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Benjamin Durand, étudiant français inscrit à la Maitrise en informatique pour une année. J’ai décidé de venir faire une année d’échange à l’UQAC, profitant d’une entente avec mon école en France… pour venir découvrir le Québec!

Mon aventure au Québec

Par Benjamin Durand, étudiant à la Maîtrise en informatique

Tenter l’expérience d’un semestre ou d’une année d’études à  l’étranger est toujours un projet qui s’accompagne de beaucoup de questions. J’ai donc décidé de revenir sur mon expérience en double diplôme à  l’Université du Québec à  Chicoutimi. Avec cet article, j’espère répondre à  vos interrogations, vous conseiller sur les bons réflexes à  adopter dès votre arrivée et vous permettre de profiter de votre année.

Cela fait presque 1 an jour pour jour que je suis ici. Issu d’une école d’ingénieur à  Lille, j’avais l’habitude des grands espaces urbains mais je voulais découvrir le Québec et ses paysages sauvages, c’est pourquoi j’ai choisi l’UQAC. En recherchant quelques informations, vous remarquerez vite que le Saguenay–Lac Saint Jean se situe à  2h de Québec et 5h de Montréal. La région a un certain caractère rural même si il y a beaucoup de grandes villes comme Saguenay, Alma ou Dolbeau.

Certains n’ont pas apprécié leur expérience car ils étaient trop attachés à  la vie en ville. Il est évident qu’il faut s’avoir s’adapter à  des contraintes et un mode de vie différent. Pour ceux qui sont dans ce cas, et souhaitent découvrir le Québec le changement sera probablement moins brutal en choisissant Québec ou Montréal. La réussite de cette expérience est d’abord en lien avec les affinités que l’on aura pour les activités que l’on trouvera sur place.

Dans la région où se situe l’UQAC, on retrouve principalement des activités extérieures comme le canoë, le kayak ou le rafting pour l’été sans oublier la quantité impressionnante de voies d’escalade. L’hiver on retrouve principalement la raquette, le ski de fond ou le ski alpin/snowboard et toute la partie vie hivernale en camping que j’ai beaucoup pratiqué. L’activité incontournable est sans aucun doute le chien de traîneau (voir l’article que j’ai rédigé sur ce point). Ceci étant dit, on retrouve la possibilité de faire du vélo, de la randonnée, etc. Si cela correspond à  vos attentes n’hésitez pas à  tenter l’aventure !

Faites attention cependant à  ne pas tomber dans le piège, vous ne venez pas ici en vacances mais d’abord pour étudier. Les guides touristiques sur la région sont riches en informations et présentent un grand nombre de possibilités sur place. Vous n’aurez probablement pas le temps de tout faire, et parfois vous devrez choisir. Et bien souvent ces activités sont disponibles uniquement durant les saisons touristiques. Parfois, comme cette année, la qualité et la quantité de neige permettent de skier jusqu’à  la fin avril. Gardez donc à  l’esprit que vous devrez vous occupez durant les périodes creuses.

Pour découvrir rapidement les plus grosses attractions de la région, la vie étudiante organise des activités et visites destinées à  tous les étudiants, mais auxquelles participent principalement les étudiants étrangers, en proposant un tarif de groupe intéressant et le transport. Pour avoir participé à  toutes les activités, je peux témoigner de leur qualité, et principalement durant la première session car cela permet de rencontrer du monde. Même si on vient avec des amis d’école, peut-être qu’ils n’ont pas les mêmes attentes concernant leur année à  Chicoutimi et donc faire connaissance avec des gens qui partagent les mêmes intérêts permet de bien réussir son année.

Cela m’amène à  développer un point important : réussir son intégration. Il faut garder à  l’esprit que si au départ les gens feront beaucoup d’efforts pour vous aider, par la suite vous devrez également faire un pas vers eux afin de consolider vos relations. Il ne faut pas oublier que cet aspect fait partie de l’expérience. S’éloigner de ses proches et ses amis peut parfois être difficile et par conséquent posséder un groupe d’ami sur place permet de surmonter les difficultés qui peuvent survenir. Au-delà  de cet aspect c’est aussi l’occasion de découvrir des personnes de provenances et cultures différentes. J’ai eu la chance cette année d’être avec des Français et des Québécois bien sûr mais également des Canadiens, des Brésiliens, Espagnols, Belges, Iraniens.

Réussir son intégration c’est aussi savoir se remettre en question et dépasser ses valeurs, en effet vous vous apercevrez vite que chaque culture est différente. Mettez de côté vos attentes et profitez du moment en respectant la culture de l’autre. Si certains apprécient la proximité et le contact, d’autres n’en ont pas forcement l’habitude. J’ai parfois entendu «  les Québécois sont difficilement approchables ». De mon point de vue, c’est faux: il ne faut pas oublier que c’est nous qui arrivons chez eux et que par conséquent ils ne feront pas forcement le premier pas. Pour que l’expérience fonctionne, il faut être acteur de son intégration.

