a cause du sucre. Beaucoup des plats que l’on me proposait étaient sucrés. Je ne sais pas si c’est parce qu’on consomme le sucre de manière modérée chez nous ou si c’est parce que nos habitudes alimentaires n’incorporent pas le sucre.

Une autre situation que j’ai vécue a été l’absence de ma famille. Pour une personne comme moi qui est très attachée à sa famille, il m’a été difficile de vivre loin d’elle. Heureusement, les amis que je me suis faits m’ont beaucoup aidée à supporter cette absence.

Peut-être que vous allez vous retrouver dans ce que j’ai écrit, particulièrement les étudiants internationaux africains avec qui je partage une culture similaire, étant moi-même africaine. J’estime qu’à travers cela les autres étudiants vivant la même situation que moi pourront mieux la vivre et avancer positivement dans leurs études.

Michèle