Tous les articles par Hugo Deschênes

Je suis Hugo Deschênes, étudiant en Maîtrise en informatique. Après avoir longtemps hésité sur mon choix carriéral, j’ai décidé de foncer, et de poursuivre pour atteindre de mon but ultime : devenir professeur à l’université. Je suis un étudiant, impliqué, entrepreneur et très curieux, pour qui la vie d’une personne se résume à la somme de ses choix.

Dans la cour des plus grands encore

Doctorat infoPar Hugo Deschênes, étudiant au Doctorat en sciences et technologies de l’information

Changement de plan. Cet été fut une saison particulièrement chargée : beaucoup d’activités sociales et beaucoup d’études pour la complétion de ma maîtrise. Changement de plan par rapport à ce qui a été prévu : je ne vais plus en France, je reste au Québec. Pourquoi? Pour diverses raisons personnelles. Ce qui compte, c’est où je suis, là, maintenant. Je n’ai pas été en mesure de compléter ma maîtrise cet été, et j’ai débuté mon Doctorat en Sciences et technologies de l’information depuis fin août. Comment est-ce possible? Une entente a été conclue afin que je termine la rédaction de mon essai avant la fin de la présente session, tout en me permettant de commencer les cours de mon doctorat. Mais cette double admission n’est pas le sujet de mon blog aujourd’hui.

Ce que je veux vous jaser plutôt concerne le fait d’être rendu au Doctorat. Ce niveau d’études qui me parraissait si loin lorsque j’étais étudiant au baccalauréat. Ce niveau d’étudse qui me parraissait si complexe, et difficile à atteindre. Je m’y suis rendu. Non pas sans travail acharné, mais avec beaucoup de support de ma famille et de mes amis. Sans eux, sans doute que j’aurais arrêté plus tôt et que je serais présentement un développeur en informatique quelque part au Québec. Mais ce n’est pas le cas, je continu, je fonce.

C’est particulier l’effet que ça fait. Se lever le matin pour le début de la session, voir les nouveaux qui entrent. Pour la plupart, 19-20 ans, tout frais sorti du Cégep. Des étudiants stressés d’entrer dans la cour des grands, selon leur point de vue, provenant de partout au Québec et ailleurs dans le monde. J’en ai maintenant 25, et j’entre également dans la cour des grands, à nouveau. Mais mes collègues sont totalement différents; ce n’est pas tout à fait le même public. Je les vois, s’affairant à s’adapter dans un nouveau milieu, prenant goût à la vie universitaire. À l’ambiance familiale de l’UQAC. C’est fou comme le temps passe! Et moi? Je suis un peu comme eux. Stressé, mais avec une mentalité différente : l’expérience des études. Difficile de réaliser que j’entre dans une autre couche des études universitaires. Que j’y suis finalement arrivé. Les études ne m’auront pas seulement permis d’obtenir un diplôme, mais aussi de tisser des liens particuliers avec les gens qui m’entourent. Ce que je suis surtout reconnaissant avec tout ça, c’est l’ouverture d’esprit que j’ai acquis. Celui qui me permet d’échanger avec n’importe qui sur tous les sujets possibles. Après tout, lorsque l’on est rendu au Doctorat, nous sommes tous curieux. Avec une soif de connaissances. Et pour poursuivre, nous devons admettre que nous avons tous tort par moments, et que chaque personne que l’on croise nous apprend quelque chose. Et surtout, plus nous apprenons, plus nous réalisons que nous ne savons absolument rien.

Hugo

Étudier, d’un océan à l’autre

avion-de-ligne-avec-la-terre-9487055Par Hugo Deschênes, étudiant à la Maîtrise en informatique (profil professionnel)

L’UQAC est une institution reconnue pour son ouverture sur le monde. Des gens d’une panoplie d’universités étrangères viennent étudier ici pour diverses raisons : pour obtenir un diplôme québécois, pour apprendre une nouvelle langue, ou encore pour l’aventure, tout simplement. Ce fait est bien connu de la population. Ce qui est plutôt moins connu, c’est d’effectuer le chemin inverse : au lieu de voir des gens d’une autre nationalité venir à nous, d’aller les voir dans leur milieu. Chez eux. Devenir, à notre tour, un étranger.

« One’s destination is never a place, but a new way of seeing things. » – [Henry Miller]

Henry Miller est un romancier du XXe siècle préconisant la liberté de vivre sa vie. C’est lui qui a apporté la citation précédente, mentionnant que la destination de l’un n’est pas un lieu, mais un nouveau chemin pour ouvrir son esprit, voir ce qui nous entoure avec nouvelle perspective. En quelque sorte, les échanges étudiants inter-universités est le meilleur moyen pour nous d’ouvrir notre esprit. D’aborder les problèmes auxquels on fait face avec un point de vu différent. Ce concept est indéniable, peu importe la discipline. On ne le réalise pleinement que lorsque l’on s’immerge dans une toute nouvelle culture. Effectivement, différentes nationalités ont une culture différente, et aborde les éléments qui nous entoure d’une manière plus ou moins similaire. Peut-être pas drastiquement différente, mais sous un angle tout de même légèrement divergent.