Pour ma part je me suis impliqué dans le club de plein air, ce qui m’a permis de faire ce lien. Le mode de fonctionnement de l’Université est assez souple et permet de s’impliquer dans la vie étudiante. Cette année, mes amis expatriés étaient notamment dans le club plein air, le Snow ski Inuk, l’équipe de foot Inuk.

Le deuxième point est de s’adapter au fonctionnement local. J’ai plusieurs fois entendu « ce n’est pas comme chez nous, ils devraient plutôt faire comme ça ». Encore une fois il ne faut pas oublier qu’au-delà  d’une image idyllique que nous nous faisons du pays, il existe des institutions qui fonctionnent depuis des années. Et cela ne changera pas, alors autant s’adapter rapidement. De façon générale ce n’est ni positif ni négatif. J’ai apprécié le service fourni par l’administration canadienne (conviviale et structurée).

Comme je le disais précédemment la région est touristique et découvrir la culture locale, fait partie de l’expérience. Nous avons la chance ici d’avoir la route du fromage et un grand nombre de micro-brasseries servant bières artisanales et plats traditionnels comme la tourtière ou la tarte aux bleuets.

Enfin pour terminer, soyez réaliste. Ne partez pas avec une idée préconçue et idéaliste, issue de magazines ou de témoignages extrêmement positifs. J’ai été très satisfait de mon séjour et j’en garderai probablement des très bons souvenirs, mais tout n’a pas été facile et il y a eu des moments difficiles. Peu de personnes en parlent. L’exemple le plus concret est que les premiers à  avoir dit qu’ils voulaient faire leur vie ici sont aussi les premiers qui ont eu envie de partir. Les attentes étaient trop hautes et ils n’ont pas réussi à  les combler.

Quoi qu’il arrive, ce genre d’expérience est une aventure extraordinaire et en particulier sur le plan humain. Je souhaiterais remercier toutes les personnes qui ont contribué à  une année mémorable. Après 1 an, 40 000km parcourus au Canada et aux ɉtats-Unis, 3 sessions, un hiver québécois, un été magnifique, des fous rires, des nuits sous les étoiles et quelques poutines, il est l’heure pour moi de rentrer en France, en sachant pertinemment que je reposerai un jour mes valises au Canada.

Et souvenez-vous, «  il ne fait pas froid au Québec, il n’y a que des gens mal habillés ».

À bientôt!

Benjamin

De Toronto à Ottawa

Par Benjamin Durand, étudiant à la Maîtrise en informatique

Comme je vous l’ai promis dans mon article sur Québec et Montréal, je vais vous parler de ces deux villes. Le but reste le même vous donnez envie de visiter ces deux lieux symboliques de l’Ontario et vous conseiller sur les endroits à  ne pas manquer.

Nous avons profité, avec un groupe d’amis, de la fin de session d’hiver pour faire une escapade d’une semaine dans l’Ontario. Nous sommes donc partis de Chicoutimi pour aller jusqu’à  Toronto, soit près de 1000 km à  faire avant d’atteindre notre destination. Après une attente dans les embouteillages matinaux, la première impression est très agréable, il fait beau et du vieux port on aperçoit les îles de Toronto. Nous décidons d’y passer la première journée. La traversée vers les îles dure environ 15 min et coûte moins d’une dizaine de dollars (les bateaux font la navette jusqu’à  minuit). Cela permet de profiter des îles et d’admirer la ville éclairée de nuit. Sur l’île on trouve plusieurs possibilités, soit la visite à  pied, en vélo ou en tandem. Faire le tour est une bonne idée car cela permet de profiter des jardins, des oiseaux et d’avoir différents points de vue sur le lac Ontario. La jetée située de l’autre càŽté de l’île permet d’observer des groupes d’oiseaux et en suivant le chemin on arrive au phare puis à  càŽté des pistes de l’aéroport offrant une belle vue sur la ville. C’est vraiment un endroit incontournable de la ville, surtout lorsqu’il fait beau. Les restaurants disposent de terrasses au bord de l’eau, rien de tel pour apprécier un bon rafraichissement.

Pour la journée suivante, nous décidons de visiter la ville. Le premier quartier à  visiter est le district financier qui rassemble les grands organismes financiers et des restaurants de bonne qualité. En remontant dos au lac Ontario, vous arriverez vers le quartier historique o๠se trouve l’Université et le Queen’s park. La ville comporte beaucoup de parcs, très agréables pour se reposer ou prendre des photos. Un endroit à  ne pas manquer est le célèbre quartier de la distillerie avec une architecture typique du début du 19ème siècle avec un style très européen.

