Études et interventions régionales

Une route à  faire

Par Christian Bélanger, étudiant au Doctorat en développement régional

« Ce que l’on conçoit bien s’énonce clairement, et les mots pour le dire arrivent aisément »

(Nicolas Boileau, extrait de l’Art poétique, 1674)

Bonjour. Kuei.

Une première semaine de la session d’automne est maintenant écoulée. Si cela est une évidence pour toute  personne ayant des cours au premier cycle à  l’UQAC, une session reste tout de même un concept des plus théoriques à  vivre lorsque l’on est étudiant ou étudiante au troisième cycle, de même qu’au deuxième cycle.

Si je rembobine ma cassette ou, pour les plus jeunes, je remets n’importe lequel truc électronique à  zéro, je me rappelle du point de départ de mon cheminement au doctorat en développement régional. Tout d’abord, il faut savoir que le doctorat en développement régional est un programme conjoint offert par l’Université du Québec à  Chicoutimi et l’Université du Québec à  Rimouski. Celui-ci est structuré autour de trois axes :

–>Les dynamiques socio-historiques de structuration et de déstructuration des espaces régionaux;

–>Les mouvements sociaux et les régionalismes;

–>Les processus de mise en valeur des ressources et de l’environnement.

Les deux premières sessions d’une personne admise au doctorat en développement régional se voient constituées d’un total de quatre cours, à  raison de deux cours par session. Les deux cours « à‰volution des doctrines et des théories scientifiques en développement régional » et « Séminaire thématique » sont ceux de la session d’automne, alors que « Problèmes actuels de développement régional » et « Les méthodes de recherche en développement régional ». Ces quatre cours permettent au doctorant (détenteur d’un doctorat en devenir) de posséder une première série d’outils nécessaire avant de s’aventurer plus loin au sein de son cheminement.

Par la suite, un « Séminaire de spécialisation » est entrepris avec le support d’un directeur ou d’une directrice de thèse (je reviendrai sur le sujet du directeur ou de la directrice de thèse dans un prochain billet). Un programme de lecture est établi afin d’approfondir les connaissances qui se verront nécessitées pour les besoins de la réalisation de la thèse.

C’est à  ce moment que je peux aisément entendre qu’il n’y a rien de bien spécial dans ce cheminement. Déjà , la quantité de travail à  abattre pour effectuer ce parcours est assez phénoménal. Sans compter qu’en temps normal, une personne qui est au troisième cycle a une petite famille dont il ou elle doit tenir compte. Jusqu’à  maintenant, nous avons traversé trois sessions universitaires. Le plus beau s’en vient !

Après ces trois sessions universitaires, le doctorant va devoir procéder à  la réalisation d’un « Examen de synthèse ». Trois questions, à  raison d’une par axe de structuration du doctorat, lui seront données afin qu’il ou qu’elle puisse procéder à  la rédaction de trois essais, et ce, dans un temps limité de trois mois. Théoriquement, les questions se voient élaborées par le doctorant et son directeur de thèse. Mais, en pratique, ces questions doivent être approuvées par un comité de professeurs du doctorat et elles peuvent revenir légèrement transformées.Une période de trois mois est allouée afin de permettre la production de ces trois essais (excluant la période d’attente avant de recevoir les questions approuvées). Par la suite, une fois que les essais sont produits, il y a la période d’attente avant la soutenance orale de ces dernières. Eh oui, un jury de trois professeurs devant qui une présentation orale des trois essais réalisés doit être faite. Encore une fois, une période d’attente avant de pouvoir faire cette soutenance prend place !

Une fois que la soutenance de l’Examen de synthèse est effectuée, et réussie, le doctorant entreprend la rédaction de son projet de thèse. Grosso modo, il s’agit ici de poser les bases de la problématique de recherche qui est choisie afin de réaliser une thèse, en plus de procéder au développement du cadre conceptuel nécessité ainsi que de la méthodologie qui se verra employée. Une fois le tout rédigé, la soutenance de celui-ci est nécessitée devant un jury de trois professeurs qui jugent de la pertinence ou non du projet de thèse. Une longue étape, très longue même. Toutefois, elle s’avère nécessaire puisqu’elle posera les bases de ce qui deviendra la vie du doctorant pour les prochaines années à  venir, soit la réalisation de sa thèse.

à€ cette étape, il est clair que les intérêts de recherche des personnes au doctorat vont transparaître. Autant je me vois passionné par la recherche touchant le concept de l’apprentissage collectif et de sa mesure, autant d’autres collègues vont s’intéresser au concept de développement durable, de l’action collective ou du développement économique par le biais des entreprises.

Somme toute, le cheminement au doctorat en développement régional est une longue route à  parcourir pour quiconque décide de s’y aventurer. Mais une route ô combien passionnante !

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Christian Bélanger

Christian, engagé et impliqué dans le milieu étudiant et dans sa communauté, à la veille de terminer son Doctorat en développement régional.

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2 réflexions sur “ Une route à  faire ”

  1. Bonjour et bienvenue sur le blogue!

    Combien d’étudiants sont actuellement inscrits au doctorat? De mon càŽté, vu mon intérêt pour la politique et l’actualité régionale, je serais intéressé à  connaître les principaux thèmes étudiés en ce moment…

  2. Bonjour Alexis.

    Tout d’abord, merci pour ton mot de bienvenue. De mémoire, je crois que nous sommes entre 20 et 25 étudiants et étudiantes au doctorat en développement régional. Le plus intéressant est la provenance: Québec (j’y inclus un collègue qui est citoyen canadien ainsi qu’une personne en provenance des nations autochtones), France, CàŽte-d’Ivoire, Gabon, Sénégal, Centrafrique … Un gros + cette provenance de d’autres parties du monde: cela enrichie de beaucoup la vision du développement.

    Comme tu t’en douteras bien, les thèmes sont assez variés et étant donné que je rencontre ce soir mon exécutif d’association, je leur demanderai précisément leur thème de travail.

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