POLITIQUE

De la science politique au repos

Ariane profilPar Ariane Néron Lapointe, étudiante au Baccalauréat en science politique

Présentation en bonne et due forme pour moi, la petite nouvelle. Je me nomme Ariane Néron Lapointe, j’ai 22 ans et 4 mois et je suis en science politique. Pour être franche avec vous, je n’aurais jamais cru me ramasser dans la vingtaine à lire des textes poussiéreux de philosophes, ni passer mes soirées à tenter de décortiquer les sept étapes ayant menées à la chute du mur de Berlin, mais que voulez-vous: la vie est pleine de surprise. La vérité résulte dans le fait que je ne l’ai pas choisi, cette science s’est imposée à moi sans savoir pourquoi ni comment. Lorsque l’on m’a approché pour participer à ce blogue, j’ai (presque) dit oui tout de suite, car j’y voyais un défi. Tenter de vous transmettre cette passion et cet amour pour la science politique est ardu, car trop souvent associé au domaine du « politique », elle demeure mal aimée. Pourtant, loin d’être pompeuse et ennuyante, la science politique mérite le coup d’œil et c’est ce que j’aimerais vous montrer. Ce premier texte n’est que la pointe de l’iceberg (en effet, je ne parle presque pas de politique).

Lors de ma première journée de vacances, j’étais horriblement fatiguée; (trop) heureuse d’avoir terminé ma session, et ce, dans les bonnes grâces de mon bulletin, j’avais abusé des bonnes choses de la vie. Les cernes sous les yeux, assise sur mon divan, en pyjama, je me demandais en vain quoi faire. Certes, j’avais besoin d’un peu de repos après toutes ces heures passées à peaufiner mes travaux et à étudier mes examens, mais j’étais un peu confuse devant l’inventaire de possibilités qui s’offraient à moi durant cette première journée sans « responsabilités ». Être à l’université c’est comme travailler, entre les cours et notre vie personnelle, rapidement on peut se retrouver dépassé par les évènements. En fait, nous les universitaires sommes un peu sadomasochistes puisque nous recommençons toujours le train-train de notre quotidien d’étudiant tout en oubliant les petits désagréments universitaires. Pour en revenir à mon quotidien d’étudiante paumée en vacances, j’ai passé les premières journées dans le déni – achetant certains de mes livres pour la prochaine session – tout en rêvassant entre deux films. En fait, je n’acceptais pas la réalité : J’ÉTAIS EN VACANCES! Une fois, les coups de blues passés et ayant réalisé mes « potentialités », soit les interminables repas du temps des fêtes, les soirées entre amis, les journées (froides) à faire de la raquette et l’habillement assez décontracté… en fait, rapidement j’ai perdu le fil de la réalité. Faire la grasse matinée, manger à n’importe quelle heure, dépenser un peu trop, et ce, sans les petits tracas de la vie; avouons-le, on y prend goût!

Toutefois, un beau jour, revenant d’aller faire une course, j’ai réalisé l’irréalisable: il n’y avait plus de sapin illuminé, plus de petits soldats de bois sur mon piano, la bûche au chocolat était introuvable et la trame sonore vantant les mérites du père Noël, de l’enfant au tambour et de la neige blanche avait totalement déserté le cours de mon existence. Le choc fut brutal. Ce dernier s’accompagna des bonnes résolutions à prendre et des souhaits à offrir pour la prochaine année. Soudainement, j’avais de si grosses responsabilités. Lundi en remettant les pieds à l’Université, mon sac à dos sur les épaules, la tête encore légère et bien reposée, j’ai pensé au temps qui filait – à toutes ces périodes de vacances et à toutes ces folles sessions – et je me suis dit que toutes ces heures passées à lire Dostoïevski, Steiner, Arendt, Marx, et j’en passe, en valait la peine. Être à l’université c’est faire fi du temps, vouloir apprendre et se dépasser. Ainsi, je vous souhaite pour la prochaine année de vous dépasser afin de voir le soleil briller.

Ariane

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Ariane Néron Lapointe

Je me nomme Ariane Néron Lapointe et je suis étudiante en dernière année au Baccalauréat en science politique. Jusqu’à l’âge de 20 ans, entre l’histoire, la criminologie, la communication et la science politique mon cœur balançait. Depuis, je suis tombée follement amoureuse de tous ces moments dans la vie des hommes où les idéologies, les mouvements sociaux, les politiques publiques, les relations de pouvoir... forgent cette science politique qui est désormais mienne et qui, je l’espère, me permettra de susciter chez vous de l’intérêt.

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