Vivre sa religion à l’UQAC

Par Alain Zingongo, étudiant au Baccalauréat en génie civil

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Capture d’écran de la page d’accueil du site Web de l’UQAC

Chaque année, le nombre des étudiants internationaux ne cesse de croître à l’Université de Québec à Chicoutimi (UQAC). Loin de siens, l’un des repères qui s’offre souvent à l’étudiant international qui débarque à Chicoutimi est le retour vers soi, vers les valeurs intrinsèques en soi. Lorsque ces valeurs ont une source religieuse, trouver des personnes qui les partagent ou les pratiquent peut être d’une grande utilité pour son bien être, pour mieux s’intégrer et pour enfin réussir ses études. Comment ces étudiants vivent-ils leur religion? Comment le service des immeubles et équipements gère t-il cela?

Venant d’horizons divers et variés, les religions des étudiants internationaux ne sont pas forcément chrétiennes ou le christianisme. Pour gérer ce besoin de pratiquer ou de vivre de sa religion des étudiants et donner le calme et la tranquillité nécessaires à la prière ou à la méditation, le Service des immeubles et équipements a décidé d’attribuer un local à cette fin, suivant les demandes des membres des groupes religieux. Ces groupes sur le campus sont pour la plupart des chrétiens ou des musulmans dont font partie parfois des étudiants québécois. Trois groupes religieux ayant des activités régulières au cours des sessions d’automne et d’hiver sur le campus ont été contactés. Il s’agit de l’École de l’Esprit Saint (EES), le regroupement musulman et le groupe biblique universitaire de Chicoutimi (GBUC).

Les membres de l’EES se regroupent, les dimanches à partir de 19h pendant environ deux heures pour échanger leurs compréhensions des versets bibliques et louer Dieu. Les étudiants musulmans se rencontrent en général les samedis à partir de 18h pour prier, lire le Coran, partager des moments religieux festifs et/ou de méditation. L’information circule entre les membres de ce groupe par messages textes de cellulaires. Le GBUC, par contre, tient ses rencontres en semaine suivant la disponibilité de la majorité de ses membres étudiants. Le jour et l’heure de la semaine, pour toutes les rencontres de la session, sont décidés en début de chaque session. Lors de leurs rencontres, les étudiants échangent sur leurs expériences de vie chrétienne quotidienne, discutent sur des passages de la bible et se donnent des moments de prière.

La rédaction de ce blogue m’a rappelé une chose : aller vers l’autre réserve des surprises …, des surprises qui font grandir.

Pour toutes fins utiles, voici les liens des pages facebook des groupes rencontrés :

Bel été à nous!

MAGE-UQAC fête ses 40 ans!

PU 40 ans MAGE-UQACPar Alain Zingongo, étudiant au Baccalauréat en génie civil

1976-2016, 40 ans d’existence pour le Mouvement des Associations Générales Étudiantes de l’Université de Québec à Chicoutimi, MAGE-UQAC. Le bureau exécutif du MAGE-UQAC avec le service de la vie étudiante ont donné un cachet spécial à cette commémoration qui marque aussi la fin de la session d’hiver, le soir du dernier jour des examens.

Un meilleur moment ne pouvait  être trouvé pour fêter les quarante ans de vie du MAGE-UQAC au cours de la session. Après quatre mois de dur labeur à étudier, l’occasion était à la détente à l’évacuation du stress et de la fatigue de fin de session. Pour annoncer les couleurs, le MAGE-UQAC avait adressé une invitation particulière à la communauté estudiantine : « P.U. spécial, dernier vendredi de la session d’hiver afin de laisser la chance à tous de terminer leurs examens, 3 DJs sur place, entrée  gratuite, cadeaux aux 500 premières entrées, 1 invité(e) par carte étudiante, jeux vidéo vintage sur écran géant, prix à gagner. … ». Ce fut aussi pour certains des étudiants l’occasion de fêter la fin de la deuxième année de leur baccalauréat en génie …. Environ mille cinq cents (1500) personnes au PU. Ce fut spécial! Le Bar-UQAC et le centre social étaient gorgés de monde.

Pour cette fête qui aura marqué la fin de la session d’hiver, revenons sur l’histoire des 40 ans avec quelques faits marquants de la vie du MAGE-UQAC exposés au centre social. Présentés par décennies, 1976-1986, 1986-1996, 1996-2006 et 2006-2016, voici quelques uns de ces faits marquants :

1976 : Fondation de l’association générale étudiante (AGEUQAC) pour représenter l’ensemble des étudiants à temps plein.

