JEUX VIDÉO

Oui, je suis une fille.

Oui , je suis une fille photo

Lorsque je me présente pour la première fois à des gens et qu’ils me demandent mon domaine d’études, cela cause toujours beaucoup d’étonnement. Qu’est-ce qu’une fille trouve aux jeux vidéo? C’est comique, parce que je ne m’étais jamais questionné sur le sujet avant de me le faire demander.  Une chose est certaine : j’ai choisi d’aller dans un baccalauréat où la gent masculine est nettement prédominante. Si je n’ai pas faux, je suis la seule fille de mon année dans ce bac. Parfois, nous sommes appelés à suivre des cours d’informatique où je perds ma rareté. Je ne suis jamais vraiment seule. Certains me demanderont si les garçons que je côtoie chaque jour me traitent bien. Eh bien oui, car je suis des leurs. Je n’ai subi aucune discrimination. Pourtant, j’aurais pu, c’est possible, ça arrive souvent, partout et n’importe quand. Par contre, je m’en suis sauvée, l’ambiance du bac m’a sauvée. C’est difficile à expliquer, mais l’univers des « geeks », c’est un monde à part. Un monde que j’aime. On s’aime et on s’entraide. Il est important de mentionner que je me suis fait plein de bons amis tout au long de mon bac que j’espère garder toute ma vie.  Alors, si jamais vous craignez l’accueil qu’une fille reçoit dans un bac comme celui-ci, n’ayez pas peur : ils nous aiment 🙂 . On dit que la logique et les mathématiques, c’est la branche des hommes. Mais rien n’empêche qu’une fille puisse s’y distinguer! Alors, personnellement, quand je réussis mieux qu’un de mes amis, dans un devoir ou un examen, je suis encore beaucoup plus fière de moi, ah ah ah! Pour ce qui est de l’industrie, d’année en année on voit de plus en plus de femmes au sein des équipes de programmeurs. J’ai assisté à quelques conférences, en visitant le MIGS 2014, qui parlaient de l’importance d’accepter les minorités (femmes et autres ethnies) au sein de la conception de jeu afin d’y apporter différentes approches. Je crois donc qu’au niveau de l’industrie, la sensibilisation est amorcée; il n’y a donc aucun problème à être une femme, même qu’on en recherche.

Retour à la question du début : qu’est-ce qu’une fille trouve aux jeux vidéo? Pour ma part,  plein de choses. Ma passion pour les jeux vidéo remonte à mon enfance avec mon petit hérisson préféré, Sonic, et depuis, j’y suis accro. Si mes parents ne m’avaient pas arrêtée, j’aurais joué sans arrêt. C’était mon hobby, mon passe-temps. Le jeu vidéo était fait pour moi : c’était une  façon de soulager mon esprit d’enfant rêveur et de créer l’impossible. Ce que j’aime le plus des jeux est que nous sommes maîtres de la destinée d’un personnage. On peut s’attacher ou s’identifier à lui, suivre son histoire et même mettre notre créativité et notre imagination à l’œuvre (par exemple : Les Sims).  Tout cela me passionne, mais je ne croyais pas en faire une carrière. Jeune, tu crois que tout ce qui est aussi fascinant vient d’ailleurs. Je ne croyais pas avoir la possibilité de faire ça un jour ni même les connaissances pour le faire. Maintenant que c’est le cas, je n’ai jamais vécu quelque chose d’aussi gratifiant. Quand je regarde les résultats, j’ai souvent peine à croire que moi, j’ai réalisé ça. Être fière de ce qu’on réalise c’est un sentiment incomparable.

Vous voulez savoir qu’est-ce qu’une fille peut bien trouver aux jeux vidéo? Pour moi, c’est le mélange de fierté, de plaisir, d’imagination et de dépassement de soi. Le sexe ou bien les origines ne définissent pas ce qu’on devrait aimer ou faire…

 

Janick

 

The following two tabs change content below.

Janick Fortin

Je me présente, Janick Fortin, fille, étudiante en Baccalauréat avec majeur en conception de jeux-vidéo. Mon cheminement mental concernant mon choix de carrière fut assez… fourmilier. Dentiste, Architecte, Chiropractienne, Psychologue, Kinésiologue et puis maintenant Conceptrice de jeux-vidéo. Non, je ne les ai pas tous essayés. En fait, j’ai essayé kinésiologie 1 an, je n’ai pas aimé. Je me suis rendu compte qu’en fait, depuis que je suis jeune, je croyais être quelqu’un que je ne suis pas. Je suis certaine de ne pas être la seule à qui c’est arrivé. Ce n’est pas une étape très facile je vous avouerai. Mais pour faire une histoire courte, j’ai réussi. Je suis maintenant là où je veux être, ce que je fais m’inspire, j’en mange et je me sens bien. Si jamais tu es dans la même situation, essaie. Le meilleur professeur que tu peux avoir c’est toi-même, écoute-toi et ouvre tes yeux. La réponse tu l’as en toi… Oui, « so deep » mais ça reste vrai :).

Derniers articles parJanick Fortin (voir tous)

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *