ARTS

« L’insoutenable légèreté de l’être »

Par Anaïs Plasse, étudiante au Baccalauréat interdisciplinaire en arts

Je partage avec vous un extrait de la magnifique oe“uvre de Kundera, « L’insoutenable légèreté de l’être ».

Chacun devrait lire ce livre qui permet de voyager à  l’intérieur même de son voyage, qui permet de s’évader à  la fois à  l’intérieur et à  l’extérieur de soi, qui offre la possibilité bouger sans se déplacer !

« Si chaque seconde de notre vie doit se répéter un nombre infini de fois, nous sommes cloués à  l’éternité comme Jésus-Christ à  la croix. Cette idée est atroce. Dans un monde de l’éternel retour, chaque geste porte le poids de l’insoutenable responsabilité. C’est ce que faisait dire à  Nietzsche que l’idée de l’éternel retour est le plus lours des fardeaux (das schwerste Gewicht).

Si l’éternel retour est le plus lourd des fardeaux, nos vies, sur cette toile de fond, peuvent apparaître dans toute leur splendide légèreté.

Mais la pesanteur est-elle vraiment atroce et belle la légèreté ?

Le plus lourd des fardeaux nous écrase, nous fait ployer sous lui, nous presse contre le sol. Mais dans la poésie amoureuse de tous les siècles, la femme désire recevoir le fardeau du corps mâle. Le plus lourd fardeau est donc en même temps l’image de plus intense accomplissement vital. Plus lourd est le fardeau, plus notre vie est proche de la terre, et plus elle est réelle et vraie.

En revanche, l’absence totale de fardeau fait que l’être humain devient plus léger que l’air, qu’il s’envole qu’il s’éloigne de la terre, de l’être terrestre, qu’il n’est plus qu’à  demi réel et que ses mouvements sont aussi libres qu’insignifiants.

Alors, que choisir? La pesanteur ou la légèreté ? »

En espérant que ce petit extrait de Milan Kundera vous donnera envie de lire le reste de l’oe“uvre, qui se veut à  la fois philosophique et romanesque.

Profitez bien de la semaine de congé, pour vous mettre au chaud (si vous êtes malade)

pour partir au soleil (si vous êtes gelés)

pour lire (si vous n’êtes ni malade, ni gelé, mais que vous vivez quand même en ermite sous une couette bien au chaud!)

à  bientôt

Anaïs

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