JEUX VIDÉO

Workaholic en mou…

Workaholic en mou photo

Joggings, coton ouaté, bas de laine… voici mon accoutrement de cette semaine. Que dis-je : de cette année!  Je m’habille ainsi, dans tout le confort du monde, pour aller travailler toute la journée dans le laboratoire (je travaille mieux en mou). Ce laboratoire est ma seconde maison : j’y passe la plupart de mon temps. C’est quoi, ce laboratoire? Non, je ne fais pas des analyses d’urine ou de sang. Informatique, laboratoire d’informatique. Plus que ça, c’est un laboratoire personnel : seuls mes coéquipiers et moi y avons accès…V.I.P.! Moi, j’appelle cet endroit le « paradis du café et des « pouf lol » ». Voilà une onomatopée qui remplace tous les bruits ou expressions désignant une émotion quelconque (rage, étonnement, incompréhension…). On a besoin de ce genre de chose afin de garder une ambiance agréable. Oui, c’est parfois difficile de rester optimiste. Vous vous demandez sûrement de quoi je parle… de la programmation!

Cette année, j’ai participé à trois projets de jeux vidéo : deux sont en cours de réalisation, et ce n’est pas de tout repos! L’important, c’est le résultat, et il en vaut la peine. Le seul problème c’est que ma maladie (c’est quoi le nom, déjà… ah oui! la procrastination) prend de l’ampleur pour mes autres cours. Il est important de bien s’organiser, je l’ai compris (sans le mettre en pratique, bien sûr!). La charge de travail dans ce bac est assez considérable. Ne vous attendez surtout pas à vous pogner le beigne ou le bacon les deux doigts dans le nez, comme on dit souvent! Ah, et puis, vous allez programmer. Beaucoup. Je tiens à vous avertir, parce que pour moi, personne ne l’a fait. Je n’avais jamais utilisé une fenêtre de commande de ma vie, jamais vu une ligne de code. Oui, j’ai fait un « pouf lol » ! Pourquoi suis-je restée? Parce que c’est passionnant.

En fait, c’est difficile, je vous l’avoue. Mais avec de la pratique, tout vient, non ? Pour moi, oui : j’ai bien réussi. La preuve : j’ai réussi tous mes cours, et je suis en 3e année. Je crois que la principale raison qui m’a poussée à continuer, c’est que je ne m’attendais pas à réaliser quoi que ce soit, alors lorsque j’ai fait fonctionner mon premier programme, j’étais beaucoup trop fière. Je souhaitais savoir jusqu’où je pouvais me rendre, quelles étaient mes limites. Vous savez quoi? Il n’y a pas de limites en informatique ni en jeu. La complexité des jeux vidéo et la vaste étendue d’informations qu’on y trouve nous forcent à sortir de notre zone de confort et à nous surpasser. On est appelés à développer nos compétences par nous-mêmes. Ce n’est pas que les professeurs ne font pas un bon travail; au contraire, c’est la meilleure façon d’apprendre. Ils nous aident à développer nos capacités logiques et algorithmiques, tout ce dont on a besoin pour réussir. Il faut vouloir se dépasser pour être bon. Et j’aime me dépasser : ça tombe bien. Vous vous souvenez de mon laboratoire? Eh bien, j’y passe la plupart de mon temps par choix. J’aime ça. J’ai hâte d’y retourner chaque jour. Mes projets m’inspirent, ce qui fait que dans ma tête, ça bouillonne d’idées et j’ai toujours hâte d’aller les essayer.  J’imagine que je suis au bon endroit.

On s’améliore en étudiant et en pratiquant, non? Heureusement,  il nous est possible de vivre des expériences qui nous renforcent en tant que concepteurs de jeux vidéo et en tant qu’humains. Ce que l’on vit est une projection presque identique de ce qui nous arrivera dans l’industrie : le travail acharné, le dépassement de soi et le travail d’équipe. Des équipes qui ne sont pas seulement constituées de programmeurs, mais des équipes multidisciplinaires. Nos « subordonnés », les artistes du centre NAD, font du bon travail également. Vous devriez voir ce qu’ils sont capables de faire, ouf… C’est gênant d’exhiber mes petits dessins. Les résultats finaux sont incroyables quand ces deux domaines se rencontrent, croyez-moi. Par contre, on ne peut pas parler de travail d’équipe sans souligner quelques problèmes. En effet, se retrouver avec les mêmes personnes chaque jour pendant des mois, ce n’est pas toujours facile. Certains conflits ou malentendus peuvent survenir, mais on forge des liens d’amitié fort incroyables et ce n’est pas à négliger.

Workaholisme, procrastination, dépassement de soi, amélioration des compétences et capacité à travailler en équipe. Gardez ça en tête.

Sur ce, je vais aller peaufiner le lancer de mon personnage dans le confort de mes joggings! Bonne journée!

Janick

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Janick Fortin

Je me présente, Janick Fortin, fille, étudiante en Baccalauréat avec majeur en conception de jeux-vidéo. Mon cheminement mental concernant mon choix de carrière fut assez… fourmilier. Dentiste, Architecte, Chiropractienne, Psychologue, Kinésiologue et puis maintenant Conceptrice de jeux-vidéo. Non, je ne les ai pas tous essayés. En fait, j’ai essayé kinésiologie 1 an, je n’ai pas aimé. Je me suis rendu compte qu’en fait, depuis que je suis jeune, je croyais être quelqu’un que je ne suis pas. Je suis certaine de ne pas être la seule à qui c’est arrivé. Ce n’est pas une étape très facile je vous avouerai. Mais pour faire une histoire courte, j’ai réussi. Je suis maintenant là où je veux être, ce que je fais m’inspire, j’en mange et je me sens bien. Si jamais tu es dans la même situation, essaie. Le meilleur professeur que tu peux avoir c’est toi-même, écoute-toi et ouvre tes yeux. La réponse tu l’as en toi… Oui, « so deep » mais ça reste vrai :).

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