Pour la soirée, la ville ne manque pas de curiosités, de bars et de restaurants. Si vous êtes amateurs de sports, vous pourriez être intéressés par le Rogers Center, qui accueille les matchs des Blue Jays de Toronto, l’équipe de baseball. Nous avons eu la chance de pouvoir les voir dans un match contre Boston (on peut facilement trouver des billets le soir même aux abords du stade).

Le dernier monument incontournable est la CN Tower, l’une des plus hautes tours du monde qui offre un panorama à  360° sur la ville à  près de 351m de hauteur. L’ascension coute environ 32$ et si vous souhaitez vous pouvez également manger dans le restaurant de la tour. Je vous conseille cette option, car la nourriture est de bonne qualité, le restaurant tourne vous offrant ainsi différents points de vue lors de votre repas. Le prix du menu est de 55$ environ, incluant un accès aux étages inférieurs de la tour et à  l’ascenseur.

Notre voyage se poursuit ensuite par une journée et une nuit aux chutes du Niagara situées à  130km du centre de Toronto. Il est possible de se rendre aux chutes depuis Toronto en bus, cependant nous avons effectué le trajet en voiture; je ne peux donc pas vous renseigner sur ce point. Les chutes sont vraiment impressionnantes et la vue est beaucoup plus intéressante du càŽté canadien que du càŽté américain, sachant que le passage à  la frontière peut être très long avec les douanes. La ville est très fantaisiste, on y trouve principalement des restaurants et des attractions touristiques.

Nous nous rendons alors sur notre dernière destination de visite, soit Ottawa, capitale du Canada. La ville est très appréciable, surtout que le soleil continue de nous accompagner. Le parlement est bien sûr un des endroits les plus fréquentés, mais il est facilement accessible le matin (avant 10h). La promenade sur les quais près du Château Laurier et le long des berges est très agréableà  pied ou à  vélo. Le centre-ville présente également quelques curiosités et le Musée des civilisations est particulièrement riche en histoire. Il vous faudra prévoir plus de temps si vous souhaitez effectuer la visite des nombreux musées d’Ottawa. D’un avis personnel, je recommanderais de passer 2 jours à  Ottawa et 4 jours à  Toronto, incluant la visite des chutes du Niagara.

Vous perdre dans la campagne entre Toronto et Ottawa peut également vous montrer un visage paisible et sauvage de l’Ontario.  Il faut cependant  bien calculer son trajet afin de ne pas doubler le temps de voyage.

De l’Inde à Chicoutimi

Par Benjamin Durand, étudiant à la Maîtrise en informatique

Si vous êtes amateur de photographie, vous devriez apprécier l’exposition qui se tient actuellement au Centre des Arts de Chicoutimi, à  côté de la bibliothèque de Chicoutimi. Cette exposition vous propose d’admirer les photographies de Paul Atanu, photographe de renom travaillant pour de nombreux journaux indiens depuis des dizaines d’années. Il est aujourd’hui un des piliers de la photographie indienne et ses expositions sont toujours un succès en Inde.

Nous avons la chance d’avoir une exposition de son travail dans le cadre du concours international de photographie Faites-nous voir le monde. En effet, Paul est le vainqueur de la première édition en 2011. Cette année, lors de la 3e édition de ce concours organisé par des étudiants et des professeurs de l’UQAC, le commissaire de l’exposition est monsieur Jayanta Guha, professeur en sciences de la vie et de la Terre au département de biologie de l’Université. Dans sa conception, ce concours a pour but de rassembler des clichés de grande qualité venus des différents endroits de notre planète afin d’offrir un regard sur le monde et la diversité. Au-delà  de mettre en avant un peuple, une culture, un paysage, etc., cette initiative permet également à  Chicoutimi de rayonner à  l’étranger.

L’exposition est une véritable invitation au voyage. Du Saguenay, vous vous envolerez vers les paysages chargés d’histoire, partageant ainsi un regard sur les temples, les marchés ou les visages des indiens. à€ travers plus de 25 photos, Paul vous montre les couleurs de l’Inde et les richesses architecturales. Un premier contact inoubliable avec un peuple parlant plus de 4000 langues différentes dont 23 reconnues officiellement.

L’exposition se tiendra du 2 au 26 avril 2013, au Centre des Arts de Chicoutimi, 200 rue de l’hôtel de Ville.

Si vous souhaitez plus d’informations sur le concours, n’hésitez pas à  consulter le site du concours : http://www.concoursfvm-photo.com/?q=fr/content/edition-2013

Voici un lien vers l’interview des organisateurs :http://www.radio-canada.ca/widgets/mediaconsole/medianet/6657938