PRÉ_PRI

Mes impressions de la petite ogresse

Par Suzie Tardif, étudiante au Baccalauréat en éducation préscolaire et enseignement au primaire

La semaine passée, j’ai décidé de réaliser, avec mes deux élèves, une activité présentée dans mon cours Exploitation de la littérature jeunesse. Celle-ci a été construite par Louise Boisvert et Marie Barguirdjian et permet d’exploiter efficacement l’oe“uvre d’Anaïs Vaugelade, « Le déjeuner de la petite ogresse » (2002).

Brièvement, cette situation d’enseignement-apprentissage se construit autour des élèves du troisième cycle du primaire. Ceux-ci doivent répondre à  diverses questions et réaliser quelques tâches qui permettent, entre autres, de se concentrer sur les illustrations et sur le texte.

Si jamais vous désirez en savoir davantage sur celle-ci, je vous invite à  visionner le film Une histoire qui commence par la faim (http://encyclo.bibliomontreal.com/?p=6690) et de vous procurer le dossier pédagogique, qui est on ne peut plus complet. (http://encyclo.bibliomontreal.com/actualites/html/gallimard/doc/Dossier_%20pedagogique.pdf)  Toutes les étapes relatives à  cette activité sont décrites et alimentées d’informations supplémentaires pouvant être utiles pour l’enseignant.

À€ la lumière de ce scénario, je tenais à  donner mes impressions et celles de mes élèves. Pour ma part, je suis d’avis que celui-ci est pertinent et permet d’exploiter l’album au troisième cycle, avec des élèves qui croient souvent que ce genre littéraire est uniquement destiné aux jeunes enfants. Quand j’ai demandé à  mes élèves s’il existait des albums pour eux, ils m’ont tout de suite dit que non, que « les albums, c’est pour notre petit frère, pas pour nous. Nous, on lit des romans ». Eh bien, ils ont vite compris que ce n’était pas le cas, que certains albums demandaient aux élèves de faire plus d’inférences et présentaient un vocabulaire riche, souvent trop complexe pour les plus jeunes. Le conte moderne à  l’étude, imbibé de propos un peu « morbides », cadre bien dans ces particularités et est efficacement exploité dans cette activité. Les élèves sont invités à  travailler en équipe et à  se concentrer sur les illustrations et le texte d’une façon différente, d’une façon plus précise. Ils ne font pas que lire le texte, ils l’analysent. Ils ne font pas que regarder les illustrations, ils les décrivent et émettent des hypothèses quant à  la suite de l’histoire grâce à  elles (ex : lorsqu’ils réalisent l’activité dans laquelle ils doivent relier une émotion aux différentes images de la petite ogresse sans regarder le texte, les élèves font des hypothèses quant à  l’évolution des émotions de celle-ci). Bref, j’ai trouvé que le scénario était bien monté, complet et efficace.

Voicim maintenant les commentaires de mes deux élèves :

Le plus vieux (6e année) :

  • « J’ai aimé pouvoir travailler en équipe. Lorsqu’on devait deviner les émotions, c’était plus facile à  deux. »
  • « J’ai aimé qu’il y ait des questions sur ce que moi je pensais. Je pouvais donner mes idées. »
  • « Quelquefois, je trouvais qu’il y avait trop de questions. J’avais hâte de continuer à  lire l’histoire. »

Le plus jeune (4e année) :

  • « L’histoire était vraiment meilleure que je pensais! Elle est macabre et j’aime ça! »
  • « J’ai compris qu’il fallait plus regarder les illustrations. Les illustrations dirigent dans la bonne direction, elles aident à  comprendre plus le texte. »
  • « J’ai appris des nouveaux mots, comme« renfrogné» ou »perplexe».» (ces mots sont dans l’activité sur les émotions)
  • «J’ai aimé faire l’activité o๠nous devions trouver quels étaient les mots ou les phrases qui disaient pourquoi le petit garçon n’avait pas peur de l’ogresse.» (Annexe IV)

Et vous, quelles sont vos impressions de ce scénario?

Référence:

Vaugedale, Anaïs.(2002). Le déjeuner de la petite ogresse. Paris: L’école des loisirs.

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Je me nomme Suzie Tardif et je suis étudiante à la Maîtrise en éducation. J'ai terminé, en 2013,  mon Baccalauréat en éducation préscolaire et en enseignement primaire à l'Université du Québec à  Chicoutimi. À travers mes articles, vous pourrez découvrir trois passions qui m'inspirent : l'éducation, l'orthophonie et les voyages. Bonne lecture !

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