1980 : Création de la C.R.I.S.E., la librairie universitaire, ancêtre de la COOPSCO qui appartient à l’association générale étudiante

1983 : Les jeux du Canada sont tenus à Chicoutimi et on procède à la construction du Pavillon sportif pour les accueillir,

1988 : Suite à l’adoption de la loi 32 et à un référendum auprès de l’ensemble des étudiants à temps partiel, les étudiants à temps plein et l’AEMSA se joignent à l’AGEUQAC pour devenir le MAGE-UQAC que l’on connait aujourd’hui.

1990 : Premier festival étudiant à l’UQAC, une tradition qui se poursuit encore aujourd’hui.

1996 : Construction du Pavillon des humanités.

1998 : le MAGE-UQAC est le premier à embarquer dans la campagne majeure de financement de l’UQAC permettant de remettre plusieurs bourses aux étudiants à chaque année.

2002 : Création des communications étudiantes universitaires de Chicoutimi (CEUC) pour reprendre le flambeau du journal et de la radio étudiante.

2005 : Les étudiants de l’UQAC votent une grève générale pour empêcher le gouvernement de couper 103 millions de dollars dans l’aide financière aux études.

2011 : Arrivée de la première grosse bière en vente au BARUQAC. Le MAGE-UQAC remporte le grand prix du CRÉPAS pour la conciliation travail-études.

Un autre fait, tout aussi marquant du MAGE-UQAC à ses 40 ans, est le démarrage des travaux de construction du nouveau pavillon de la culture des premières nations qui accueillera la Halte-garderie, un projet qu’a fait cheminer le Mouvement des associations générales étudiantes de l’UQAC pendant 6 ans.

En attendant de voir les murs sortir du sol avec les fondations qui sont bien avancées dans leur réalisation, je nous souhaite un bel été!

Henry Miller et les livres de sa vie

Henry MillerPar Jessica Lavoie, étudiante à la Maitrise en lettres

Aujourd’hui, j’ai choisi de vous parler d’une lecture que j’ai récemment faite et que j’ai adorée. Il s’agit de l’autobiographie Les livres de ma vie d’Henry Miller. Dans cet ouvrage publié en 1957, Miller aborde les lectures qui ont profondément marqué son existence.

Toutefois, avant de traiter des Livres de ma vie, permettez-moi de glisser quelques mots au sujet de l’auteur. Henry Miller est un écrivain américain né à New York en 1891 et décédé en Californie en 1980. Il grandit à Brooklyn au sein d’une famille modeste où la rue est son unique terrain de jeu et la lecture son principal plaisir. Au cours de sa vie, il publie de nombreux ouvrages dont la plupart sont des essais et des autobiographies. Certains, comme Tropique du Cancer (1934), Printemps noir (1936) et Tropique du Capricorne (1939), sont jugés obscènes dès leur parution. Tropique du Cancer déclenche à lui seul une série de procès dans l’Amérique puritaine de l’époque et ce n’est qu’en 1961 que l’interdiction de le publier est levée. En 1945, Miller publie Le Cauchemar climatisé, un texte dans lequel il critique le confort et la bourgeoisie américaine.
Bref, tout au long de sa carrière, l’écrivain américain a conservé une réputation d’auteur subversif. Il n’a jamais hésité à remettre les choses en question et à donner son opinion même si parfois elle s’opposait à la doxa. Miller est aussi reconnu pour s’être grandement inspiré de son vécu dans ses écrits (ses nombreux ouvrages à caractère autobiographique en témoignent).

Miller a 66 ans lorsqu’il écrit Les livres de ma vie, une autobiographie dans laquelle il traite des auteurs qui l’ont le plus influencé, c’est-à-dire D.H. Lawrence, Walt Whitman, Rimbaud, Céline, John Cowper Powys, Rider Haggard et Blaise Cendrars. Toutefois, le livre ne constitue en aucun cas un ouvrage de critique littéraire parce qu’il possède une dimension profondément subjective. En effet, Miller raconte une panoplie d’anecdotes et d’expériences personnelles en plus de rendre compte à plusieurs reprises de ses réflexions à propos de certains sujets. C’est d’ailleurs cette expression d’une subjectivité qui, selon moi, fait le charme de l’œuvre. Miller se livre modestement et sans artifice, utilisant comme toujours un langage familier, ce qui le rapproche inévitablement du lecteur. À bien y penser, l’autobiographie Les livres de ma vie ressemble à un long monologue. À la lecture, on croirait entendre Miller nous parler tellement les mots coulent naturellement et que le propos semble honnête.

Miller est, selon moi, un auteur qu’on ne peut contourner!

Bon printemps,

Jessica