Psychologie

Cher Automne…

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Par Mélanie Allard Pilote, étudiante au Baccalauréat en psychologie

Le mécanisme interne de notre corps s’adapte aux changements de saisons, mais encore faut-il se nourrir des éléments essentiels pour arriver à suivre le rythme. Afin d’assurer un meilleur réglage interne, il est important de prendre contact avec l’extérieur. Plusieurs d’entre nous avons un horaire du temps particulièrement chargé. Toutefois, cela n’explique pas tout le temps passé à faire l’ermite ou encore à réaliser un concours de zombie avec ses amis (c.-à-d. celui qui arrive à dormir le moins longtemps). Ouvrez au moins vos rideaux, travaillez là où il y a des fenêtres avec vue sur l’extérieur et, au mieux, sortez respirer l’air frais. Sachez que je compatis si les odeurs ne sont pas très invitantes par chez vous.

Dans son article, Madame Michelle Roberge distingue clairement le changement de la transition. Le changement se révèle de manière précise comme dans le cas d’un déménagement, un étudiant qui entre sur le marché du travail et les nombreuses occasions où nous cherchons à rééquilibrer nos sphères de vie. Sans doute avez-vous saisi mais la compréhension de ce qu’est la transition demande un effort supplémentaire, puisque la transition n’est point visible. Elle serait tel un « processus psychologique à travers lequel nous passons pour vivre dans la nouvelle situation ». Cela s’effectuerait grâce à un automatisme qui est propre à chacun.

Le terme latin « transi » signifie saisir, aller au-delà, pénétrer, mourir. Ne trouvez-vous pas saisissant que « mourir » y apparaisse? J’ai tâché de comprendre le lien et ce qui m’est venu à l’esprit est que la mort se dessine progressivement au cours de notre vie, tout comme s’ensuit graduellement l’hiver au printemps. Bon, je deviens un peu trop déprimante…

Allez, voyons la beauté de la chose! Vivement les couleurs automnales! Ces couleurs m’apparaissent comme les découvertes que l’on fait sur soi au fil du temps. D’ailleurs, peut-être serez-vous surpris par mon optimisme, mais je trouve qu’en vieillissant je grandis intérieurement et que chaque jour se dévoilent de nouvelles couleurs à mon œuvre, une œuvre de plus en plus magnifique, singulière. Il n’y a que nous-mêmes qui puissions la présenter, alors choisissons en conservant et/ou alternant  les matériaux, les médiums et les couleurs qui vous permettront de la réaliser.  Plus nous aimerons notre œuvre, plus nous aimerons la vie.

Il est sans conteste que les plus importants changements que nous sommes prêts à effectuer, comme se défaire d’un pattern, demeurent grandement énergivores. Il n’y a pas de durée prédéterminée au temps passé à vivre et surmonter une épreuve. D’une personne à l’autre sera vécue différemment une même situation. Bien que cela puisse devenir frustrant,  ne regardez pas le temps qu’il en prendra pour résoudre votre problème, gardez votre objectif en tête et rappelez-vous qu’il y a des personnes ressources pour vous épauler. Le fait d’emboîter le pas vers ce qui nous est inconnu ne peut que nous amener à découvrir de nouveaux aspects de soi-même.

J’espère ne pas vous avoir enlevé le goût au changement si infime soit-il. À ce propos, la proposition de Monsieur Michel Roy, qui invite les étudiants à s’inventer une sorte de rituel afin de souligner l’arrivée de l’automne, m’a particulièrement enchantée. Je crois que cette saison en a encore beaucoup à nous apprendre. Ça reste à vous d’y voir!

Références:

https://www.usherbrooke.ca/psychologie/fileadmin/sites/psychologie/espace-etudiant/Revue_Interactions/Volume_3_no_1-2/V3N1-2_ROBERGE_Michelle_p61-72.pdf

http://www.psychologies.com/Bien-etre/Prevention/Hygiene-de-vie/Articles-et-Dossiers/Pourquoi-notre-corps-obeit-aux-saisons/4L-automne-une-des-saisons-a-risques

https://www.usherbrooke.ca/vie-etudiante/psychologie/chroniques-de-psychologie/autres/les-rituels-maladie-ou-nostalgie/

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Mélanie Allard Pilote

Sur le chemin de ma voie intérieure, j’ai passé par les sentiers des Arts et Lettres et de l’Éducation spécialisée qui figurent désormais sur ma carte routière. J’ai ensuite pris mon courage à deux mains et tenu en veille ma persévérance, pour finalement mettre le cap sur le baccalauréat en psychologie. Je m’y suis arrêtée afin d’explorer la beauté du paysage humain, une beauté informe, subjective, qui me fascine, qui m’émerveille. Je terminerai bientôt ma 2e année du baccalauréat avec la ferme intention d’exercer dans le domaine de la psychologie.

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2 réflexions sur “ Cher Automne… ”

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