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Benjamin Durand, étudiant français inscrit à la Maitrise en informatique pour une année. J’ai décidé de venir faire une année d’échange à l’UQAC, profitant d’une entente avec mon école en France… pour venir découvrir le Québec!

Course d’aventure du Club plein air

Par Benjamin Durand, étudiant à la Maîtrise en informatique

Afin de regrouper ses membres et de se faire connaitre, le Club plein air UQAC organisait une course d’orientation dans la forêt d’enseignement et de recherche Simoncouche appartenant à  l’Université. Ce vaste terrain est le laboratoire de différentes formations UQAC : les baccalauréats en intervention plein air, en géologie, en biologie, etc. Cette course intervenait dans le cadre de la semaine du plein air qui avait lieu du 4 au 7 avril 2013.

C’est donc au petit matin samedi que les équipes participantes se sont retrouvées sur le terrain pour un briefing et une dernière mise au point sur l’orientation. La météo était peu favorable aux participants; un temps frais et beaucoup de vent. Mais l’esprit de compétition dominait les bourrasques de vent et chaque équipe se préparait pour le départ. à€ 9 h, le départ était donné, les coéquipiers allaient alors naviguer de balises en balises durant la journée pour rejoindre le campement du soir.

Pendant ce temps du coté du chalet du Lac du dépôt, les bénévoles avaient pris soin d’emmener les affaires des participants afin qu’ils puissent passer la nuit confortablement sans devoir porter un gros sac durant le parcours. De même que pour les participants, les organisateurs allaient être mis à  rude épreuve. Il y avait au programme organisation du campement, montage de l’aire de vie, préparation des repas, montage des 2 tentes prospecteurs et de leur poêle. Toute la journée une joyeuse ambiance animait le camp, coupée par des bruits de haches, des communications radios et des directives des responsables.

Ayant sous-estimé le niveau des participants, la première équipe franchissait la ligne du camp vers 14 h, mais bien épuisée par la course la plupart préférait se reposer en attendant la dernière équipe. C’est donc vers 17 h que tout le monde s’est retrouvé afin d’échanger sur la journée passée. Les derniers préparatifs terminés, les organisateurs invitaient les participants à  s’installer dans les tentes puis à  venir profiter du coucher de soleil sur le lac. S’en est suivi un gros repas spaghetti bolognaise et, pour le dessert, des gâteaux au chocolat. Puis après une bonne soirée au coin du feu et sous les étoiles, le moment du coucher est arrivé, il fallait donc se recharger pour le lendemain.

Pendant la soirée et afin d’ajouter du défi, les organisateurs étaient en train de prévoir de nouvelles balises pour le lendemain afin de rallonger le parcours. Et c’est Joseph, qui vers 6 h alors que tout le monde dormait encore, est allé les placer sur le terrain. Après un copieux déjeuner, les participants ont rangé leurs affaires puis se sont alignés sur le départ pour la dernière journée.

Le temps était plus chaud et la neige commençait à  tomber. Une très belle journée en perspective. En effet, les flocons étaient de plus en plus gros à  mesure que les défis avançaient. Le parcours traversait les bois et le hors piste était fréquent. à€ 15 h, les vainqueurs passaient la ligne d’arrivée et les autres suivaient de plus ou moins près. La cérémonie des prix s’est alors déroulée.

Cette première course organisée pour le retour du Club plein air a rempli ses objectifs et satisfait ses ambitions, car il y avait presque 25 participants. L’ambiance était au rendez-vous et l’investissement des bénévoles exemplaires. Le Club plein air souhaite donc remercier l’ensemble des participants et tout particulièrement les organisateurs: Victoria, Anaïs, Sophie, Hans, Joseph, Benjamin et enfin Patrick responsable de la forêt d’enseignement pour son aide et la logistique, ainsi que les commanditaires de l’événement VO2 Max et la Coop verte.