Aller étudier à l’étranger est en soi une preuve d’ouverture d’esprit, mais surtout une déclaration de courage. Plusieurs n’oseront pas aller à l’étranger, car ceci va à l’encontre de leur zone de confort. Il n’y a rien de mal à cela, seulement une préférence pour la stabilité. C’est un choix tout à fait respectable. À l’opposé, certaines personnes ont besoin de relever un défi, d’aller s’immerger dans une culture totalement différente. N’est-ce pas une preuve de courage que d’accepter d’intégrer une culture différente de la nôtre, dans un milieu où l’on ne connait personne, et acceptant de se faire juger au moindre coup d’oeil? Et pourquoi ce jugement? Parce que nous sommes différents des autres. Nous nous sommes imprégné s d’une culture dès notre enfance, et cette culture reste avec nous lorsque nous traversons l’océan. Elle transparait dans nos gestes, nos paroles, et nos réflexions. C’est cette culture s’exprimant à travers nous qui se fait juger. Grâce aux réseaux sociaux et à l’Internet, les gens s’informent davantage des autres cultures. Nous prenons de plus en plus conscience de la diversité culturelle sur notre planète.

Et grâce à cette prise de conscience, nous, étudiants, avons la possibilité de vivre une aventure inoubliable de l’autre côté de l’Atlantique.

Hugo Deschênes
Étudiant qui fera la première session de son doctorat à Reims, France

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Pour connaître les aventures de Sheilany en Islande, vous pouvez lire son blog ici.

La motivation a bien meilleur goût

Motivation conceptPar Hugo Deschênes, étudiant à la Maîtrise en informatique (profil professionnel)

J’entends souvent des personnes mentionner « Ha non. Je ne pourrais jamais faire des études universitaires, je ne suis pas assez bon ». Ou encore « Ce n’est pas fait pour moi, je suis un étudiant moyen ». La plus commune est sans doute « Je déteste les études ». À entendre ces phrases, je ne peux m’empêcher de remarquer que tout ce qui manque à ces gens, c’est de la motivation. Arriver à cette affirmation signifie qu’ils y ont déjà réfléchi et que cette idée leur est déjà passée par la tête. Tout est une question de motivation. J’ai vu des gens qui s’étaient fait dire qu’ils devraient se contenter d’un DEC car ils n’étaient pas assez doués, alors qu’aujourd’hui ils sont rendus à leur première session de doctorat. J’ai vu des gens avoir des résultats très moyens au collégial et devenir premier de classe à l’université. Plus on augmente notre niveau d’étude, plus les connaissances à acquérir se spécialisent et plus cela devient intéressant lorsque l’on a choisi le bon domaine d’étude. Tout est possible à qui sait vouloir.

« Don’t tell me what I can’t do! » – John Locke, personnage de la télésérie « Lost ».

J’aime bien cette citation : Ne me dites pas ce que je ne peux pas faire. Car au final, qui sont ces gens qui vous disent quoi faire? Pourquoi est-ce que leur opinion sur votre vie devrait être valable? Ils ne sont pas dans vos souliers. Ils n’ont pas votre vécu. Ils peuvent vous connaître, mais est-ce qu’ils savent de quoi vous êtes capable? Pourquoi peuvent-il assumer qu’ils vous connaissent mieux que vous-même? N’êtes-vous pas un expert sur votre propre vie? À quoi ça peut leur servir de vous dire que vous ne pouvez pas? Renseignez-vous. Mettez en doute les affirmations de ces gens. Osez. La motivation est une force à ne pas sous-estimer. Oui il peut y avoir des limites physiques, mais on parle ici d’une limite mentale et toute limite est faite pour être repoussée.

Je lisais un article l’autre jour sur la zone de confort. La majorité de la population préfère rester dans une routine, stable, et confortable. Ils évitent de sortir de cette zone pour éviter l’anxiété, le stress. Avoir peur de l’inconnu. Ces gens sont condamnés à arrêter d’évoluer. Ce sont les petits gestes qui nous sortent de notre zone de confort qui nous permettent de progresser. Certaines personnes font de petits efforts, un pas à la fois. D’autres des bonds immenses. Au final, aucune de ces deux personnes n’est meilleure que l’autre, car toutes deux ont réussies. Toutes deux ont permis à leur zone de confort de s’agrandir et de devenir ainsi de meilleures personnes. D’apprendre. Où je veux en venir avec cet élément est que certaines personnes vont se lancer tête première dans des études universitaires (1er cycle ou aux cycles supérieurs), et faire ainsi un pas de géant dans leur vie. Ils ont choisi un gros changement au lieu de débuter une carrière. À l’opposé, d’autres font de petits pas : ils vont travailler et étudier en même temps, ou bien prendre une pause et poursuivre les études plus tard. Et au final, qui a gagné? Tout le monde. Car tous auront agrandi leur zone de confort et auront eu le courage et la motivation d’aller plus loin. Peu importe le temps et l’effort mis dans un projet, et comment vous l’avez atteint. Ce qui compte c’est le résultat.

Et la conclusion de ce chapitre de votre vie? C’est vous. Votre réussite.

Osez.

Hugo Deschênes
Étudiant motivé