Kinésiologie

La route peut être longue, mais elle en vaut la peine

La routePar Marc-Antoine Roussel, étudiant au Baccalauréat en kinésiologie

Le néant

À peine le secondaire 5 terminé, j’ai maintenant deux ans pour trouver un champ d’études qui me passionne et qui me fera vibrer pendant les  trente à quarante prochaines années de ma vie. Le néant total, qu’est-ce qu’un jeune garçon de dix-sept ans peut bien vouloir faire du reste de sa vie en ayant comme passion l’amour du sport ? Plusieurs choix se bousculent dans ma tête, plusieurs questions se posent. mais toutes sans vraies réponses.

Questionnements et démotivation

Comme beaucoup d’entre vous le savent, le cégep est un endroit de nouvelles rencontres, de nouveaux défis et d’autonomie complète. Si la majorité des gens réussissent sans problème, mon parcours fut bien différent.  En effet, trois longues années de questionnement, de cours de philosophie, sociologie et de méthodes quantitatives qui semblaient inutiles pour moi étant donné que je voulais faire du sport et travailler avec des sportifs . Trois ans de sciences humaines qui semblent mener vers le vide total. Les choix et intérêts venaient et allaient au gré des sessions. Éducation physique, kinésiologie et même enseignement primaire étaient des choix qui me hantaient constamment. Finalement avec un manque de motivation flagrant et des notes acceptables ont fait en sorte qu’un Certificat en psychologie à l’Université Laval serait mon choix pour la prochaine année .

Enfin l’université

Après avoir été accepté, trouvé un loyer et fait mes adieux, l’Université Laval m’attendait pour une année en psychologie. Autant j’avais hâte d’y être, autant une fois rendu j’avais hâte de partir. Les classes immenses, la vitesse à laquelle tout les gens passent et font leur besogne m’étourdissaient.  Après seulement quelques semaines, je voulais déjà quitter cette prestigieuse université qui faisait l’envie de plusieurs, mais définitivement  pas de moi. C’est le 13 novembre 2011 que tout a changé du jour au lendemain. En effet pendant une visite au Saguenay, la journée portes ouvertes de l’UQAC a attiré mon attention.  Kinésiologie et éducation physique étaient mes choix lors de cette journée. Suite à cette activité, ma première réaction fut: wow, la kinésiologie est exactement ce que je veux faire de ma vie. Malheureusement, mon fameux parcours de trois ans au cégep ainsi que ma Cote R sont venus miner mon moral car le programme était contingenté.

Une deuxième chance 

J’étais maintenant inscrit  au Certificat en kinésiologie, qui me permettait de faire deux sessions de cours afin d’avoir de bonnes notes pour pouvoir être accepté au baccalauréat spécialisé. Un beau matin de juin, en allant consulter mes courriels, pour aucune raison, peut-être le destin, je remarque que la secrétaire du programme m’a envoyé un message urgent. Avec une certaine crainte j’ouvre le courriel, le cœur battant à 100 miles à l’heure tout à coup. « Une place vient de se libérer, si vous êtes toujours intéressé, bien vouloir nous appeler afin d’obtenir votre place dans le Baccalauréat en kinésiologie ». Après m’être pincé à plusieurs reprises, j’ai tout de suite appelé pour confirmer ma place dans ce programme qui m’intéressait grandement et auquel j’avais pensé pendant près de six mois.

Après tout ce cheminement, après ces échecs, ces choix et tout le travail mis afin de retourner sur la bonne voie, j’avais une deuxième chance, celle de joindre une université à ma mesure, une université régionale qui me ressemble et qui est en constante évolution. Depuis maintenant deux ans je fil le parfait bonheur ici, dans un environnement stimulant et propice aux apprentissages. Comme quoi la route peut être longue mais en fin de compte elle en vaut la peine.

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Marc-Antoine Roussel

Bonjour, je me présente, je me nomme Marc-Antoine Roussel et j'ai 23 ans. Je suis originaire de Baie-Comeau sur la Côte-Nord et voilà maintenant deux ans que je suis à l'Université du Québec à Chicoutimi en kinésiologie. Depuis ma jeune enfance, je suis un grand passionné de sport, mais le tennis est ma plus grande passion. À première vue, je semble timide et réservé, mais détrompez-vous, je suis un vrai clown et j'adore faire sourire les gens autour de moi. Étant donné que j'adore mon programme d'étude, je profite de ce blogue afin de faire connaître la kinésiologie qui est encore méconnue dans la population.

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