 

L’Anse-Saint-Jean en traîneau

Par Benjamin Durand, étudiant à la Maîtrise en informatique

Il y a des activités qui collent à  la peau du Canada et le traîneau à chiens en fait bien entendu partie. Il fallait essayer ce mode de déplacement peut conventionnel en amateur de sports en plein air que je suis. Je suis donc aller découvrir l’activité durant les vacances de Noël et le moment était tellement magique que je ne pouvais pas en rester là .

J’ai donc décidé d’organiser une activité traîneau à  chien dans le cadre du club de plein air UQAC. Le but était assez simple : faire partager un moment unique aux participants et leur faire découvrir une activité pleine de sensations fortes.

Direction L’Anse-Saint-Jean et le chalet (La Grangette) de Vanessa pour « Musher » (et oui on ne dit pas conduire un traineau!). Je sais déjà  que la journée va être belle, car le soleil nous accompagne tout au long de la route. Arrivé sur place, les chiens sont plutôt calmes pour le moment et nos traîneaux nous attendent. Après avoir déposé nos affaires, direction vestiaire pour compléter nos tenues, car il est hors de question de partir à  l’aventure sans vraies bottes, mitaines ou tuques.

Ensuite, petit briefing de conduite et de sécurité. En effet, une des conditions essentielles pour être un bon musher, c’est de mettre ses chiens en confiance et cela passe par la voix, mais aussi par le frein. Grande révélation pour tous, un traîneau se conduit au frein, et les chiens doivent se sentir bien sans avoir peur de se prendre les pattes dans l’attelage.

C’est alors le moment de se répartir les rôles, l’activité se déroulant en binôme : un dans le traîneau qui profite du paysage sous une fourrure et l’autre qui dirige le tout. Bien sûr, les rôles changeront à  mi-parcours pour que chacun profite des différents aspects.

Et les chiens dans tout ça ? Il va falloir aller les atteler sur les traîneaux en les amenant en laisse un par un depuis leur enclos. Même si certaines personnes ont peur des chiens, Vanessa et Gulwen, très pédagogues, leur expliquent que ce sont des chiens très amicaux, qu’ils sont là  pour travailler et par conséquent qu’ils ont une éducation différente des chiens de compagnie. Les craintes s’apaisent et le contact se fait progressivement, alors que d’autres sont déjà  en train de les câliner. Mais au final, tout le monde apprécie ce moment avec les chiens qui commencent à  être de plus en plus excités par le départ qui approche. Deuxième difficulté, amener les chiens jusqu’au bon traîneau, les pluies de la semaine précédente rendent le sol glissant. Et parfois, on se demande qui de l’Homme ou du chien embarque l’autre! Mais finalement, tout le petit monde est prêt et on va pouvoir démarrer.

C’est parti pour 2 h 30 de promenade à  travers les bois, en montée, en descente. Comme je l’avais espéré, les paysages sont vraiment superbes et, à  ma satisfaction, nous empruntons un autre sentier que celui effectué plusieurs semaines auparavant. La distance entre les traîneaux rend souvent imperceptible les émotions de chacun, mais un parfum d’émerveillement flotte sur la matinée.

De retour à  la Grangette, les sourires sont sur tous les visages et il est maintenant temps de rentrer les chiens, de les remercier, de leur enlever leur harnais et de leur donner un bon repas. Il est également l’heure pour nous de manger et de prendre des forces pour un après-midi raquettes. à‰tonnamment, les derniers à  rentrer pour manger sont ceux qui le matin même n’osaient pas approcher les chiens. C’est pour eux une victoire personnelle.

L’après-midi, c’est Steeve, un étudiant en 3e année du bac en intervention plein air et guide pour Vanessa, qui va nous emmener dans la poudreuse et les sous-bois de L’Anse-Saint-Jean. Le soleil nous suit toujours et un gouter s’improvise en plein soleil sur un terrain abrupt qui offre une belle vue sur le paysage et les pistes du Mont à‰douard. La descente est une démonstration de style o chacun prodigue ses conseils, mais où tout le monde fini sur les fesses. Durant la randonnée, Steeve nous apprend quelques trucs sur la forêt Boréale, en particulier sur l’utilité de la résine de sapin pour allumer du feu ou encore mâcher des baies au gout de chewing-gum chlorophylle.

