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Il y a de quoi être fière :)

La fin de session est toujours synonyme pour les étudiants d’horaires surchargés, de nuits plus courtes qu’à l’habitude, de remise de travaux et d’agendas dignes d’un ministre. De notre côté, à l’info universitaire, on règle des visites scolaires, des colloques-carrières, on prépare la production de documents pour l’année 2011… et on participe à de grands événements de fin d’année. Non, je rectifie : à de Grands Événements de fin d’année. Car l’arrivée du printemps est toujours annonciatrice de tapis rouges et autres distinctions: Cérémonie de remise des bourses d’excellence, Doctorats honorifiques et Collation des grades.

C’est le mardi 13 avril dernier qu’avait lieu au Pavillon sportif la trente-neuvième édition de la remise annuelle des bourses d’excellence pour les étudiants de premier, deuxième et troisième cycles de l’UQAC. Deux cent quinze bourses, totalisant près de 1 147 700 dollars, ont été attribuées aux étudiants qui se sont distingués au cours de la dernière année, tant au niveau de leur travail, leur talent, leur persévérance que de l’accomplissement personnel. Parmi ceux-ci, de nombreux étudiants ambassadeurs, que je connais depuis quelques mois ou quelques années. Certains que j’ai rencontrés lors mon premier passage dans leur cégep dans le cadre de la Tournée universitaire en 2007 ou en 2008… Leur réussite, leur engagement et leur enthousiasme fait chaud au coeur. J’étais presque comme une maman fière de sa progéniture. Fou, non? Et imaginez, je ne suis pas encore rendue à la Collation des grades…

À la lointaine époque où j’ai terminé mon baccalauréat en histoire à l’UQAC, en plus d’être la présidente de mon association étudiante, j’avais été élue présidente de ma graduation. Organisation du bal de finissants (pendant laquelle se déroulait une mini « collation des grades »), prise de photo de finissants avec les toges (ces fameuses toges… que j’ai courru pour me les procurer, je m’en souviens!), installation de la salle, magasinage des décors… et élaboration de mon discours aux p’tites heures du matin, la veille du bal! J’étais épuisée mais heureuse, nerveuse mais fière. Ce bal, où nous étions une trentaine de finissants du domaine des sciences humaines (science politique, sciences sociales, histoire et géographie) reste la « cerise sur le sundae », le moment plus beau, le plus solennel… et le plus triste aussi. Parce qu’il y a bien des gens que j’ai perdu de vue depuis. Mais ainsi va la vie…

La nouvelle mouture de la Collation des grades de l’UQAC est dans une toute autre mesure. Grandiose. Éclatante. Tout aussi émouvante. Encore là, on croise des étudiants fiers et élégants, qui sont parvenus au terme de leur processus, au terme de ce long périple… et qui voient leurs efforts couronnés de succès. L’an dernier, j’ai participé à ma première Collation des grades en tant que bénévole. Et l’émotion était là, palpable. Sans compter que pour souligner ses 40 ans, l’UQAC est devenue la seule université québécoise à s’être dotée d’un hymne, que nous avons eu la chance d’entendre pour la première fois l’an dernier.

Le 1er mai prochain, près de 1000 finissants lanceront leur mortier sous les applaudissements de la foule, massée dans le stade pour souligner leur succès. Et moi, comme tant d’autre(s) maman(s) fière(s) de sa progéniture, je me dirai que tous ces beaux succès, tout ce beau monde, toutes ces victoires, c’est ça, ma « cerise sur le sundae » 🙂

Justine