Le soir, malgré la fatigue, on sent encore la bonne humeur et chacun reparle des moments uniques de sa journée. Alors si vous aussi l’expérience vous tente, sachez que le club plein air va organiser une nouvelle sortie le dimanche 17 mars. Vous pouvez contacter les responsables pour leur faire part de votre intérêt via l’adresse clubpleinairuqac@gmail.com. Vous pouvez également consulter le site de Vanessa http://www.pleinairdelanse.com/ .

Sur les Monts Valin avec le club Plein Air UQAC

Par Benjamin Durand, étudiant à la Maîtrise en informatique

Le 8 décembre, même si la neige n’avait pas encore recouvert le chemin de l’Université, il y avait déjà  un bon enneigement sur les Monts Valin. Et c’est cette destination qu’avait choisie le club plein air pour marquer son retour. Nous voilà  donc partis pour une petite randonnée de 15 km à  travers les sentiers! Même si la neige se fait timide sur le départ, on la voit rapidement s’épaissir.

La bonne ambiance s’installe et malgré le dénivelé, tout le monde parle et admire le paysage qui s’est couvert de blanc. Le ciel est avec nous pour le moment et la vue sur la région est très dégagée. Après un petit moment, le chemin devient extrêmement poudreux et je chausse la paire de raquettes afin d’ouvrir le chemin vers le pic du grand corbeau. Mais même si le terrain devient moins praticable, les filles continuent de papoter; au risque même de s’enfoncer dans la neige jusqu’aux genoux. Arrivé au sommet du pic, pause photo pour Hans et moi. Chacun sort alors son repas et ses accessoires de camping : boîte à  lunch isolée maison pour les gens du bac en plein air, gourde rose pour celles qui souhaitent se distinguer, chocolat pour les suisses et le jambon-beurre-emmental parisien. Ah oui effectivement c’était également une sortie multiculturelle: l’équipe comptait des Québécois, des Suisses et des Français.

Sans s’en apercevoir, le temps s’est couvert et la neige commence à  tomber, il est l’heure de repartir vers le centre de découverte et de rentrer. Sur la descente, c’est d’abord Cyprien qui ouvre avec les raquettes puis Victoria qui prend le relais sur une partie plus difficile et qui s’en sort très bien pour une première en raquettes. La neige est si épaisse à  certains endroits que personne ne résiste à  la tentation de se jeter dedans. Mais à  force de faire des photos, de papoter et de faire des pauses goûter, le groupe prend un peu de retard et il commence à  faire sombre. Chacun sort alors sa frontale et on repart. Mais quand on arrive aux voitures, le groupe n’a pas envie de se quitter comme ça alors direction un petit restaurant à  Chicoutimi pour manger une bonne poutine et des burgers.

Vous vous demandez peut-être quel est le rôle du club plein air ? Je vais essayer de résumer, mais ce sera toujours moins accrocheur qu’un speech fait par Hans sur une rampe de parapente avec la neige qui tombe lors de la première sortie du club. Le but est de proposer à  tous des activités en lien avec la nature et les sports de plein air. Le club fournit le cadre de sécurité pour les activités. En effet, il compte parmi ses membres des gens du baccalauréat en intervention plein air (BIPA) et c’est une réelle chance, car c’est la seule formation de plein air au Québec. On peut donc s’appuyer sur des gens expérimentés. Il est parfois difficile de trouver des partenaires ou d’assurer la logistique pour une activité, donc le club a pour but de favoriser la création d’activités et d’aider à  leur réalisation. Les activités se catégorisent en plusieurs niveaux d’engagement, offrant ainsi des initiations aux personnes sans expérience souhaitant aborder des activités comme le ski de fond ou la raquette. Le club propose aussi des activités plus engagées avec des connaissances nécessaires afin de pouvoir suivre le groupe. Pour toutes vos interrogations, vous aurez la possibilité de retrouver les membres du club sur le forum des associations qui aura lieu en début de session.